• Zhu Li An
  • De 2005 à 2013, les aventures dans l'Empire du Milieux d'un Jeune Breton, amoureux de la plus belle ville de Chine: Suzhou
  • De 2005 à 2013, les aventures dans l'Empire du Milieux d'un Jeune Breton, amoureux de la plus belle ville de Chine: Suzhou

Recherche

6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 12:18

Cela fait maintenant une semaine que je suis rentré et c'est dur, très dur...

 

YangshuHao et Lina seront restés avec moi jusqu'à l'arrivé du chauffeur pour me conduire à l'aéroport de Pudong, celui-ci a constaté mes progrès en Chinois, vu que c'est le même qui était venu me chercher 9 mois plus tôt à mon arrivé... Le ton de la discussion sera monté un peu à la fin, car forcement on s'est mis à parler filles, et il refusait d'admettre que la grande majorité des jolies filles à Suzhou ne parle un mot d'anglais... Plus le fait qu'il ralait parce que mon colloc qui part avec un autre vol le lendemain a demandé à ce qu'il vienne le chercher à 5h30 du matin alors que son vol est à 13h...

 

J'en ai presque les larmes aux yeux quand je vois les lumières du S.I.P. qui disparaissent au loin...

 

A Pudong j'aurais eu des emmerdes au contrôle sécurité de la Douane , je voulais ramener une bouteille de vin chinois à mon grand-père, mais même si j'étais au courant des nouvelles mesures de sécurité qui consistent à mettre tous ce qui contient des liquides dans un sac plastique transparent, je n'étais pas au courant qu'il était interdit de transporter de l'alcool en bagage à main.

 

Le mec de la sécurité m'adresse la parole en anglais, mais lorsque je lui réponds pour expliquer mon cas, il est tout de suite largué, du coup je bascule en chinois, ce qui le fait marrer, il m'explique que je dois retourner à l'enregistrement pour faire passer la bouteille en soute et me dit de me dépêcher il me reste que 20 minutes...

 

Ok c'est parti, seulement au moment de repasser en sens inverse le contrôle passeport/Visa, un mec de la sécurité m'arrête et me demande en anglais de lui laisser mon passeport, je refuse catégoriquement et lui refuse de me laisser passer, je songe un moment abandonner la bouteille qui est à l'origine de tout ce bordel, lorsqu’un chinois arrive et laisse sans broncher son passeport au garde, du coup rassuré, je décide de laisser le mien aussi...

 

Arrivé à l'enregistrement une chinoise me sort "what is your problem sir?" je lui répond que je voudrais passer une bouteille de vin en soute, elle me regarde avec des grands yeux, je réalise qu'elle a rien pigé et elle lance en chinois à son collègue d'à coté "hey y a un vieil étranger qui a un problème mais je comprends rien de ce qui me raconte!", je prends un air déconcerté et reformule mon problème en chinois. L'air gênée, elle me dit qu'il faut que je mette la bouteille dans une caisse là-bas... ça me sidère qu'en fait la majorité du personnel de l'aéroport ne soit pas foutu de parler anglais à part les quelques phrases dont ils ont besoin pour leur job.

 

Bon cette fois c'est bon, je récupère aussi mon passeport sans difficulté, repasse le contrôle de sécurité et vais m'assoir 5 minutes avant que l'embarquement commence.

 

Le voyage sera passé assez rapidement, grâce à une charmante hôtesse de China Eastern avec qui j'aurais tapé la discute durant une bonne partie du vol et en chinois en plus! je l'avais déjà fait rire en répondant systématiquement en mandarin chaque fois qu'elle demandait en anglais ce que je voulais boire ou manger...

 

Ne parvenant pas à dormir (je déteste vraiment les vols de nuits!), je décide d'aller boire un verre d'eau à l'arrière de l'appareil, je la vois assise sur un des fauteuils prévus pour les hôtesses, elle avait l'air de se faire chier plus que moi encore, elle me regarde, me sourie, abaisse le fauteuil à coté d'elle et me fait signe de m'assoir...

Je lui demande ou sont passées toutes ses collègues, elle me dit qu'elles dorment, "ah bon ou ça?". Elle me fait d'abord promettre de ne répéter à personne qu'elle m'aura montré l'endroit car les passagers n'ont pas le droit d'y accéder. Je le jure, puis elle ouvre une porte en face des toilettes et me fait signe de la suivre en descendant une échelle, on arrive dans une sorte de grande pièce avec plusieurs couchettes, c'est presque encore mieux que la première classe ou classe affaire pour dormir dit donc! Puis on remonte aussitôt.

 

 

Atterrissage à Paris avec 1h30 d'avance sur l'horaire prévu, (nouveau record!) j'en profite pour changer de TGV qui me permettra d'arriver 5h plus tôt chez moi. Puis me pose pour prendre un vrai petit déjeuné à la française, le premier en 9 mois, ainsi qu'un bon sandwich avec du vrai fromage et du vrai jambon et du vrai beurre pour le trajet...

 

Je suis arrivé à Vannes à 15h15 ou ma famille m'attendait à l'exception de mon ptit frère (même si il m'a dépassé niveau taille durant cet 9 mois, ça restera mon ptit frère) qui bosse dans le Finistère pour les vacances...

 

Je disais plus haut que le retour est dur, il faut se réhabituer à plein trucs comme la bouffe, mais ça c'est le plus facile, le fait de voir des blancs partout, mais au final peu de gens dans la rue, d'entendre parler français partout aussi, il faut se réhabitué au calme et l'ennuie de la Bretagne , l'ennuie et le peu d'ambiance de la vie nocturne, même en été...

 

Mais ce que je trouve le plus dur, c'est l'indifférence quasi totale des gens, leur manque absolu de curiosité, le fait qu'ils vous regardent comme un extra-terrestre si malgré tout vous insistez et tentez de leur ouvrir l'esprit et surtout le fait qu'à force de partir si souvent et de plus en plus longtemps, la plus part des gens vous ont oublié, les amis qui disent qui vont vous rappeler et qui ne rappellent pas après que vous leur ayez téléphoné pour les prévenir de votre retour...

 

Et le soir quand je ferme les yeux, je ne rêve pas de la France, mon esprit est resté en Chine, je continue de voir des yeux bridés et ptites bouilles de chinoises mignonnes comme tout, ça parle encore anglais et mandarin...

 

 

Justement comme on parle de rêve, c'est justement l'impression que j'ai, le fait d'avoir simplement rêvé, un très beau et long rêve, et que je viens juste de me réveiller... Car même si cela ne fait qu'une semaine que je suis rentré, la différence entre mes 2 vies est tellement énorme, qu'il me semble avoir quitté la Chine, il y a déjà une éternité...

Je ne sais pas combien de temps je vais rester en France ce coup-ci, mais une chose est sure, en dehors de ma famille, je n'ai vraiment plus aucune attache dans ce pays...

 

 

6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 09:26

Samedi 23 décembre 2006

 

Weekend à Hangzhou, l'autre paradis terrestre de la chine ancienne.

 

Après cet excellent weekend à Suzhou et face à l'insistance de plusieurs des allemands pour que je vienne avec à Hangzhou, je finis par accepter. Ca sera l'occasion de voir si la publicité sur CCTV9 dit vrai « Hangzhou, the most beautiful city in China ».

 

Samedi 23 décembre, débout 5h du matin, petit déjeuné rapide, douche, puis je termine rapidement de boucler mon sac à dos et c'est parti, direction la gare!

 

J'arrive dans le hall principal et jette un coup d'oeil au tableau d'affichage concernant les prochains trains... Et merde! Aucun train ne me permet d'arriver à l'heure à Shanghai pour rejoindre les autres... Tant pis j'opte pour le plan B et prend un billet directement pour Hangzhou... J'envoie un message à Didi pour le prévenir et pour qu'il se fasse rembourser le ticket qu'il m'avait réservé...

 

J'arrive au guichet et je demande un ticket pour le prochain départ pour Hangzhou, la vendeuse me dit qu'il part à 7:00 mais qu'il n'y a plus de place assise... Aïe, tant pis, je resterais debout. Une fois dans le train je me pose entre 2 wagons et c'est parti, je regarde ma montre et me dit qu'avec un peu de chance je pourrais arriver en Gare du Sud de Shanghai avant le départ du train des autres et ainsi les rejoindre ou même mieux, ils embarqueront à bord de ce train... j'envoie un nouvel sms à Didi pour lui demander leur numéro de train...

 

Un vieux papy chinois, aillant sans doute pitié de me voir debout, me fait signe de venir s'asseoir sur le siège à coté de lui, il me dit qu'il descend à Kunshan, je pourrais garder le siège ensuite... Didi répond, non on ne sera pas dans le même train.

 

Après Kunshan, le train s'arrête dans un blède dont je n'avais jamais entendu parlé, puis dans un autre avant d'enfin arriver à Shanghai... Mais trop tard, l'autre train est parti il y a 10 minutes déjà...

 

Je vais donc devoir continuer dans celui-ci. Le voyage s'annonce plus long que prévu car le nombre d'arrêt se multiplie, on s'arrête même dans de tous petits villages, ça me fait halluciner!

 

Tout comme les paysages, alternance de champs, petites villes industriels, et surtout toutes ces maisons en forme de mini château super kitch façon asiatique, mais aussi toutes les tombes en bordure de champs ou au milieu sur une bute surélevé...

 

Enfin bon il m'aura fallu plus de 5h pour rallier Hangzhou, mais le bon coté des choses c'est que cela m'aura coûté uniquement 23 yuans... Arrivé à la gare, j'évite rapidement toute la faune locale prête à me faire acheter de tout de n'importe quoi, qu'on trouve quasiment devant chaque gare en Chine, pour me réfugier rapidement dans un taxi officiel... Je lui donne l'adresse de l'auberge de jeunesse que Didi a sélectionné puis lui passe un coup de file pour le prévenir de mon arrivé imminente...

 

Alors c'est ça Hangzhou, la plus belle ville de Chine??? Bah putain ça craint, je ne vois pas ce qu'elle a de spécial, pour le moment vraiment rien de plus extraordinaire que n'importe quelle ville chinoise côtière développée...

 

Je reste vraiment déçu de cette première impression. Enfin bref, passons, j'arrive à l'hôtel, règle le taxi, puis dit à la fille de l'accueil que mes amis ont déjà pris possession des chambres et que je monte les rejoindre...

 

Je salue tout le monde, m'excuse du retard et pose mes affaires. On commence à parler de ce qu'on pourrait faire et voir cet après midi pour commencer... Chacun consulte son guide touristique et on finit par se mettre d'accord. Voici le programme: cet après-midi, lac de l'ouest, un temple, grottes avec des Bouddhas et un village de thé; ce soir, Clubbing tour et découverte de la vie nocturne de Hangzhou et demain visite d'une pagode et d'une maison de thé avant de reprendre le train...

 

Bon ce n'est pas tout, mais il faudrait maintenant penser à manger... Notre petit groupe d'Européen on va dire, vu que je suis le seul français, se dirige vers la gare ou on doit rejoindre un autre couple d'allemand qui loge dans un autre hôtel...

 

En chemin, on trouve un resto sympathique et décidons de nous y arrêter, après un bon déjeuné copieux durant lequel nous avons pu essayer quelques spécialités locales, puis une pause toilette en ce qui me ont concerne, (j'ai eu beau tenter de convaincre tout le monde d'y aller faire un tour car il se pourrait qu'on ne puisse pas en trouver d'aussi propre avant un moment, mais rien à faire), le temps d'arrêter 2 taxis et nous voilà en route vers le fameux lac de l'ouest...

 

Le trajet en taxi confirme nos doutes, sans être moche, la ville n'a rien d'extraordinaire, ce n'est pas comme à Suzhou ou beaucoup de nouveaux bâtiments dans la vieille ville sont construit avec un style traditionnel... Mais bon, nous voici en vu du fameux lac, ça a l'air beaucoup plus chouette.

 

Même si le lac est grand, on y voit l?autre rive sans problème, même avec ce petit voile de brume? On commence donc a marché le long du fameux Xi Hu. Sur le bord coté ville c'est plein de resto bars un peu fashion, le soir ça doit sûrement être très sympas. Malgré que nous soyons en décembre il fait plutôt bon et agréable et énormément de monde se promène, ou font de la barque sur le lac... On hésite un moment à prendre une des navettes pouvant nous emmener sur une des îles du lac, mais malheureusement on a pas tellement de temps devant nous. On continue donc de marcher et suivons la foule sur ces espèces de ponts en zigzag sensés repousser les esprits, en effet selon les croyances chinoises, les esprits ne peuvent qu'aller tout droit et ne peuvent donc pas franchir ces ponts, et c'est également pour cette raison qu'on trouve une marche élevé au niveau des portes dans toutes les demeures anciennes chinoises.

 



Après les ponts en zigzag, nous arrivons dans une sorte que petit parc plusieurs kiosques et tout un rassemblement de vieux... Ils jouent aux cartes, font de la musique et chantent ou bien écoutent les autres en faire, ou discutent entre eux tout simplement...

 

Mais ce que je redoutais plus tôt fini par arrivé... et une demi heure de perdu pour pause pipi, car il fallu trouver des toilettes à l'européenne pour nos demoiselles allemandes.

 



Puis retour sur les bords du lac, c'est vrai que c'est sympa et agréable, que ça donne à charme particulier à la ville...

 

Comme disait je ne sais plus quel célèbre voyageur anglais : « Hangzhou est une ville ordinaire, bâtie sur un site extraordinaire; tandis que Suzhou est une ville extraordinaire bâtie sur un site ordinaire »

 

 

 

Le temps passe, on décide de prendre un mini bus (taxi officieux) après avoir négocier le prix à 35 yuans, pour se rendre au site suivant, un temple et quelques grottes sculptées de Bouddha plus loin dans les collines, de l'autre coté du lac.

Malheureusement, il semblerait que nous arrivions trop tard, du moins c'est ce que la vendeuse de ticket à l'entrée nous fait savoir.

 Nous nous interrogeons sur la suite des évènements, lorsque nous voyons un couple de chinois obtenir des tickets et se diriger vers l'entrée du temple.

On reste se regarder quelques secondes, puis retournons en courant prendre d'assaut le guichet sauf que la vendeuse nous repousse une fois de plus, on ne se laisse pas intimider et continuons d'insister, tandis que Didi part chercher quelques chinoises qui traînent par là à la rescousse...

 Après quelques explications, nous finissons enfin par avoir nos tickets et pouvons enfin entrer dans l'enceinte du temple!

Nous attaquons d'abord par les grottes, puis par le temple lui-même, malheureusement comme il n'est pas très tôt, la majorité est déjà fermée... Et oui, les moines ici c'est comme les fonctionnaires à 17h pile on ferme!

 

Après le temple on continue de grimper dans les collines malgré la nuit tombante, jusqu'à parvenir à une petite plantation de thé, une variété spéciale de thé vert, faisant la réputation de Hangzhou... En chemin nous croisons quelques moines, on les salue et restons discuter un peu, avant de demander si on peut poser en photos avec eux, avant de continuer à grimper un peu plus loin...

 

Je regarde ma montre et commence à baliser, j'ameute rapidement toute la bande en leur expliquant que vue l'heure, il y a de forte chance que nous soyons enfermé, mais bon ce

n'est pas le plus gros problème car un mur ou une barrière ça s'escalade...

 


 

 

Le gros problème est que les taxis sachant qu'il n'y a plus de visiteur à attendre seront tous partis et qu'il va nous falloir rentrer à pied à Hangzhou... La galère, il y en a au moins pour 1h30 de marche!

 

On commence donc à redescendre rapidement, comme je le pensais, nous avons été enfermé dans l'enceinte du parc, mais la barrière est facile à escalader.

 

Puis reste à résoudre le problème du taxi... Il reste 2 mini-bus sur le parking, je demande au chauffeur du premier si il ne veut pas nous ramener en ville, il  me répond qu'il n'est pas taxi et donc qu'il ne veut pas nous y conduire... Pas taxi? Et c'est quoi ce compteur là alors?!

Il me répond c'est rien, c'est rien...

 

Bon j'ai pigé, inutile d'insister d'avantage et étant donné que l'autre mini-bus est vide et que personne ne traîne autours, il ne nous reste plus qu'à marcher et s'enfoncer dans la nuit...   

 

On commence donc à marcher le bord de la route à peine éclairée... Au bout de 25 minutes on finit par voir le même mini-bus qui avait refusé de nous prendre s'arrêter à nôtre hauteur.

 

Il aurait finalement changé d'avis.... Je négocie le prix à 50 yuans pour qu'il nous emmène au Carrefour situé en centre ville, de l'autre coté du lac...

 

Je monte à coté du chauffeur le reste de la bande à l'arrière et c'est parti! Mais ça ne fait pas 5 minutes qu'on roule et le chauffeur nous dit qu'il veut nous amener dans un magasin de soie d'un ami à lui. Non pas moyen, on refuse catégoriquement.

Ils sont vraiment lourds ces chinois quand ils s'y mettent...

 

Ca ne l'empêchera pas de s'arrêter encore quelques minutes à une sorte de salon de massage, faisant également office de magasin de soie, bref le truc bien glauque et bien louche...

 

Je commence à m'énerver, « hey, tu fais quoi mon gars, je croyais qu'on avait été clair », il s'empresse de me calmer, « je dois récupérer quelque chose, attendez moi, j'en ai pour 2 minutes je reviens... ». Ok de toute façon on n'a pas trop le choix, mais comme il laisse les clés sur le contacte, on lui fait confiance...

 

A la demande de Didi, je remet le contact et allume la radio afin de trouver une fréquence techno pour commencer à se mettre dans l'ambiance pour la soirée...

 

Le chauffeur revenu, nous voila reparti et quelques minutes encore plus tard nous voici arrivé à destination, on paye le chauffeur, le remercie et entrons dans la galerie du magasin Carrefour. Hop direction les décos de noël, chacun choisi son bonnet, puis hop direction le rayon alcool pour acheter quelques bouteilles de bières et passage à la caisse...

 

Sur le coup, comme on n'est pas en avance, on décide d'aller manger au Mcdo à coté pour gagner du temps avant de repasser vite fait à l'hôtel pour se changer...

 

Une fois que tous le monde ready for party, On opte pour aller se poser au bord du lac et descendre quelques bières pour débuter la soirée... Le temps de stopper 2 taxis et nous voila reparti...

 

Arrivé à destination, on marche un peu au bord du lac pour trouver un endroit un peu plus tranquille ou se poser. Puis décapsulons à l'allemande les premières bières, mettons un peu d'ambiance avec la musique des téléphones portables...  C'est bien la plus étrange vielle de noël de ma vie, on me l'aurait raconté quelques années auparavant,  j'aurais conseillé au gars d'aller se faire soigner...

 

Les passants chinois nous regardent tous d'un air amusé, certains osent un merry christmas...

Même le policier qui fait sa ronde à cet endroit et qui nous regardait avec un mauvais oeil au départ, rigole...

 

Un couple de jeune chinois, sûrement un peu plus curieux que les autres finira après hésitation par s'approcher et engager la conversation, on les invites à se joindre à nous et leur offrons une bière...

Ils nous demandent si c'est la manière traditionnelle de fêter noël, Didi s'empresse de répondre Oui tout à fait! Chaque année on se pose au bord d'un lac à boire des bières avec des bonnets de père noël à la con et écouter de la musique avec nos téléphones portables.

Après un court instant de doute, ils finissent par comprendre qu'il se moque d'eux et rigolent... Une fois les dernières bières terminées, on décide de donner notre coup d'envoi de notre Hangzhou Clubbing Tour! On commence par attaquer quelques petits bars situés au bord du lac, notre couple chinois décide de venir avec nous...

 

 

Je n'ai pas envie de rentrer dans les détails surtout que la nuit fut chaude et agité, mais on aura visité un grand nombre de clubs, probablement un nouveau record de battu pour une seule soirée... Parmi tous les clubs, quelques grands noms du genre en Chine: BAIDU (Boiling Club), qui est tout simplement énorme comparé à celui de Suzhou, dans sa configuration il ressemble beaucoup à l'O2 de Shanghai, mais l'ambiance y est un peu plus calme malgré tout par rapport à Suzhou; SOS, qui est la boite la plus chic et la plus cher que nous avons visité à Hangzhou, mais qui accueille certains des meilleurs DJ du monde entier, Deep Dish entre autre; SEVEN CLUB; et tout un autre lot de clubs locaux bien chinois; on aura échoué pour terminer au BABYFACE, mais ils nous auront refusé l'entré, car ils étaient sur le point de fermer...

 

Nous avons donc décidé de nous poser dans un resto à coté et de manger un petit peu, car le clubbing ça creuse! Avant de rentrer à l'hôtel nous coucher, façon de parler bien sur!

 

Malgré le fait que nous n'ayons quasiment pas dormi, le réveille à 8h ne fut pas trop difficile... Une bonne douche, puis escale petit déjeuné dans un 24/24, avant de partir en direction de la pagode des 6 harmonies. Le temps est bizarre, pas vraiment froid, pas vraiment mauvais, mais une épaisse brume a submergé la ville, on n'y voit pas grand-chose, pourtant on devine que le soleil et le beau temps n'est pas très loin...

 

Malgré tout cela donne un certain charme mystique, lorsque nous voyons la pagode émerger des brumes... On évite tous les vendeurs de souvenirs qui sont déjà là malgré l'heure matinale et achetons nos tickets pour entrer dans l'enceinte du parc de la pagode, sachant déjà qu'il faudra acheter un autre ticket pour pouvoir entrer dans la pagode elle-même...

 

Pas grand-chose à raconter, après tout ça ne reste qu'une pagode... Plus surprenant, c'est le contrôle des sacs au rayon x comme dans les aéroports à l'entrée de celle-ci.

 

Le parc dans les environs immédiat n'est pas génial à l'image de ce gros Bouddha de bronze super kitch; ou alors c'est parce que nous sommes en hiver et qu'ils sont laxistes au niveau entretien. Cependant ils sont entrain de restaurer quelques bâtiments au pied de la pagode; dans le parc un peu plus haut on y a trouve toute une série de maquettes des plus célèbres pagodes de Chine...

 

Sûrement à cause du fait que nous somme un dimanche matin de bonne heure, il y a peu de visiteurs, mais tous iront faire sonner 3 fois une grosse cloche de bronze, on s'est donc plié à la coutume, avec plus de fantaisie certes, mais sans manquer de respect pour autant...

 

 

Visite terminée, on reprend des taxis et décidons d'aller faire un tour vite fait du coté du lac que nous n'avons pas pu faire la veille...

 

Avant de nouveau retourner au centre ville pour déjeuner dans une maison de thé recommandée par le guide du routard, et goûter au fameux thé de Hangzhou qui autrefois transitait via le grand canal jusqu'à Pékin et la cité interdite afin que l'empereur puisse également en boire... C'est vrai qu'il est meilleur qu'un simple thé vert ordinaire.

 

Le déjeuné est à peine terminé qu'il est temps de repasser à l'auberge de jeunesse récupérer nos sacs, puis direction la gare centrale de Hangzhou qui est fort imposante, pas comme la gare de l'ouest ou j'avais débarqué... Cette fois-ci pas de soucis, nous avons un train express direct jusqu'à Shanghai et en 1ère classe en plus!

 

Durant le trajet, on reste discuter du weekend, je suis d'accord avec Michael pour dire que la beauté des filles de Hangzhou n'est pas un mythe, puis tout le monde s'endort petit à petit; la nuit fut courte...

 

Arrivé à la gare du sud de Shanghai, il est temps de faire les adieux, je ne reverrais pas certains, puisqu'ils rentrent en Allemagne en janvier, ils insistent pour que je reste passer le réveillon de Noël avec eux sur Shanghai, je serais resté avec grand plaisir mais malheureusement je bosse demain, et oui c'est comme ça...

 

Je fais un bout de chemin en métro avec Didi avant que nos routes se séparent... Arrivé à la gare centrale de Shanghai, j'achète un ticket façon express et court pour ne pas rater mon train pour Suzhou dont le départ est imminent..

 

31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 18:21

Dimanche 8 octobre 2006, 9H30 du matin,

 

Cela fait 3 jours maintenant que je suis de retour à Suzhou, la sonnerie de mon téléphone portable me fait émerger doucement… Ca va, je n’ai pas trop la gueule de bois malgré la soirée d’hier… Direction la douche, puis petit déjeuné, reste maintenant à faire mon sac, je suis supposé rester 3 jours maximum, j’emporte un costume, 2 chemises… et une tenu plus légère, même si nous sommes en octobre il doit faire encore relativement chaud à Guangzhou… Je vérifie encore une fois que je n’ai rien oublié, mon passeport, mon billet d’avion, la documentation commerciale… c’est bon tout y est, je referme cadenas sur ma valise et c’est parti!

 

J’appelle un taxi dans la rue et lui indique l’adresse de la gare routière… Vu qu’il se rend compte que je suis capable de parler un peu chinois, il commence à taper la discute… Il me demande d’où je viens, je lui réponds que je suis français. Il se met aussitôt à parler de Zidane et de la final de la coupe du Monde… Ca l’a bien fait marrer on dirait! Il me demande si je rentre en France, je lui dis simplement que non, je vais sur Guangzhou pour affaires… On discute un peu de tout et de rien, il me demande ce que je pense de Suzhou, je lui demande ce qu’il pense de la Chine actuelle, par moment la conversation coince un peu, j’ai encore beaucoup de progrès à faire… Il finira par me dire que parmi les étrangers il préfère les Français, allemands et anglais et qu’il ne supporte pas les italiens et les américains. Ca me fait rire, il est exactement comme moi!

 

On arrive à destination, je paye la course et n’oublie pas de prendre mon reçu pour me faire rembourser les frais, je le remercie et il me souhaite bonne chance pour mes affaires.

 

Je me pose sur un banc, il ne reste plus qu’à attendre le bus pour l’aéroport Hongqiao de Shanghai. Rien de passionnant durant le trajet, ni à l’aéroport à part le fait qu’ils sont devenus totalement parrano au niveau de la sécurité! On me fait ouvrir ma valise à l’enregistrement pour vérifier le contenu de mon tube de dentifrice, de mon shampoing, de ma mousse à raser et de mon déodorant… Puis au contrôle sécurité, l’officier chinois me demande de boire ma bouteille d’eau entamé que j’avais avec moi, je lui demande si c’est une blague et si il se fout de ma gueule, il rigole puis reprend son sérieux et me redemande de boire ma bouteille, je reste le regarder incrédule et lui redemande encore une fois… Puis fini par m’exécuter.

Ca fait maintenant un paquet d’années que je voyage, j’en ai vu de drôles, mais c’est la première fois qu’on me demande d’appliquer cette mesure de sécurité, qui consiste à ne pas pénétrer dans le terminal avec une bouteille ouverte pouvant contenir autre chose qu’une boisson…

 

Bref, je suis arrivé bien en avance, il me reste une heure à patienter avant l’embarquement, rien d’intéressant à raconter, idem pour le vol…

 

C’est dingue comme les chinois sont indisciplinés! Les roues de l’avion ont à peine touché la piste qu’ils sont déjà allumés leur téléphone portable et dès que l’avion quitte la piste, ils détachent leur ceinture et commence à ouvrir les coffres à bagages…

 

Je finis par allumer mon portable aussi et reçois un sms de mon patron chinois qui me demande de le rappeler après mon atterrissage. Il attendra un peu, je vais d’abord récupérer ma valise.

Une fois celle-ci récupéré, j’appelle donc mon patron chinois, pour savoir ce qu’il en est. Il me dit qu’il vaut mieux que je prenne le bus plutôt qu’un taxi, l’aéroport est assez loin du centre ville, puis qu’on se retrouvera en ville pour manger.

 

Je vais donc au guichet demander quelle ligne de bus je dois prendre, puis malheureusement rate de peu un premier bus… le temps est chaud et pluvieux, ce qui correspond bien à la météo de la région.

 

30 minutes plus tard j’arrive au terminus, je finis le trajet à pied d’après les indications que j’ai reçu je ne devrais pas être loin de mon hôtel. Car le comble c’est qu’il n’a pas été possible que moi, le patron de la filial chinoise et le patron français du groupe, séjournons dans le même hôtel… C’est en effet « la foire de Canton », et il n’y a pas à dire ça porte bien son nom!

 

Je fais mon check in rapidement à l’hôtel, puis redescend prendre un taxi pour rejoindre mes patrons dans le centre ville.

 

Je montre l’adresse écrit en chinois sur l’écran de mon téléphone portable au chauffeur, il met sont compteur en route et c’est parti. Mais apparemment il n’est pas sur de son coup, après toute une série de coup de fil de mon manager chinois qui insiste pour que je passe mon téléphone au chauffeur, il parvient finalement à me déposer à destination. Je ne regrette pas le détour, ça m’aura permis d’avoir un aperçu du centre ville de Canton, qui m’a l’air fort sympa.

 

Je retrouve donc enfin mon manager chinois et le big boss français, il est prévu qu’on se fasse un restaurant de fruits de mer… Ca n’est pas que je n’aime pas ça, au contraire, mais étant été malade comme un chien l’année dernière en Chine à cause d’un poisson pas frais… si je peux éviter, ça m’arrange. Tant pis pour moi, je vais faire un effort cette fois-ci.

 

Bien que je savais que cela existait, je ne l’avais encore jamais fait moi-même, mais comme le manager chinois l’a proposé, autant essayer! Par contre je regrette vraiment de ne pas avoir pris mon appareille photos!

 

Le restaurant où nous devons manger est situé juste à coté du plus gros marché de produits de la mer de la ville et un des plus gros du pays aussi, du coup le manager chinois a proposé que nous allions acheter notre dîner.

 

Je préfère prévenir âme sensible s’abstenir, c’est assez hardcore comme endroit! Tous les produits sont encore vivants et on y trouve de tout, poissons de toutes sortes, requins, tortues de plusieurs espèces, serpents, crustacés, dont certaines espèces qui m’étaient complètement inconnues!   Mais aussi des canards, enfin bref tout ce qui à un lien avec l’eau…

 

On achète donc quelques poissons, coquillages et un homard; le tout vivant bien entendu, avant d’emporter tout ça au restaurant. Et comme celui-ci est un endroit réputé, il nous faut patienter une vingtaine de minutes avant d’obtenir une table, nous confions en attendant le contenu de notre futur repas à une serveuse qui l’emportera vers les cuisines.

 

Malgré mon appréhension, ce ne fut pas mauvais, bien que je préfère les recettes françaises pour cuisiner les fruits de mer… Reste maintenant à voir comment mon estomac va supporter tout ça…

 

Vers la fin du repas, mon téléphone sonne, je décroche, c’est Peng, la première chinoise que j’aurais rencontré dans ma vie, on s’est connu en Islande en 2004, elle est originaire de Canton.

Je lui avais envoyé un mail avant de partir; elle me dit qu’elle m’attend juste au pied du restaurant avec son copain. Je raccroche et demande à mes patrons la permission de m’en aller, ils rigolent tous les 2, c’est les fait toujours marrer que je connaisses toujours du monde à droite à gauche en Chine…

 

En descendant les escaliers du restaurant, j’en profite pour téléphoner à Manu, pote de promo qui était avec moi à l’université de Suzhou et maintenant en Stage à Canton… Il me donne une adresse ou se retrouver, il m’annonce aussi que Jérôme autre collègue de promo, qui faisait également parti de la bande de joyeux fêtard que nous formions à Suzhou sera là aussi…

 

C’est cool, les bonnes nouvelles se multiplient. Je rejoins Peng et son copain, on marche un moment sur une ballade piétonne qui longe le fleuve qui traverse le centre ville, discutant de tout et de rien, se racontant les toutes dernières nouvelles… Avant d’embarquer dans un taxi, rejoindre Manu et Jérôme.

 

Quelques minutes plus tard, je retrouve mes collègues… Manu propose qu’on aille se poser dans un bar à coté… Le genre de bar-boite ou les serveuses sont recrutées au physique… D’ailleurs on a tout de suite vu que c’est un habitué, vu que plusieurs serveuses sont venues le saluer…

On se pose à une table, ce soir on est sage, on carbure tous au coca… on discute de tout de rien, chacun raconte ses dernières nouvelles… les discutions seront momentanément interrompues par l’arrivé d’une strip teaseuse accompagné par son boa… Une fois le spectacle terminé, les conversations reprennent comme si de rien n’était.

 

Vers 23h30 chacun décide de rentrer, ce fut un moment sympa mais il est temps d’aller dormir…

 

Le lendemain matin, réveil en douceur, douche, j’enfile mon costard, boucle ma valise vu qu’on m’a dit hier soir que je rentrerais en fin d’après midi à Suzhou… Après un rapide petit déjeuné, je m’occupe du check out, puis taxi direction l’hôtel de mon patron français, l’un des plus célèbre et luxueux de Guangzhou. La fausse cascade géante dans le hall d’entrée est impressionnante! Le patron chinois arrive quelques minutes après… Je mets ma valise en consigne, puis direction OGGP…

 

Meeting toute la matinée, puis visite des installations et repas dans le restaurant de l’usine à Midi… vers 13h00, nous quittons l’usine une des voitures d’OGGP, le chauffeur nous ramène à l’hôtel, je récupère ma valise, puis salue mes patrons et le chauffeurs m’amène à l’aéroport… Je récupère mon billet et me dirige vers la salle d’attente, au passage je jette un coup d’œil au tableau d’affichage, manque de bol mon vol pour Shanghai est retardé de 2h!

 

Ca me fait un sacré paquet de temps à poireauter du coup! Surtout qu’il sera encore retardé de 45 minutes supplémentaires… Rien d’intéressant à raconter durant le vol… celui-ci fut même désagréable…

 

L’avion se pose à Shanghai à 21h, une véritable course contre la montre s’engage, sachant que la dernière navette pour Suzhou part à 21h30…  je commence à téléphoner aux collègues sur Shanghai, pour demander si peut rester squatter ce soir au cas ou…

 

Mais bon ce ne fut pas nécessaire, j’ai réussi à toper la navette, de justesse certes, mais je dormirais dans mon lit ce soir!

19 septembre 2005 1 19 /09 /septembre /2005 04:23

7ème jour :

 


Levé 16h, je sais déjà que la journée sera courte. La priorité du absolue du jour, acheter mon billet de retour pour Shanghai, direction le métro pour me rendre à la gare centrale de Beijing, j’espère qu’il n’y aura pas trop de monde. Arrivé à destination, il n’y pas tellement d’attente si on considère le pays ou je me trouve biensur… J’essaye de trouver le guichet réservé aux étrangers, sans succès; ce n’est pas grave, je peux très bien le demander en chinois aussi…

Malheureusement, il n’y a plus de place pour dimanche, je vais devoir attendre lundi soir.

 


Voila une bonne chose de faite, je décide maintenant d’aller flâner du coté de l’avenue de la paix céleste… J’aurais passé mon après-midi à passer d’un mall à un autre… Il commence à se faire tard, la nuit tombe et s’installe lentement sur la capitale de la Chine. Je sais que ce soir, d’autres d’Isuga arrivent à Beijing et qu’il est prévu de faire la fête, mais je ne suis pas encore tout à fait remis de la soirée de la veille. Ce soir on va la jouer cool, Dvd puis coucher de bonne heure…

 


8ème jour :

 

Pas grand-chose à raconter pour ce dimanche… vers midi, je téléphone à Zheng pour enterrer la hache de guerre et savoir si on pouvait se voir cet après-midi… A attendre sa voix, je viens de la réveiller et j’entends même son copain grogner à coté. Mais elle semble d’accord et me propose d’aller passer l’après midi dans un parc de la ville; l’idée me convient, elle dit qu’elle me rappellera d’ici une heure…

 


Une heure et demi plus tard, toujours aucune nouvelle, je décide de la rappeler mais elle a éteint son portable! Je n’y crois pas! Je décide de sortir et d’aller faire un tour en ville, j’essayerais de la rappeler plusieurs fois dans l’après midi, sans succès…

 


Ce soir, avant de me coucher, je réfléchis à ce que je dois faire concernant Zheng… Dois je partir demain sans lui dire au revoir et tacher de l’oublier? Ou bien dois je faire l’effort de la revoir et de la remercier, malgré toutes les fois ou elle m’a laissé tombé? Après tout, j’ai eu l’hébergement gratuit grâce à elle; cela fait une sacrée économie, c’est loin d’être négligeable:

480 yuans par nuit x 7 nuits = 3360 yuans d’économisés!!! Environ 336 euros, alors que j’ai un budget de 500 euros par mois pour vivre…

 


Non, décidemment, je ne peux partir comme ça sans lui dire au revoir et essayer de mettre les choses au clair… C’est décidé, demain matin je passerais la voir à son travail, je lui ferais la surprise. Je descends à la réception et demande gentiment en Chinois aux filles si elles peuvent me réveiller demain à 6h… J’en profite également pour leur demander comment me rendre à l’adresse du bureau de Zheng, elles sortent une carte, me montre l’emplacement de l’hôtel, puis l’emplacement de son bureau, oups c’est complètement à l’opposé…

 


Bon je remercie les filles, puis remonte dans ma chambre. Je dois finir de préparer mon sac et me coucher tôt, demain j’ai une longue journée qui m’attend.

 


9ème et dernier jour :

 

Le téléphone sonne, la fille de la réception me dit qu’il est 6h du matin et qu’elle me réveille comme je l’avais demandé, je l’a remercie puis raccroche. Aller, courage, on se lève, direction la douche… une fois lavé, et habillé, je termine de préparer mon sac pour ce soir, puis quitte l’hôtel, en me dirigeant vers la station de métro, je m’arrête au 24/24 du coin de quoi petit-déjeuner en route… Arriver dans le métro, je suis plutôt surpris, il y a peu de monde pour un lundi matin, c’est bizarre…

 


Voila, après un long trajet souterrain, me voici de l’autre coté de Beijing ou je m’apprête à refaire surface… Je jette un coup d’œil à la carte du quartier, je ne suis pas sur de la direction à prendre vu que je ne trouve pas la rue que je cherche sur le plan… C’est pas grave, on va trouver ça à l’arrache, comme d’habitude et au pire je demanderais mon chemin au pekos du coin…

 


Chose que je ne tarde pas à faire vu que je ne parviens pas à trouver cette foutu rue…

Je m’arrête donc demander ma direction à 3 vieillards chinois, deux m’ignorent, un seul daignera m’adresser la parole… C’est étrange, ses yeux sont presque bleus, cela doit être du à une dépigmentation de la couleur de ses yeux, conséquence de son vieil âge… je le remercie et me remet en marche.

 


Quelques minutes plus tard à peine, j’arrive à destination. Non ce n’est pas possible, ça ne peut pas être là, je relis la carte de visite de Zheng et parcoure une fois de plus la rue. Je dois me rendre à l’évidence, c’est dans cet espèce d’immeuble résidentiel assez ancien que doit se trouver ses bureaux. Je me décide à entrer, la concierge s’empresse de venir m’intercepter et de me demander ou je vais, je lui tend donc la carte de Zheng et lui demande si cette société se trouve bien ici. Elle saisie la carte de mes mains et la scrute avec attention, donne 2 coups de téléphone puis commence à me parler à toute vitesse. Sur le moment je ne comprends vraiment rien à ce qu’elle me raconte, elle s’en aperçoit rapidement mais je n’ai même pas le temps de lui demander de répéter plus lentement qu’elle me dit d’attendre ici et qu’elle sort dans la rue…

 


La concierge revint accompagné quelques minutes plus tard par une autre chinoise capable de parler un peu anglais… Celle ci m’explique que ça fait plusieurs années que cette boite a déménagé… J’hallucine! Zheng bosse pour cette société depuis moins d’un an, comment peut on être aussi con au point de ne pas actualiser l’adresse sur le modèle de carte!

 


Dépité, je demande si je peux passer un coup de téléphone, tant pis, si je veux passer la voir, je dois connaître sa nouvelle adresse, c’est raté pour la surprise… Manque de bol à nouveau, Zheng ne répond pas, elle a du mettre son portable en mode silence… Changement de stratégie une fois de plus, je demande ou se trouve le café internet le plus proche, la concierge me dessine rapidement un plan, je les remercie toutes les deux et me remet en route…

 


Une fois installé devant un ordinateur, j’ouvre une session msn; ouf, elle est heureusement en ligne. Je ne peux m’empêcher de l’engueuler et de lui dire à quelle point ça n’est pas sérieux… Elle semble toute surprise et me dit simplement qu’elle a utilisé le modèle de carte de sa patronne… Mais elle me donne donc la véritable adresse de son bureaux et m’indique comment m’y rendre. Elle apprécie beaucoup mon initiative et propose qu’on déjeune ensemble…

 


Et voilà, c’est reparti pour un petit tour en métro, cette fois ci direction l’ouest de Beijing.

Quelques dizaines de minutes plus tard et je sorts à nouveau de terre, cette fois ci, ça doit être bon, je suis au beau milieu d’une forêt de tours d’affaire, même si elles ne sont pas aussi haute qu’à Shanghai, cela doit bien valoir le centre ville de quelques grosses villes américaines…

 


Il ne me reste plus maintenant qu’à trouver la bonne tour. Je suis les indications de Zheng et fini par y arriver, je suis en avance, il est même pas encore midi et j’ai rendez avec elle à 12 :30. Je décide d’aller patienter dans le mall commercial de la tour d’en face.

 


Ce genre d’endroit est un des rare lieux ou je n’ai vraiment pas l’impression d’être en Chine…

L’heure approche je décide d’aller à sa rencontre… Je patiente aux pieds des ascenseurs, elle finit par arriver au bout d’une demi-heure, je commençais à penser qu’elle m’avait une fois de plus planté… Elle est particulièrement sexy avec son tailleur et sa chemisette, cela lui donne un vrai style d’"office lady". Elle m’adresse un grand sourire et s’excuse du retard en m’indiquant d’un geste de la main, la sortie de sa tour… Elle propose d’aller déjeuner dans un restaurant coréen du quartier, seulement lorsque nous y arrivons il y a déjà la queue qui sort du restaurant, elle me dit de patienter un peu, c’est une habituée elle connaît bien les serveuses et va tenter de faire le forcing…

 


Rien à faire, changement plan et retour aux tours jumelles ou Zheng travaille. Je me retrouve de nouveaux dans le centre commercial, elle m’indique un autre restaurant, certes beaucoup plus cher mais très bon… Je l’arrête lorsque nous passons à coté d’un Subway. La dernière fois que j’avais mangé un des ces sandwichs c’était à Reykjavik, la "nostalgie" et l’envie d’un peu de nourriture occidentale m’envahit et prend le dessus.

 


Zheng reste me regarder d’un air compatissant, un petit sourire moqueur aux coins des lèvres et me dit : « d’accord allons-y »

 


Il était convenu que ça soit moi qui l’invite mais comme à chaque fois elle fit tout un drame au moment de payer, et finalement après une courte discute qui amusa les serveuses, elle paya de sa poche une fois de plus.

 


C’est dingue qu’est ce que ça peut faire du bien de manger un peu occidental, de temps en temps, même si il s’agit de "Junk Food". Non pas que la nourriture chinoise ne soit pas bonne, mais les goûts et saveurs sont tellement différents!

 


Après ce rapide déjeuné, je réussi quand même à la persuader de me laisser l’inviter à boire un café au Starbuck du coin… Après s’être posé et avoir commandé nos cafés, elle me regarde l’air un peu gêné, et dit : « Julien, je m’excuse j’ai pas toujours été très honnête et très sympa avec toi cette semaine, c’est gentil d’être passé me voir avant de repartir »

Dépité je lui répondis: « pour être franc, j’ai bien failli partir sans te dire au revoir, mais étant donné que malgré tout tu en as fait beaucoup pour moi, je me suis dit que cela n’aurait vraiment pas été correct de ma part .» Elle sourit.

Je poursuis : « Il y a autre chose, moi aussi je n’ai pas été très honnête, je t’ai menti sur un détail à mon sujet dès le soir de nôtre rencontre… et maintenant comme je sais qu’on pourra qu’être amis, je crois qu’il est temps de rétablir la vérité. »

 


Elle resta me regarder en fronçant les sourcils d’un air de plus en plus intrigué, je lui tendis mon passeport, elle le prit et commença à l’ouvrir sans dire un mot, comprenant mal ce qu’elle devait y trouver. Lorsque finalement, elle bouta sur ma date de naissance et fit un véritable bon en arrière! Aïe, sa réaction fut plus violente que je l’avais imaginé.

 


Elle resta me regarder la bouche ouverte, et regarda à nouveau mon passeport.

« mais, mais… tu as seulement 21 ans…c’est bien ta vraie date de naissance? » Me demanda-t-elle en bafouillant. « et bien oui, désolé de t’avoir menti à ce sujet .» que pouvais je répondre d’autre de toute façon ?

 


Sous le choc, elle regarda encore une fois mon passeport et me demanda: « est ce que tu es un espion? Je pense que tu dois être un espion. »

Ce fut mon tour d’être terriblement surpris, je m’attendais à tout sauf à ça!

« quoi!?, mais qu’est ce qui te fais croire une chose pareille? » m’exclamais je.

« je sais pas, je pense que tu es un espion et que tu fais passer pour un étudiant » reprit elle.

 


Ca c’est la meilleure! « Zheng, regarde moi, j’ai vraiment 21 ans et je ne suis pas un espion, si à Shanghai je t’avais dit dès le départ que j’avais 21 ans, tu crois que tu m’aurais regardé de la même façon ce soir là ? Et tu crois que si je t’avais dit la vérité dès le départ, on serait ici aujourd’hui à cette table comme 2 amis entrain de boire un café? Je t’ai menti parce que je savais que si je t’avais dit mon âge dès le début, tu m’aurais regardé comme un gamin et tu ne m’aurais jamais donné ton numéro de téléphone, n’ai je pas raison? »

L’air penaud elle avoua que si.

Je continua de plus belle: « et maintenant? Tu regrettes d’avoir fait ma connaissance? Tu sais, ici cette façon qu’on les gens de te juger qu’en fonction de ton âge, m’exaspère vraiment! Oh tu n‘as que 21 ans, mais tu n’es encore qu’un bébé! Ah oui vraiment? Durant mes 21 années sur terre, j’ai certainement vu et vécu plus de choses que tu en verras durant ta vie de chinois, mais ça n’est pas grave, si tu le dis, c’est que ça doit être vrai… »

 


Zheng m’interrompt: « ça va, ça va, j’ai compris ce que tu veux dire et je pense que tu as raison, l’âge indique juste le nombre d’année que nous avons passé sur terre, et n’est pas toujours lié à nôtre maturité.» Elle poursuivit en posant ses mains sur les miennes : « je suis contente que nous soyons amis et je suis contente de connaître ton vrai âge, ça ne change rien pour moi… »

Elle prit cet espèce de bâtonnet en bois qui sert à touiller le café et sorti un stylo plume de son sac à main et écrivit dessus en chinois "Julien et Zheng amis pour la vie" et me le donna en rigolant.

 


L’heure tourne, nous finissons nos cafés, elle doit retourner à son bureau, nous nous disons au revoir et voici le moment de nous séparer, elle me dit que je serais toujours le bienvenu à Pékin. Je me dirige vers la sortie, elle vers l’ascenseur, elle fit un dernier geste de la main et cria: « Envoie moi un message pour me dire que tu es bien rentré! », avant que les portes se refermèrent…

 


Et voilà, une bonne chose de faite, il ne me reste plus qu’à reprendre le métro et à rentrer à l’hôtel finir de préparer mes affaires. En passant devant une poubelle, je regarde ce bâtonnet qu’elle m’a donné et hésite à le balancer, je le range finalement dans mon sac, et continue à marcher…

Une fois mon sac à dos bouclé et mon ordinateur remballé, il est temps de rendre la chambre.

Je descend à la réception et dis aux 2 hôtesses que je m’en vais, l’une d’elle me demande un papier que l’on aurait du me donner le jour de mon arrivé, je lui répond que l’on ne m’a rien donné, elle me demande mon passeport, je le lui donne, elle entre mon nom dans l’ordinateur et me dit que tout est en ordre, je n’ai rien à régler, je peux m’en aller. Je l’a remercie et m’en vais.

 


La marche forcé en direction du métro ainsi que le trajet en métro chargé comme une mule dans des wagons archi bondés fut épuisant, mais c’est bon je suis à la gare et dans les temps.

Seulement je ne peux même pas me poser, il n’y a pas de salle d’attente comme à Shanghai mais juste un immense hall, plein à craquer. Il me reste 50 minutes à attendre et je vais devoir les passer debout et dans un bain de foule! Je sors ma clé lecteur mp3 et mets mes oreillettes, un peu de musique m’aidera à patienter et garder mon calme, il fait une de ces chaleurs en plus!

Le temps passe, j’aperçois un couple mixte et leur 2 enfants qui tentent de se frayer un chemin à travers cette foule compacte, le métissage des enfants est vraiment surprenant, c’est rare que les gènes caucasiens dominent à ce point… L’homme d’origine occidental, m’adresse un sourire et un signe de la tête en guise de salutation, signe que je rends immédiatement.

Le temps passe et après 3 changements de quai, c'est enfin l'heure d'embarquement de mon train.

Je me fraye un chemin dans la cohue et me dirige vers mon wagon, puis vers ma cabine.

Je teste le confort de ma couchette, woaou, grand confort, sans compter les accessoires, trousse de toilettes, petit plateau apéritif, chaussons... plus les hôtesses qui viennent demander, si tout va bien et si on a besoin de rien... Il n'y a pas à dire, c'est top la première classe!

J'attend maintenant les 3 autres personnes avec qui je vais devoir partager la cabine, En voilà un premier, un chinois entre la trentaine et la quarantaine, il s'installe, pose plusieurs bouteilles de bières et paquets de gâteau apéritif sur la table... ça promet!

 


Il commence par décapsuler une bouteille et en descend la moitié,  rote un bon coup et commence à s’empiffrer de gâteaux… ça commence fort!

 


Je regarde ma montre, les autres, si il y en a, ont intérêt à ne plus tarder car le train devrait partir d’une minute à l’autre. En effet, quelques secondes plus tard, une annonce retentit, annonçant le départ imminent du train ainsi que la fermeture des portes… quelques secondes de plus et le train commence à bouger.

 


Et voila, c’est parti, on ne sera que 2 dans la cabine, ça n’est pas plus mal. Une hôtesse arrive et nous apporte nos plateaux repas. Mon voisin commence à engager la conversation, en chinois bien sur, et me propose une bière. J’accepte volontiers et tente de répondre à ses questions, mais au bout de 20 minutes, la conversation dépasse mon niveau de chinois, là je sèche…

 


Le chinois reste me regarder d’un air amusé et soudainement commence à parler dans un anglais quasi parfait! Je n’y crois pas! Il s’est foutu de ma gueule depuis le départ. On rigole, il me propose une autre bière et nous poursuivons la conversation en anglais…

 


Vers minuit, on décide d’aller se coucher, je ne tarde pas à m’endormir, la couchette est vraiment confortable, je n’aurais jamais cru pouvoir m’endormir aussi facilement dans un train! Je réveille vers 5h du matin, mon voisin dort encore, j’en profite pour regarder le paysage, ce n’est qu’une alternance de villes, champs, mêlé à d’immenses zones industriels  parfois très vétuste…

 


Vers 6h, une hôtesse vient nous apporter notre plateau de petit déjeuner, mon voisin émerge tout doucement… Encore une heure plus tard et le train entre en Gare de Shanghai, je souhaite bonne chance à ce chinois pour ses affaires, prend mon sac et descend du train, il fait déjà chaud et le soleil tape fort. Je me dirige vers le métro, j’envoie un sms à Zheng pour lui dire que je suis bien arrivé, elle y répond 1 minutes plus tard et demande si j’ai gardé ce petit bâtonnet qu’elle m’avait donné ou bien si je l’ai jeté. Je lui renvois un autre sms pour lui dire qu’après un moment d’hésitation j’avais décidé de le garder … Voulait elle me tester?

 


Bon Il ne me reste plus qu’à rentrer à Pudong, déposé mon sac, prendre une douche, me changer et puis repartir vers fleetguard…

18 septembre 2005 7 18 /09 /septembre /2005 01:29

4ème jour :

 

Ce mercredi, j’aurais passé la matinée à visiter une expo sur la calligraphie et peinture chinoise, assez intéressante, je m’en suis fait faire une au passage, que j’accrocherais dans ma chambre une fois de retour en Europe… Puis déjeuné rapide dans les Hutongs, j’ai commandé une série de petits plats au hasard… Sans trop savoir ce que c’était, mais ce ne fut pas mauvais…


Et durant l’après midi, moment tant attendu, la visite de la Cité Interdite !!!, Il n’y a peu de mots pour décrire ce palais, surtout quand on sait à quelle époque il fut construit… Il y a beaucoup de monde, mais dans certaines ailes, je me retrouve presque tout seul, un vrai régal… cependant, pour cause de Jeux Olympiques, de nombreuses parties du palais sont en restauration, comme de nombreux monuments, à travers la ville… Mais il faut dire aussi, que certains bâtiments de la cité interdite en ont bien besoin, ils sont assez délabrés… Je pense que cela voudra vraiment le coup de revenir après les J.O. le résultat à l’image de certaines parties déjà restaurées, sera superbe…

 


En comparaison d’hier ma journée fut nettement meilleure, j’espère qu’il en serra de même pour la soirée…

 


Retour à l’hôtel, je prépare mon sac pour aller nager, puis il me reste plus qu’à attendre Zheng… L’heure passe, elle arrive en retard, du moins c’est ce que je pensais jusqu’à que je réalise que ma montre avançait d’une heure, c’est bizarre, si ça se trouve c’est ce qui a provoqué la pagaille d’hier soir… Rassuré sur l’heure, nous restons un petit moment dans la chambre avant d’aller grignoter un bout, histoire de ne pas aller nager le ventre vide…

 


Elle veut m’emmener dans une piscine ou elle n’a jamais été parce que celle-ci ferme plus tard que celle ou elle se rend habituellement… Malheureusement Zheng n’est pas douée en orientation… On tourna un bon moment en rond avant d’arriver à destination… Elle m’offre l’entrée, puis nous nous séparons pour nous rendre dans nos vestiaires respectifs…

 


C’est marrant, l’organisation des vestiaires de cette piscine est la même qu’en Islande, vestiaires collectifs avec casiers, puis douche obligatoire avec savon, sans maillot; le savon est mis à disposition… Seulement les chinois ici présents sont loin d’être aussi respectueux des règles d’hygiène que les islandais…

 


Me voici, enfin prêt, je sors du vestiaire et découvre un bassin de 50m et de 10 couloires, une piscine olympique quoi… Il y a beaucoup de monde dans la partie peu profonde du bassin, et très peu dans le reste, c’est vrai que beaucoup de chinois ne savent pas nager… Zheng est déjà dans l’eau, elle m’invite d’un geste de la main à la rejoindre. Le temps d’enfiler mes lunettes et je plonge. Woahaou, l’eau est terriblement fraîche, j’enchaîne directement sur quelques longueurs pour m’échauffer, avant de retrouver Zheng. Elle me demande si je peux corriger ses mouvements et lui donner quelques conseils pour améliorer sa façon de nager… C’est sur que 6 ans de compétitions, et plusieurs finales aux championnats de France de natation, ça aide… Je lui demande de nager un peu devant moi, puis corrige ses mouvements en crawl et lui donne quelques tuyaux pour améliorer sa glisse en brasse. Elle désire ensuite apprendre à faire les culbutes… Après des débuts laborieux, elle y parvient plutôt rapidement… On décide de se mettre un peu nager sérieusement. On enchaîne longueurs après longueurs, Zheng a un peu de mal à suivre, même si je n’ai pas nagé depuis quelques temps et que la pollution de Shanghai a sûrement du encrasser mes poumons… Je m’arrête un peu pour lui demander comment elle va, si elle veut faire une pause… Elle se jette sur moi et tente de me couler en rigolant, on reste se chamailler sous l’eau comme deux gosses, on prend un peu air quelques secondes avant de remettre ça, savourant le moment présent…

Ai-je rêvé ou m’a-t-elle embrassé dans le feu de l’action? Le doute m’envahit; perturbé je la repousse avant de refaire surface, il me semblait pourtant avoir mis les choses au clair avec elle concernant ce sujet...

Elle remonte aussitôt et me demande ce qui ne va pas. Je lui réponds que tout va bien, que je désire juste nager encore un peu. Et c’est reparti pour une série de longueur…

Je lui appris également à plonger correctement, ce ne fut pas facile, les plots de départs sont de très mauvaise qualité, dès qu’on monte dessus ils commencent à trembler sous notre poids, il est difficile de trouver un bon équilibre, s’en est presque dangereux, un maître nageur vint finalement nous demander d’arrêter. J’espère qu’ils choisiront un autre modèle pour la future piscine des jeux olympiques…

 


Il est tard, la piscine va bientôt fermer, il est temps de regagner les vestiaires… Je reste un moment un moment me détendre sous la douche avant d’aller m’habiller, l’eau est bien chaude, je trouve ça super relaxant.

Zheng sort du vestiaire quelques minutes après moi, nous quittons la piscine; à l’extérieur l’air est un peu moins lourd. Je me sens incroyablement bien, complètement détendu et vraiment rafraîchi… Je ne me suis rarement senti aussi bien, d’ailleurs je crois que je ne me suis jamais senti aussi bien depuis mon arrivé ici. Je réalise à quel point nager m’avait manqué.

 


Nous voici de nouveau en voiture, direction l’appartement de Zheng, Une fois là-bas, elle prépare vite fait une salade et des raviolis chinois, nager ça creuse.

En venant à Pékin j’ai voulu voyager léger, résultat je n’ai pas assez de linge pour la durée de mon séjour ici, je lui confie donc aussi un peu de linge sale. Par politesse, je lui propose un coup de main pour la cuisine ou pour s’occuper de la lessive, mais elle refuse mon aide une fois de plus… Une fois rassasié, on reste discuté un peu, puis Zheng propose de me raccompagner à l’hôtel, elle n’a pas envie de veiller très tard ce soir…

 


5ème jour:

 

Encore une journée très ensoleillée, pour le programme de ce jeudi, j’avais hésité entre aller voir la grande muraille ou le fameux palais d’été, j’opte finalement pour ce dernier, la grande muraille attendra encore un peu. Je regarde rapidement son emplacement géographique sur ma carte et pense que vu ou je me trouve, le plus simple et le plus rapide serait de prendre un taxi. Mais situation financière oblige, je préfère la solution économique qui consiste à d’abord marcher, puis prendre le métro vers le centre ville (ce qui est à l’opposé de là ou je veux aller) puis de changer de ligne de métro, une fois, puis encore une autre, avant de marcher encore un peu, pour enfin prendre un bus. La solution galère en gros… Et si j’avais su à quel point ça serait la galère, j’aurais pris directement le taxi!

 


Bon, prendre et s’orienter dans un métro n’a rien de compliqué, même en Chine. C’est une fois sorti de celui-ci que les choses se gâtent… Les indications du guide du routard sont vraiment trop peu précises! Il m’a fallu une plombe pour trouver le bus dont ils parlaient… Et manque de bol lorsque enfin je monte dedans on me dit que je suis dans le mauvais sens, décidément… Les avenues à Pékin sont gigantesques, mais les traverser ne n’est pas chose aisée… Il a fallu presque 20 minutes de marche avant de trouver un passage souterrain afin de me rendre de l’autre coté de cette avenue… puis encore marcher… avant d’enfin trouver le bon arrêt de bus… pour finalement me rendre compte que je n’aurais sans doute pas assez d’argent pour la journée entière. Je dois maintenant trouver une banque, je demande à des passants dans la rue, j’ai de la chance il y en a une « pas très loin »… 10 minutes de marche tout de même…

 


L’heure tourne, au diable le bus! Je vais prendre un taxi. Finalement, cela m’aura coûter moins cher que je ne le pensais… Mais il y a beaucoup de monde à vouloir si rendre, on se retrouve coincé dans un embouteillage, le chauffeur ne veut pas aller plus loin, je vais devoir finir le trajet à pied. Arriver à destination, je fais la queue pour acheter mon ticket d’entré avant de pénétrer dans l’enceinte du palais qui semble prometteur à la vu des premiers édifices…

Mais en réalité le palais d’été est plutôt décevant en comparaison de la cité interdite…

Il s’agit d’un lac, (ou beaucoup de chinois viennent faire du pédalo) entouré de jardins au milieu desquels se trouvent les bâtiments constituants le palais… Comme dans chaque monuments ou presque, certaines ailes étaient fermées au public pour cause de restauration…

Il y a énormément de monde, à certains endroits j’ai vraiment du mal à me frayer un passage dans la foule… Curieusement je vois vraiment très peu d’étrangers… Et régulièrement, des chinois viennent me demander de poser avec eux sur leurs photos. Il fait vraiment chaud, je me trouve maintenant dans une sorte de forêt sur la colline qui surplombe le palais… J’en profite pour faire une petite halte et m’assoire dans un Kiosque ou un haut-parleur diffuse de la musique traditionnelle chinoise. Je suis rejoins quelques minutes plus tard par 3 jeunes écolier chinois, 2 garçons et une fille, sans doute en promenade scolaire… L’un d’eux tente d’initier le contact et commence à me parler en anglais, je suis plutôt surpris, je ne m’y attendais pas du tout, surtout qu’il se débrouille pas mal, vu son age… Mais ils sont encore plus surpris que moi, lorsque je commence à leur parler en chinois…

Leur curiosité est débordante, ils me posent tout plein de questions, d’où je viens, ce que je fais en Chine, ce que je pense de la Chine , quelles sont les différences avec mon pays d’origine… Après une photo souvenir, nos routes se séparent…

Il y a 2 endroits du palais qui méritent tout même un détour, comme cet immense corridor long de plusieurs centaines de mètres et puis le fameux bateau de marbre…

 


Il me semble avoir fait le tour et vu ce qu’il y avait a voir, j’hésite entre rentrer dès maintenant à l’hôtel, ou alors rester traîner encore un peu dans les jardins…

L’hésitation ne fut pas très longue, le soleil et cette chaleur de plomb m’ont bien fatigué, je décide de rentrer, en plus il n’est pas trop tard, j’éviterais le rush des heures de pointes…

Je me dirige vers la sortie, quelques taxis y sont stationnés, un chauffeur me propose de monter dans le sien… La chaleur et la fatigue auront eu raison de ma vigilance habituelle, j’accepte sa proposition sans me méfier d’avantage. Le Hic c’est que quand je lui donne la carte de l’hôtel, il ne sait pas ou il se trouve… Il sort du taxi demander à ses collègues, sans succès, il décide alors d’appeler directement l’hôtel afin qu’on lui explique comment s’y rendre… C’est parti, il met son compteur en route et commence à rouler… En Chine, dans la plus parts des grosses villes le compteur des taxis démarre à 10 yuans, puis on peut rouler une certaine distance et à un certain temps avant que le prix commence à grimper…

Hors le compteur de celui-ci passe beaucoup trop rapidement à 11 yuans puis 12…

Je n’y crois pas!!! Cette enflure a un compteur trafiqué! Et en plus je le vois regarder très régulièrement dans son rétro surveillant mes réactions… Je commence à rigoler, au rythme ou son compteur s’emballe, j’en aurais pour 500 yuans (environ 50 euros). Je lui dis que je ne suis pas con, je sais que son compteur est trafiqué, je lui propose donc 40 yuans pour me ramener à mon hôtel, ce qui correspondrait à peu près au tarif d’un véritable taxi pour cette course… Cet enfoiré ne veut rien savoir et commence à m’embrouiller… bon tanpis je demande à ce qu’il me débarque, le compteur affiche déjà 20 yuans… Je lui en donne 10 et encore je suis gentil mais cet enculé a le culot de me réclamer 10 de plus… Le ton commence à monter il s’apprête à sortir du véhicule quand je lui dis que si il n’est pas content je téléphone à la police… Tout de suite, ça le calme, je claque violemment la portière puis énervé de m’être fait entuber de la sorte, je donne un violant coup de pied dedans, au point de la cabosser, le chauffeur commence à gueuler, je réplique en l’insultant à pleine voix en français… Finalement il abandonne et se casse à toute allure…

 


Je commence à regarder plus attentivement autours de moi et me rend compte que je n’ai pas choisi le meilleur endroit pour me faire débarquer. Je suis au bord d’une sorte d’une 4 voies, d’un coté la ville de l’autre un immense champ et manque de bol je suis du coté du champ. Au bout de 20 minutes de marche j’aperçois tout au loin une passerelle pour traverser… Encore quelques minutes plus tard je me trouve enfin du coté de la ville, je continue à marcher à la recherche d’un taxi… Le temps passe, et toujours rien de rien, je m’arrête dans une petite « épicerie » pour acheter de quoi me réhydrater, puis me remet en marche. Je commence à désespérer, les rares taxis qui passent sont tous occupés et plus l’heure de pointe se rapproche, plus il sera difficile d’en trouver un… Je continue donc ma marche en quête d’un taxi, j’enrage quand je pense que j’aurais déjà pu être rentré à l’hôtel… Surtout que dans cette banlieue de Pékin il n’y a rien de vraiment passionnant à voir…

 


Enfin j’en aperçois un de libre! Il s’arrête me demande ou je veux aller, je lui explique mais il me dit qu’il est désolé ça n’est pas dans sa direction… Dégoûté, je me résigne à continuer de marcher… Dans ce quartier il semble y avoir plus de Taxi à circuler car 5 minutes après j’en trouve un autre, je monte, montre la carte de l’hôtel au chauffeur, puis lui demande si il sait comment s’y rendre, il me répond que oui. Enfin sauver, il enclenche son compteur et c’est parti… Mais rapidement il commence à me parler, je n’ai pas compris et lui demande de répéter… C’était trop beau, il me demande en fait si je peux lui dicter le chemin jusqu’à l’hôtel… Bien évidemment je ne peux pas… je n’ai qu’une trop vague idée de l’endroit ou je me situe… Il s’excuse, arrête son compteur et stoppe son véhicule, mais au moins il est honnête et ne me demande pas de payer les 10 yuans…

 


A peine est il repartit en me laissant sur le bas coté qu’un autre arrive… Idem je monte à bord et lui tend la carte de l’hôtel, il regarde vite fait l’adresse et me dit qu’il ne sait pas ou c’est, je lui réponds qu’il a qu’à regarder le plan au dos de la carte… Il le regarde un peu plus attentivement et me redit qu’il ne sait pas ou c’est… Mais merde! Ils sont tous cons ou quoi, c’est pourtant facile, il est à l’intersection du 3ème périphérique et d’une des plus grosses avenues de la ville… Je tente de lui expliquer mais le vocabulaire adéquat fait défaut, lorsque soudain j’aperçois son téléphone portable posé  sur son tableau de bord, Je lui demande si il ne pourrait pas téléphoner à l’hôtel pour qu’on lui indique comment s’y rendre, il accepte et après un rapide coup de fil m’annonce finalement qu’il accepte de m’y conduire…

 


Sauvé!!! Hum peut-être pas encore lorsque je vois les routes qu’il emprunte, plutôt de chercher à rejoindre les grands axes, il passe par une multitude de méandres et autres petites ruelles sombres, il traverse des quartiers entiers, plutôt tristes, datant probablement de l’époque communiste pure et dure… L’accès de certains de ces quartiers est pourtant surveillé par des gardiens en uniforme en plus d’une barrière, mais cela ne semble pas beaucoup le gêner pour poursuivre sa route en les traversant comme si de rien n’était…

 


Il finit tout de même par rejoindre les grands axes; et quelques minutes plus tard je finis enfin par me repérer, cette fois-ci plus de toute je suis sur la bonne route, mais c’est le début des heures de pointe, le trafic augmente de minute en minute et logiquement la circulation ralentie et se fait de plus en plus dense, il va falloir prendre mon mal en patience…

 


Enfin me voici à l’hôtel, je paye le taxi, 42 yuans, puis monte dans ma chambre, à peine arrivé je m’écroule sur mon lit et m’endors presque aussitôt… Je suis réveillé 2h plus tard par un coup de téléphone, c’est Zheng au bout du fil, elle m’annonce qu’elle est en chemin pour venir me chercher, elle me demande de l’attendre en bas de l’hôtel vu qu’on est déjà à la bourre… Le temps de prendre une douche et de me changer et je descend patienter sur le parking de l’hôtel… Cette fois, je n’ai pas eu à attendre longtemps, à peine ai-je franchi la porte que je la vois arriver, je monte rapidement dans sa voiture et nous repartons aussitôt direction le restaurant ou nous attend sa mère; vu qu’elle a la gentillesse de nous inviter à déguster un canard laqué…

 


Quelques minutes plus tard, nous voilà arrivé au restaurant, la mère de Zheng est déjà installé et nous attendait… Nous avons du patienter un bon moment avant qu’une serveuse ne vienne prendre nôtre commande, car le service fut assez perturbé à cause d’une violente dispute entre 2 chinois; j’ai presque crus qu’ils allaient se taper dessus… Ils finissent par se calmer et les choses rentrent dans l’ordre… La mère de Zheng la questionne sur mes performances en natation, celle-ci lui répond que j’ai sûrement du être un poisson dans une autre vie…

On nous apporte enfin l’entré, suivi quelques instants plus tard par le canard laqué; ça tombe bien car j’ai très faim. Zheng s’apprête à me faire une démonstration sur la manière de manger le canard laqué lorsqu’elle remarque que j’ai quasiment fini de garnir ma petite galette à la manière chinoise; elle se met à rire… Le repas se poursuit dans une atmosphère chaleureuse et décontractée… Une fois l’adition payé par la mère de Zheng, nous repartons tous ensemble en voiture. Zheng commence par déposer sa mère chez elle, elle me priera d’attendre quelques minutes dans la voiture, le temps qu’elle aille récupérer quelques affaires…

 


Puis nous repartons ensemble direction son appartement… Je profite d’être chez elle pour vérifier mes mails et demander le numéro de téléphone de Sylvain, collègue de l’Isuga arrivé quelques semaines plus tôt à Pékin et actuellement en ligne sur msn… Mais mauvaise nouvelle, Guillaume, qui devait venir me rejoindre à Pékin et m’apporter mon billet retour à changé d’avis et décidé de rester à Shanghai.

Zheng m’apporte mon linge propre, repassé et bien plié, cette fille est décidemment parfaite! Je range tout ça dans mon sac et nous nous posons sur le canapé et discutons un peu… On s’apprête à regarder « the Note Book » en dvd… Un de mes films préférés on s’était promis que nous le regarderions tous les deux lorsque nous étions encore ensemble sur Shanghai. Lorsque soudain le téléphone sonne, à sa réaction je devine que c’est son copain au bout du fil; j’essaye de suivre la conversation et si j’ai bien compris, il serait en ville avec un ami à lui, tous les 2 ivres mort et il lui demanderait de venir les chercher…

 


Zheng raccroche et m’annonce qu’elle est désolée, elle va devoir me mettre à la porte et qu’en plus qu’elle ne pourra pas me raccompagner… J’avoue que c’est très fin de la part de son copain… Sans doute se sentait il menacé et devait faire quelque chose pour nous séparer…

Il a bien réussi son coup, car Zheng me dit également qu’elle ne sortira pas demain soir comme c’était prévu au départ… J’ai du mal à cacher ma déception.

 


Bref retour en taxi à l’hôtel, ce coup si j’ai de la chance, je tombe sur un chauffeur qui sait directement comment m’y ramener…

 


6ème jour :

 

Ce vendredi matin en me levant, je sais déjà que cette journée va être mémorable car je vais voir la Grande Muraille et honorer à ma manière un de mes aïeux… Hier soir avant de me coucher, j’ai pris soin de passer à la réception pour qu’on me réveille de bonne heure, je ne tiens pas à rester dormir trop tard comme cela m’était arrivé quelques jours plus tôt. Après une petite douche rapide, je finis de préparer mon sac à dos et quitte l’hôtel. J’achète en chemin de quoi grignoter et boire durant la journée, première étape: la place Tian An Men ou selon le guide du routard, partent les bus vers plusieurs sites de la Grande Muraille dont celui ou je souhaite me rendre… Il est encore tôt lorsque j’arrive sur place, il y a beaucoup de Bus mais encore peu de touristes; je commence à chercher un bus à destination de Mutianyu mais la plus part vont à Badaling, le tronçon de la grande muraille le plus visité. Beaucoup de chinois viennent me voir pour me faire monter dans leur bus, mini-bus ou encore taxi non officiel… Ils commencent à devenir lourd, surtout qu’aucun ne veut aller à Mutianyu, un me dira même qu’il n’y a aucun bus partant d’ici qui s’y rend… Je commence à douter, mais continue de chercher… 

 


Le temps passe, je dois me rendre à l’évidence, les informations du guide du routard sont erronées, une fois de plus! J’opte finalement pour un bus qui va à Badaling mais qui en plus permet de visiter les tombeaux des Ming, une pierre deux coup donc, ça rattrape un peu le fait de ne pas aller à Montianyu…

 


Je monte à bord du bus, mais je dois encore patienter pas mal de temps avant de partir, ils attendent qu’il se remplisse… Que de temps perdu!

 


Il doit être 10h, le bus part enfin, je deviens rapidement la mascotte du groupe, vu que je suis le seul blanc à bord parmi tous ces chinois… Il y a tout même quelques japonais et peut être quelques coréens… La guide commence un spicth en chinois, c’est dingue la vitesse à laquelle elle parle, je crois que j’ai jamais vu un tel moulin à parole de toute ma vie, surtout qu’elle parla 45 minutes sans aucune interruption! On se fraye difficilement un chemin dans la circulation, au passage je reconnais la Tour des Tambours et celle des Cloches ainsi que les sympathiques Hutong se situant à coté… Le temps passe et la ville s’étend toujours à perte de vu, je crois finalement que c’est une bonne chose que je n’ai pas été sélectionné pour aller à l’université à Pékin… Je n’aime guère les trop grandes villes. Plus on s’éloigne du centre, plus les quartiers paraissent pauvres, il me semble même avoir aperçu quelques bidonvilles…

 


Nous finissons enfin par quitter la ville, les montagnes qui paraissaient lointaines sont maintenant plus proches, mais toujours pas de muraille en vue. Petit détail intrigant, on passe à coté d’une sorte de DisneyLand inachevé, dont la construction semble avoir été abandonnée depuis quelques années déjà… Le paysage n’est guère intéressant, ce n’est qu’une alternance de Champs bordés d’arbres et de lits de rivières dont la plus parts sont à sec.

 


Le temps passe de nouveau et nous voici enfin aux abords de ces fameuses montagnes, le bus commences à grimper et la guide reprend le micro et se lance dans un nouveau discours… Cette fois nous y voila, elle est là cette Muraille, elle se dresse là devant moi, elle commence par cette forteresse au bord de la route, puis grimpe dans la montagne en suivant les lignes de crêtes… J’aperçois plusieurs tronçons, certains formidablement restaurés et d’autres complètement en ruine… Seulement le bus ne s’arrête pas là, il nous emmène plus haut dans la montagne, vers un autre tronçon…

 


On semble enfin arriver à destination, mais vu le nombre de bus garé ici, il risque d’avoir foule…En descendant du bus, la guide distribue des tickets et des badges aux passagers, elle me prend un moment à part et tente de me donner quelques infos en anglais, sans vraiment y parvenir… Je lui dis alors de tenter sa chance en chinois, elle rigole et me dit qu’on doit être de retour au bus à 13h30. Je suis dégoûté, ça me laisse seulement 2h30 devant moi, c’est vraiment peu!

Pas une seconde à perde, j’achète mon ticket d’entrée et me précipite à l’intérieur de cette usine à touriste qui donne accès à la muraille. Dedans ça n’est qu’une multitude de restaurants et une continuité d’échoppes vendant des souvenirs le long de l’escalier grimpant vers la montagne. Une fois sortie de là, je me retrouve sur une route, mais toujours pas de muraille en vu, les chinois vont vers la gauche, je décide de suivre le mouvement. Encore quelques minutes de marche avant de toucher au but, enfin, elle est là, j’arrive dans une sorte de fort, la muraille part dans 2 directions à partir de cet endroit. Bigre, j’avais raison, c’est noir de monde (voir photos), mais pour une raison qui m’échappe, presque tout le monde part sur le tronçon droit; le gauche est quasiment désert en comparaison… Mon choix est fait, je n’ai guère envie d’un bain de foule, de plus mon temps ici étant limité et si en plus je veux rendre hommage à mon ancêtre, vaut mieux que je trouve un endroit discret… Je passe donc la porte permettant d’accéder sur la muraille, tourne à gauche et commence à arpenter la muraille.


A certains endroits, ça monte vraiment très dure, les rampes sont les bienvenues car en plus le soleil tape vraiment fort. Je crois maintenant que je suis assez haut pour une petite séance photos… J’interpelle un couple occidentaux et leur fille qui passaient par là pour leur demander si ils ne peuvent pas me prendre en Photos… Ils acceptent volontiers… La femme aperçoit l’écusson islandais sur mon sac à dos et me demande en anglais si je viens d’Islande… J’hésite un moment et finis par répondre oui, elle sourit et me dit qu’ils sont norvégiens, ils sont en vacances depuis un mois et font une grande tournée en Asie. Ils ont commencé par Singapour, la Malaisie , la Thaïlande , le Japon, la Corée , maintenant la Chine et comptent terminer avec le Vietnam… C’est bien d’être norvégien…

 


Du coup, ils proposent de m’inviter à déjeuner avec eux, et me disent qu’ils projètent d’aller en Islande dans le futur… Ils me posent tout un tas de questions, aucun problème pour y répondre, je connais quasiment le pays comme ma poche… On discute également des mots en commun entre l’islandais et le norvégien… Je ne pensais pas qu’il y en avait autant…

 


Leur fille de 18 ans, blonde aux yeux bleus est vraiment superbe, durant tout le repas elle n’arrêta pas de me lancer ce regard qui en dit long, comme les filles scandinaves ont l’art de le faire… J’ai d’un coup ce sentiment de nostalgie qui m’envahi… Et oui l’Islande me manque terriblement!

 


Après le repas nos routes se séparent, je continue à grimper sur la muraille… Plus je progresse et moins il y a monde présent… Cela n’empêche pas des hordes entières de vendeurs de souvenirs de venir me harceler après chaque tourelle…

 


Je continue à marcher, il me semble maintenant avoir atteint un endroit suffisamment isoler pour pouvoir rendre hommage discrètement à mon ancêtre… Je bois le restant d’eau de ma gourde, saute par-dessus la muraille et la longe jusqu’à arriver à hauteur de la prochaine tour… Je regarde vite fait autour de moi afin de m’assurer que personne ne me verra, puis défait la fermeture éclair de mon short, sors l’engin et commence à me soulager sur la muraille…

 


Mon geste peut paraître indigne voir complètement odieux compte tenu de l’endroit ou je me trouve; mais laissez moi vous en expliquer la raison…

 


Au début du siècle dernier, mon arrière grand-père, dit « Ptit Louis » dans la famille, faisait son service militaire dans la marine nationale… Il fut basé en Chine et au Japon, d’où il ramena de nombreux souvenirs et bons nombres d’histoires qu’il raconta jusqu’à sa mort, enchantant ainsi mes grands-parents, parents et moi avec… L’une de ses anecdotes favorites qu’il raconta une fois rentrer au pays, fut qu’il pissa sur la Muraille de Chine…

 


Et voilà… bien des années après Ptit Louis, c’est mon tour de perpétuer ce qui va devenir une tradition familiale, puisque mon père le fit quelques mois après moi… Bon ce n’est pas tout mais il est temps de me remettre en marche…

 


Quelques minutes plus tard, j’arrive au bout de la partie restaurée de la muraille, ce ne sont plus que des ruines qui s’étendent à perte de vu maintenant… Si le tronçon que je viens de parcourir ressemblait à ça, il ne fait pas de doute que les travaux de restauration furent considérables… Je regarde ma montre, il ne me reste plus beaucoup de temps, je ferais mieux de retourner au bus. Le soleil tape vraiment dur et je n’ai pas de crème solaire, je m’arrête au passage acheter un chapeau chinois pour protéger un peu mon crâne, avant de redescendre la colline en direction du bus.

 


De retour en bas, il me reste plus qu’à retrouver mon bus, parmi la centaine garée ici… Finalement je finirais par apercevoir des passagers qui étaient dans mon groupe, ceux-ci pique-nique au pied des arbres et me font signe de me joindre à eux. Je les remercie en chinois et viens me m’asseoir à l’endroit qu’ils m’ont indiqué; le fait de m’entendre parler en chinois les surprend, ils me prenaient sans doute pour un simple touriste… Du coup les questions fusent, d’où je viens, j’ai quel age, qu’est ce que je fais en Chine, qu’est ce que je pense de la Chine , ou ai-je appris je le mandarin, pendant combien de temps, ects… Vient ensuite le moment de la pose photo, comme bien souvent dès que je croise des chinois venant d’un endroit un peu reculé ou peu d’occidentaux s’y aventurent, cela constitue une sorte d’attraction et ils veulent tous conserver une photo souvenir…

 


Le chauffeur et la guide arrive enfin, le temps de tous embarquer, qu’ils comptent pour être sur que personne ne restera derrière et on repart direction les tombeaux des empereurs de la dynastie Ming. La guide repart à nouveau dans un discourt à son rythme habituel pendant que le bus s’éloigne petit à petit de la muraille.

 


On arrive maintenant dans une vallée avec une alternance de champs, petits bois et rivières, enfin je devrais plutôt dire ruisseau vu l’eau qui y coule, mais la taille du lit me fait penser qu’à la fonte des neiges, les crues doivent être impressionnantes.

 


Le bus s’arrête à coté d’une sorte d’arche sculptée, la guide parle vraiment trop vite, mais j’en déduis que cela marque l’entrée dans la vallée des tombeaux. Le bus repart et longe des sculptures d’animaux, passe un temple et continu son chemin, jusqu’à arriver à un nouveau parking. Cette fois-ci la guide semble dire qu’elle fera la visite avec nous afin de nous donner des explications sur l’historique de l’endroit… Vu que de toute manière je ne comprendrais quasiment rien, je décide de partir de mon coté.

Il s’agit en fait d’une succession de temple et de jardin avec au bout une tour abritant une stèle et derrière cette tour ce trouve le tertre sous lequel est probablement enterré l’empereur. Mais il ne s’agit là que d’un seul tombeau, du haut de la tour, on peut apercevoir dans la vallée plusieurs tours identiques, mais plus petites cependant… La visite s’achève et on repart, il est encore tôt je pourrais espérer être de retour sur Beijing pour 17:30, seulement on nous annonce qu’on a un arrêt surprise d’une heure dans une sorte de fabrique de jade… il s’agit en fait d’un mini musée sur l’histoire de la taille du jade suivi d’un très court passage dans les ateliers ou on peut admirer les tailleurs à l’œuvre et cela se termine par des magasins à perte de vue… Bref très chinois… Je regarde vite fait les prix, après tout cela peut être l’occasion d’acheter quelques souvenirs, mais ils sont vraiment exorbitants!!!

 


Je me dirige donc sans perdre de temps vers la sortie, mais une fois dehors je me rend compte que je vais devoir encore patienter 45 minutes avant de pouvoir repartir… Et comme il fait très chaud, je décide de revenir à l’intérieur me mettre à l’abris. Je me pose sur un banc à coté de 2 jeunes filles du groupe, l’une d’elles me sourie et commence à engager la conversation dans un anglais très hésitant… Elles ne sont pas chinoises comme je le pensais au départ, mais coréennes, elles visitent juste un peu la Chine. On discute un peu de tout de rien et je leur demande ce qu’elles ont prévu ce soir, je leur explique que je dois rejoindre un collègue et qu’on a prévu d’aller en boite. La plus jolie et la moins timide des deux accepte immédiatement et avec enthousiasme, de se joindre à nous; mais elle me dit elles ont d’abord prévu d’aller se faire un canard laqué en rentrant à Beijing; lorsque la seconde commence à engueuler son amie en coréen… Finalement elles m’annoncent qu’elles ne pourront pas sortir tard ce soir vu qu’elles prennent l’avion pour Xian demain matin de bonne heure…Tant pis.

 


Enfin, nous repartons, seulement on est vendredi soir, des embouteillages énormes nous attendent. Il fait déjà nuit quand le bus arrive enfin à la place Tian An Men, je descend dit au revoir aux quelques personnes avec qui j’aurais sympathisé et commence à réfléchir au programme de la soirée. Je réalise que hier soir j’ai oublié le numéro de téléphone de Sylvain chez Zheng… Ca commence mal, je pourrais lui téléphoner pour qu’elle me le donne, mais je n’ai guère envie de lui parler. Vu que je suis juste à coté je vais faire un tour au cyber café, j’ai de la chance à peine me suis-je connecté que Sylvain se connecte aussi; après quelques minutes de discussion, on décide de se donner rendez vous ici même, seulement il loge pas tout prêt, il a besoin de 45 minutes pour venir. J’en profite pour aller grignoter un peu au Mcdo situé juste à coté puis marcher autour de la place Tian An Men…

 


Il finit enfin par arrivé, je lui propose de repartir vers mon hôtel, vu que j’ai mon sac à dos et en plus j’aurais besoin de prendre une douche et de me changer avant de sortir…Mais encore faut il trouver un taxi capable de nous y emmener; après plusieurs tentatives, on finit par tomber sur un chauffeur un peu plus compétant que les autres… Arrivé à destination, on achète quelques bouteilles de bière avant de monter dans la suite… Je laisse Sylvain seul le temps de me doucher et de me changer, puis nous restons discuter un peu de tout et de rien mais aussi de se qu’on pourrait faire ce soir… Etant arrivé deux semaines auparavant il ne connaît pas encore trop la ville, il me propose d’aller faire un tour du coté de la rue de la soif local… Le temps de finir les bières et nous nous remettons en route…

 


Dans l’ascenseur lorsque nous descendons, celui-ci s’arrête et s’ouvre subitement au 4ème étage, dévoilant sous nos yeux une sorte de salon remplis uniquement de jeunes et jolies chinoises très maquillées et très courtement vêtues. Sylvain et moi restons nous regarder un moment; elles semblent aussi surprises de voir 2 blancs que nous, nous retrouvant face à elles; mais nous n’avons même pas le temps de réagir que déjà les portes de l’ascenseur se referment et qu’il reprend sa course vers le rez-de-chaussée.

 


Le temps de trouver un taxi et nous voici en direction du quartier des ambassades situé dans l’est de la ville… il est déjà 22h30 le trafic est plutôt fluide… Nous arrivons assez rapidement à destination. Sylvain me dit qu’il n’a pas pris le temps de dîner et propose de commencer par un bar barbecue servant des brochettes… Mon hamburger m’aillant calé, je me contenterais d’une bière. L’appétit de Sylvain étant en parti rassasié, nous commençons à arpenter cette rue de la soif, passant d’un bar à l’autre, nous nous rendons rapidement à l’évidence, l’endroit est pitoyable, les bars ou mini boites sont quasiment vides, la musique est vraiment pas terrible, il y a pas mal d’expats puant le fric à plein nez en compagnies de jeunes et superbes chinoises; mais le pire c’est que tous les 3 mètres, nous nous faisons harceler par un ou une rabatteuse de la façon suivante: « Hey Sir! Ladies bar, beautiful chinese lady, for cheap… »

Après avoir parcouru la rue dans un sens puis dans l’autre, ça commence vraiment à me taper sur le système; un autre rabatteur arrive par derrière et me chope l’épaule « Hello sir! », ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase… « NON JE NE VEUX PAS ALLER DANS TON PUTAIN DE BAR, TU ME l’AS DEJA DEMANDE IL Y A 5 MINUTES!!! T’ES CON OU TU FAIS EXPRES!?! »

 


J’espère que cette fois le message sera passé, mais ironiquement lorsque nous arrivons au bout de la rue, Sylvain et moi restons nous regarder et concluons qu’après tout, pourquoi pas tenter l’expérience, il faut bien qu’on fasse quelque chose de notre soirée! Nous retournons donc sur nos pas afin de retrouver un de ces rabatteurs, on se renseigne sur le prix de la bière et sur la distance à parcourir en taxi pour nous y rendre. Ils nous répondent qu’il faut 10 yuans de taxi et que les grandes bouteilles sont à 20 yuans, cela semble honnête, nous acceptons de nous y rendre. Nous embarquons à nouveau à bord d’un taxi, direction « ce fameux Ladies Bar »…

 


Sur la route, je repère plusieurs discothèques dont j’avais entendu parlé, je dis à Sylvain qu’au pire on pourra y aller… Le taxi s’arrête dans une rue particulière, une sorte de zone résidentielle très chic, dont la rue principale est bordé de gros immeubles aux styles architecturaux grecque. Le rabatteur et sa collègue nous entraînent via une porte à l’intérieur d’un de ces immeubles, nous descendons des escaliers en direction du sous-sol, ça a l’air chic et luxueux comme endroit et ça me rappelle qu’on m’avait dit que la vie nocturne était très « under-ground » à Beijing. Seulement ce n’est pas un bar, mais un karaoké à la chinoise qu’on découvre, on nous explique le principe, nous devons chacun choisir minimum une fille qu’on paye 100 yuans avant de pouvoir accéder à un salon privé…

 


Je regarde Sylvain, il semble d’accord pour qu’on dégage d’ici, les 2 rabatteurs nous sortent tout un argumentaire hallucinant pour tenter de nous faire changer d’avis, mais rien y fait, notre décision est prise… Une fois dehors nous marchons vers l’une des discothèques que nous avons aperçue en chemin… On y passera le reste de la nuit, jusqu’au petit jour…

 


Je suis assez déçu de cette première expérience de la vie nocturne pékinoise, car à l’intérieur même si la musique était bonne, les gens étaient vraiment très hautains et les filles uniquement intéressées « t’as quel age, tu fais quoi comme métier? » bref j’ai connu de bien meilleures soirées, mais après tout on ne peut pas toujours se fier à sa première impressions…

 


Après la sortie de boite, nous restâmes un bon moment erré dans les rues, on se fit abordé par quelques prostituées, nous tentâmes d’aborder quelques filles sortant d’autres clubs… On finit par acheter au coin d’une rue, quelques galettes aux herbes à un chinois en guise de petit déjeuné. Il faisait déjà grand jour lorsqu’on atteint la bouche d’entrée du métro… Nos routes se séparèrent ici… Le temps de regagner l’hôtel, de prendre une douche, il devait être pas loin de 8 heure lorsque je me coucha…

17 septembre 2005 6 17 /09 /septembre /2005 08:25

(étant donné la longueur du texte, quasiment 30 pages sous WORD, j'ai décidé de publié cet articles en 3 parties

 

Et voila, il m'aura fallu plus d’un an pour écrire cet article que j'avais pourtant commencé sur place à Pékin dans ma chambre d'hôtel, heureusement que je ne suis pas écrivain ou journaliste car à ce rythme là, je serais mal barré…

Petit rappel des faits, nous sommes fin juillet 2005, je suis en Stage à Shanghai, cela va faire bientôt 3 mois que je suis en Chine…

 

Durant la pause déjeunée, Stefany la stagiaire américaine m’apprend qu’on aura tous droit à une semaine de vacance à la fin du mois. Excellent, ça sera ma première véritable occasion de pouvoir quitter Shanghai et aller voir ailleurs! Mes premiers choix se portent vers le Yunnan ou le Sichuan...Mais à condition de pouvoir trouver un compagnon de route...Après avoir demander partout autours de moi, je me rends compte que personne ne peut obtenir une semaine de vacances en même temps; je me retrouve donc tout seul.

 

Mon nouveau choix s’oriente donc vers la capitale, Pékin. J’envoie un message à Zheng pour lui demander si elle est toujours d’accord pour m’offrir l’hospitalité comme elle me l’avait promis. Elle semble ravie que je vienne à Pékin et me répond d’abord que biensur je pourrais rester chez elle aussi longtemps que je le souhaite; puis me rappelle un peu plus tard pour me dire que finalement je ne logerais pas chez elle mais que je pourrais séjourner gratuitement dans une chambre d’hôtel qu’elle m’a trouvé via une relation de son père. Elle me dit que ça sera bien mieux comme ça...Sans doute a-t-elle peur que je foute le bordel dans son nouveau couple... 

 

Bon j’ai réglé la question du logement, mon voyage commence à prendre forme. Après le boulot et un court arrêt dans mon appart à Pudong, je repars direction la gare centrale de Shanghai, me renseigner sur les prix et acheter mon billet de train...

Je partirais le samedi, vu que le vendredi soir je suis invité à une soirée et j’ai promis de m’y rendre et aussi parce que cela arrange Zheng que j’arrive le dimanche matin car elle pourra venir me chercher à la gare...

Malheuresement il n’y a plus de couchette disponible pour le samedi soir, je vais devoir faire le trajet en « soft sit »! Bon il faut voir le bon coté des choses je ne paye que 283 yuans au lieu de 500... Je communique l’heure d’arrivé et le numéro de train à Zheng et quitte la gare.

 

Le vendredi, durant la soirée, mon magnifique et flambant neuf Nokia 6670 tombe subitement en panne. J’ai passé une bonne partie de mon samedi à me battre avec l’aide de Liwei contre le service après vente de Nokia à Shanghai qui est particulièrement incompétent.

Résultat, mon portable ne peut pas être réparé sur place, il doit ironiquement être renvoyé à l’usine à Pékin et ils ne peuvent pas me prêter un de remplacement en plus (comme le veut normalement la garantie), quelle poisse! Ce sera donc sans portable que je vais devoir passer les 3 prochaines semaines, j’ai déjà passé une semaine sans lorsque je m’étais fait voler mon autre portable et j’avais trouvé ça bien pénible, comment faisait on avant?

 

Il est déjà 17h, mon train est à 19:07 Liwei me dit que je devrais me dépêcher de rentrer et de finir de préparer mon sac car j’ai tout juste le temps de faire l’aller retour... Je la remercie pour son aide puis me sauve. Le temps de rentrer sur Pudong de finir de préparer mes affaires, d’envoyer un email à Zheng pour la prévenir que je n’aurais pas de portable et donc lui dire que ça serait bien si elle pouvait être à l’heure, et me voila reparti en direction de la gare.

 

Liwei avait raison, lorsque j’arrive, l’embarquement du train a déjà commencé; je me dirige vers mon wagon, je me pose à ma place et attend la personne à coté de qui je vais passé mes 12h de voyage. Je ne serais pas le seul étranger dans le wagon, 2 autres gars viennent d’arriver, sûrement d’Europe de l’est à entendre la langue qu’ils parlent...

 

Finalement ça sera une voisine, une chinoise, pas vraiment jolie, environ la quarantaine. Les portes se ferment, train commence à bouger, c’est parti pour 12h de trajet, aussi long qu’un vol Paris Shanghai, ça me sidère...

 

Durant le voyage, pas grand-chose à raconter, je trouve ça dommage de voyager de nuit, je vais parcourir 1400km en Chine et je ne pourrais même pas admirer le paysage...

Ma voisine tente de me parler un peu en anglais, mais elle doit réfléchir 5 min avant de me poser une question, j’essaye de lui parler en chinois, elle ne semble pas vraiment contente, elle veut profiter de l’occasion pour travailler son anglais...

 

J’essaye de dormir un peu...sans trop de succès...je regarde un peu par la fenêtre et tente de deviner un peu le paysage, je traverse quelques villes (le train est sans arrêt de Shanghai à Beijing), d’immenses gares de triage ferroviaires, un fleuve...Je me trouve à présent dans une région tourmentée par de violents orages, la lumière des éclairs me relève brièvement des paysages un peu montagneux...

 

Le jour se lève enfin mais je suis déjà presque arrivé, je ne peux juste qu’admirer la banlieue de Beijing... Certains quartiers font vraiment ancien...Le train ralenti enfin puis s’arrête, je prend mes sacs et descend du wagon, nous sommes le 25 juillet, il est 7h du matin et je suis à Beijing capitale de la Chine !

Beaucoup de trains en provenance de toute la Chine arrivent à cette heure-ci, je parviens difficilement à me glisser dans la foule en direction de la sortie...Je quitte enfin la gare et arrive sur une place ou toute une foule attend les voyageurs. J’essaye d’apercevoir Zheng au milieu de tout ça, sans succès. Je fais le tour de la place durant une demi heure et dois me rendre à l’évidence, elle n’est pas au rendez-vous!

 

Il me reste plus qu’à trouver un téléphone public pour essayer de la contacter; en marchant je regarde un peu autour de moi, pour avoir une première impression de la ville, il fait moins lourd qu’à Shanghai, même si il fait déjà chaud, c’est beaucoup plus supportable...

Alors c’est ça Beijing? Ca craint, ça fait vraiment ville provinciale en comparaison de Shanghai...

 

J’aperçois enfin un petit magasin avec téléphone public, je compose son numéro et on me dit qu’elle a plus de crédit... Décidément je commence à croire qu’elle m’a planté! Tout en me redirigeant vers la gare, je commence à penser à un plan B. Me voici à nouveau à la sortie de la gare, je jette un dernier coup d’œil avant de m’en aller histoire de lui donner une dernière chance... Et je l’aperçois enfin. Elle est venue avec son copain, je ne sais pas ce qu’elle lui trouve, il a vraiment une tête de con, mais il a l’air plutôt cool...

 

On se dirige vers le parking sous terrain, ou elle a garé sa voiture... Elle me conduit à mon hôtel qui se situe dans l’ouest de la ville, entre le 2ème et 3ème périphérique. Je suis impressionné par la taille de la ville, elle est simplement immense et s’entend à perte de vue! A Shanghai, la hauteur des tours cache la vue et ne permet pas de juger de la taille réelle de la ville... Zheng me demande si j’ai mangé quelque chose ce matin, je lui réponds que non je n’ai pas eu le temps. On s’arrête alors dans un ptit resto, manger un petit déjeuné que je qualifierais de très chinois: des xialong et une sorte de puding chinois... Je suis étonné, ici les xialong n’ont rien à voir avec ceux de Shanghai, leur apparence est différente et leur goût aussi. 

 

Puis direction mon hôtel, il a l’air pas trop mal, ce n’est pas le grand luxe non plus, mais c’est bien plus que suffisant. On prend l’ascenseur, reste maintenant à voir la chambre, mais oh surprise! Ce n’est pas une chambre mais une suite! Je reste stupéfait, je ne sais que dire, je remercie Zheng même si j’aurais préféré dormir chez elle, on se pose dans le salon et restons discuter une bonne heure de tout et de rien, je peux voir dans ses yeux une certaine gène. Je leur demande quel est leur programme pour c’est après midi, elle me répond qu’elle doit voir des amis et dîner avec eux et me fait bien comprendre que je ne suis pas invité. Bon sympa...

Mais on se verra demain soir me dit elle. Son copain n’aura pas dit grand-chose vu qu’il ne parle pas un mot d’anglais... Je les raccompagne vers la sortie puis vais prendre une douche et me coucher, vu que je n’aurais pas dormi de la nuit. 

 

Je me réveille vers 15h30 beaucoup plus en forme, je réfléchie à ce que je pourrais bien faire du reste de l’après midi, je feuillette un peu le guide du routard à la recherche de sites intéressant dans les environs immédiats, malheureusement il n’y a pas grand-chose. Tant pis je vais me contenter d’aller visiter le quartier. Je commence ma marche en direction de la cité interdite, même si je sais qu’il me faudra de nombreuses heures pour l’atteindre, au bout de 20 minutes je commence à avoir soif, c’est vrai que même si il fait moins lourd qu’à Shanghai, il n’en fait pas moins chaud! Je m’arrête dans un magasin acheter une bouteille de thé glacé et je repart. 

 

En quittant le magasin j’aperçois un couple à l’allure familière; non je ne rêve pas c’est bien Zheng et son enfoiré de copain qui viennent de me passer devant, j’accélère le pas pour les rattraper, arrivé à la hauteur de Zheng je tape rapidement sur son épaule droit puis la dépasse par la gauche, forcement elle se fait avoir et lorsque finalement elle me voit face à elle, elle fait un bon en arrière, « but what are you doing here?». Je lui répond que je visitais le quartier tout simplement, elle est vraiment surprise, elle me propose maintenant d’aller rejoindre ses amis et de passer la soirée avec eux, chose qu’elle ne voulait pas ce matin.

Son copain n’a pas l’air d’apprécier, mais ça m’est complètement égal.

 

On retrouve donc son couple d’amis en train de déguster une glace au KFC du coin, puis en embarque tous dans la voiture de Zheng, direction le centre ville. Il faut le dire, même si Zheng conduit mal, la circulation est nettement moins chaotique qu’à Shanghai, ici les gens ont l’air moins stressé. Après quelques minutes de conduite, on arrive en vu de la cité interdite et de la place TianAnMen, je reste savourer cet instant qui reste magique tandis que les autres me regardent d’un air amusé, un des chinois me demande en pointant du doigt le portrait de Mao si je sais de qui il s’agit. Bah oui quand même, faut pas trop me prendre pour un abrutis non plus.


On arrive maintenant dans les Hutong. Zheng gare sa voiture avec difficulté, c’est vrai que les rues sont super étroites aussi. On continuera le trajet à pied. Mon dieu, comment des gens peuvent encore vivrent la dedans, c’est vraiment ancien et certaines maisons sont bien délabrées, et puis bonjour les odeurs dans certaines ruelles... 

 

Encore quelques minutes de marche et on arrive au resto. C’est pas la grande classe mais c’est pas le petit bouisbouis non plus...A l’entré, juste à coté de la porte, il y a toute une série d’aquariums, certains avec des poissons chat, d’autres avec des carpes, dont certaines ont l’air mal en point et nagent sur le dos; mais encore des serpents, des tortues, ou de grosses grenouilles...hummm appétissant!

 

On nous dirige vers une petite table à l’étage, les serveuses restent me regarder d’un air amusé, je veux bien croire qu’elles ne servent pas d’étrangers tous les jours...Je laisse le soin aux chinois de commander. On m’apporte un premier plat, les autres me pressent le pas pour que je goutte, mais avant de me lancer je préfère tout de même demander ce que c’est. Seulement personne ne semble être capable de me dire ce que je m’apprête à déguster sauf qu’il s’agit d’une spécialité Hongkongaise, mais ils me disent que c’est bon. C’est servi dans une sorte de tasse, c’est une sorte de gelé noire...Je saisis ma cuillère prend un morceau, devant le regard des autres qui semblent attendre avec impatience ma réaction. Humm pas mauvais, c’est un peu sucré et caramélisé... Ils semblent tous rassurés et goûtent à leur tour; je n’y crois pas! En fait eux aussi, n’avaient pas la moindre idée du goût de ce plat! Ils se mettent à rire, le couple d’amis de Zheng est curieux et me pose plein de questions, ils sont sympa et parlent très bien anglais, Zheng m’explique que ses 2 amis se connaissent et sortent ensemble depuis le lycée ou ils étaient voisins de table. Le repas se poursuit dans la bonne humeur, on nous apporte tout une flopé de plats, il faut le dire, depuis mon arrivé en Chine, de mes 5 sens, c’est bien le goût qui déguste et découvre le plus.


Le repas s’achève, je propose de payer ma part de l’adition Zheng me regarde d’un air méchant et me dit « hors de question tu es mon invité! », mais tu m’as déjà payé mon petit déjeuné ce matin! Bon inutile d’insister, elle reste inflexible, on me propose d’aller maintenant se faire un karaoké, ouais c’est typiquement chinois comme soirée j’ai l’impression. Forcement, j’accepte même si j’ai horreur de chanter et encore en plus avec des chinois... Je préfère largement les soirées karaoké qu’on s’est fait entre bretons à Shanghai, à moitié bourré entrain de tous brailler en même temps sur du Britney Spires, ça au moins c’était délire...

 

Zheng conduit de plus en plus mal, on a failli se faire percuter par un bus, on opte à l’unanimité pour un changement de conducteur, c’est donc son ami d’enfance qui s’y colle. Ca n’est guère plus brillant, j’espère qu’on arrivera en vie au karaoké.

Nous y voici enfin, ils n’ont pas choisi n’importe lequel, c’est la grande classe, vraiment la grande classe, on nous dirige vers notre petit salon, et on nous apporte un plateau de boissons multicolores, on me sert une rose, je me risque à goûter, beurk dégueulasse! On me sert une verte, idem, puis une bleue azure, non cette fois je n’ai pas la force de goûter...

 

Et voila, c’est bien ce que je craignais, c’est encore pire que la star académie...

Ah oui c’est sur ils chantent super bien, vraiment très bien, et fond leur show façon super star comme le copain de Zheng.

Zheng qui d’ailleurs le regarde plein d’admiration... mais je dois quand même admettre qu’il surclasse de loin tous les candidats de toutes les stars académies, enfin du peu que j’ai regardé...

Ils veulent absolument me faire chanter, il ne manquait plus que ça, je n’ai vraiment pas envie de me ridiculiser, mais histoire de, je regarde vite fait la liste de chansons anglaises et...non vraiment rien ne me semble abordable, et malgré la pression du publique, cette fois ci je ne céderais pas, hors de question de chanter! Ouf finalement ils laissent tomber. Ils continuent donc de sélectionner leurs chansons, dont plus de la moitié seront chantées par le copain de Zheng...


Ca me fait mal de les voir comme ça, je commence à me sentir gêné et à m’ennuyer...

Zheng l’a ressenti et se sent gêné à son tour...Il est 23h30 lorsque nous quittons le Karaoké.

Zheng reprend le volant, on dépose d’abord ses amis puis vient ensuite mon tour à l’hôtel et je les regarde s’en aller...Je suis fané et vais me coucher.

 

2ème jour :

Après un petit déjeuné rapide dans un petit bouisbouis et après avoir repéré la station de Métro la plus proche sur la carte, je me met en marche en direction de celle-ci.

Au passage je dois traverser la gare de l’ouest, je reste impressionné et stupéfait autant par l’architecture chinoise que par la dimension du bâtiment! J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à trouver la sortie, les gares parisiennes me semblent minuscules en comparaison….

 

Encore 10 minutes de marche plus tard et me voici enfin à la bouche de métro, elle se trouve juste à coté du musé militaire. Le métro de Pékin fait bien vieux et bien sale en comparaison de celui de Shanghai… sans parler du nombre de mendiants…

 

Quelques minutes plus tard me voici enfin à la station de TianAnMen Ouest, je descend, m’arrête regarder le plan afin de choisir la sortie la plus approprié. Ca y est, je monte les dernières marches vers la surface avec la musique "the world is mine" de David Guetta remixé par deepdish à fond dans les oreilles et me voici enfin au cœur de la capitale chinoise… Je reste un moment flâné sur cette immense place, regardant tous ces bâtiments communistes, ainsi que la cité interdite…


Puis j’opte pour la visite du tombeau de Mao… Le temps de mettre mon sac à dos en consigne, puis 1h de queue plus tard et me voila à coté de son cercueil de verre et de sa momie bien conservé… la visite se fait au pas de charge, on a pas vraiment le temps de rester « l’admirer » mais bon…

 

Je décide ensuite d’aller faire un tour du coté de la cité interdite, je rentre dans la première cours, me renseigne sur les prix…

mais je la visiterais un autre jour…Je préfère aller m’aventurer dans les vieux hutong ou je m’arrêterais déjeuné dans un petit resto bien sympathique... C’est une expérience assez sympa, mais bonjour les odeurs dans certains endroits… J’opte ensuite pour la visite d’un parc à coté de la cité interdite, d’ailleurs autrefois il faisait parti intégrant du palais… Le parc est sympa, mais beaucoup d’endroits intéressant sont en restauration, dommage!

 

Le temps passe, je me redirige vers TianAnMen, ou je m’arrête dans un cyber Café pour envoyer quelques mails, j’ai de la chance Zheng est en ligne, elle dit qu’elle passera me prendre vers 19h à mon hôtel… Je n’ai pas intérêt à trop traîner dans le centre ville si je veux être à l’heure… Il est temps de reprendre le métro puis un taxi pour rentrer. Les taxis sont beaucoup moins doués qu’à Shanghai, beaucoup de chauffeurs ne sont pas pékinois et connaissent mal la ville. Forcement Zheng arrive à la bourre, on va donc directement chez sa mère qui nous attend pour dîner, elle me dit que son père ne dînera pas avec nous vu qu’il est en déplacement pour son travail. L’appart de ses parents est tout simplement énorme, sa mère nous à préparé toute une série de petits plats qui ont l’air bien appétissant. Durant le repas la mère de Zheng me pose pas mal de questions, mais comme elle a un accent pékinois très fort je ne comprends quasiment rien de ce qu’elle me raconte, Zheng se charge de la traduction…

Après le repas, je les laisse parler entre elles dans la cuisine, tandis que je déguste une tasse de thé devant la télé, ou devrais je dire l’écran géant… Zheng me propose maintenant d’aller visiter son appart, chose que j’accepte volontiers. On reprend sa voiture, et je surpris car on y est en quelques minutes à peine. C’est dans une petite ruelle un peu sombre et un peu glauque aussi, l’immeuble n’a pas l’air terrible, il fait un peu vieux et délabré, mais lorsque je pénètre dans son appartement, j’ai l’impression d’être dans un endroit flambant neuf! Elle l’a fait refait entièrement à ses goûts et comme moi, elle aime beaucoup le bleu. J’aime beaucoup sa déco, mis à part son canapé violet… Elle m’offre un verre, puis on échange un peu de musique et de films, s’en suit une très longue discussion sur tout et rien à la fois, marquée de temps à autres par des silences et regards bien gênants… Il se fait tard, presque une heure du matin, Zheng s’excuse, elle n’a pas la force de me reconduire, je dois donc reprendre un taxi, je tombe encore sur un pas doué qui ne sais pas ou est mon hôtel, heureusement que j’ai bon sens de l’orientation, il ne me reste plus qu’à lui dicter le chemin…

 

 

3ème jour :

J’ouvre difficilement les yeux, je cherche à tâtons ma montre et regarde l’heure… Et merde! 11H30 voila une matinée de gâchée! Ca m’apprendra à me coucher tard et ne pas avoir de réveil… Je me lève, me lave et me prépare rapidement, je quitte l’hôtel pour aller déjeuner dans un bouisbouis du quartier, puis direction le métro et le centre ville, au programme de l’après-midi visite des hutongs du sud et du fameux temple du ciel… J’adore me promener dans ces vieux quartiers, on a vraiment l’impression d’être dans une autre époque…


Après une bonne errance dans les hutongs j’aperçois enfin le temple du ciel, mais oh stupeur! Il est en restauration, et du temple on ne peut voir que la boule dorée située au sommet du toit, le reste est recouvert par les échafaudages… Ecoeuré, je n’ai même pas envie de m’approcher d’avantage, je décide de rebrousser chemin en direction de la cité interdite et d’aller visiter celle-ci à la place…Seulement, j’ai sous-estimé la distance entre le temple du ciel et la cité interdite, et le temps que je me rende là-bas, il est déjà trop tard pour commencer la visite, j’aurais du mieux regarder l’échelle de la carte!!!


Je suis dégoûté, je n’aurais rien fait de ma journée… Je retourne au même cyber café qu’hier espérant trouver Zheng en ligne, comptant sur elle pour sauver la journée, il est prévu qu’on aille nager, vu qu’elle veut mesurer ses performance en natation au mienne, puis dîner ensemble ce soir; seulement elle n’est pas en ligne, bizarre, elle devrait être à son bureau à cette heure-ci… Je rentre à l’hôtel et essaye de la joindre sur son portable, mais la madame de China Telecom m’annonce qu’il est éteint… Ma journée cauchemar continue! Je ressaye une heure plus tard, elle décroche enfin, elle s’excuse, elle a quitté son boulot pour se rendre au concert de Simple Plan qui était de passage à Beijing; rien que ça…

Vu l’heure, c’est clair qu’on n’ira pas nager ce soir, mais je lui propose quand même d’aller dîner ensemble, un peu réticente au départ, elle finit par accepter, elle me dit qu’elle passera à mon hôtel à 20h…

 

21H30, elle n’est toujours pas là et surtout pas de nouvelles… J’en ai assez, mon ventre commence à grogner, tant pis pour elle, j’irais manger tout seul… Je quitte l’hôtel, et me dirige vers le quartier populaire situé à coté, je me trouve un ptit bouisbouis bien tranquille et commande un plat de riz sauté et des brochettes de calamar et de poulet…

Après mangé, je vais errer du coté de la gare, il me semble avoir aperçu un café internet dans le coin sur le plan du guide du routard… Le temps passe et je ne trouve pas ce fameux cyber café… Je demande aux passants dans la rue, ils me répondent qu’ils ne savent pas, un jeune finira par me dire, qu’il a fermé il y a quelques temps déjà…

 

Bon je retourne en direction de l’hôtel, il est déjà 22h30… Je marche, le long du 3ème périphérique, il y a quand même beaucoup de misère en Chine, à l’image de ces chinois qui dorment plié en 3 à l’arrière de leur tricycles, au raz du trafic, sans doute trop fatigué pour aller dormir ailleurs… Ou encore tous ces autres chinois qui vivent à même le sol au niveau de l’échangeur, aujourd’hui j’aurais enfin compris ce qu’ils foutaient là… Depuis mon arrivé tous les jours pour me rendre à la station de métro, je passais devant tout un attroupement de chinois au niveau de cet échangeur, qui attendait je ne sais pas quoi, certains ont quelques outils, ils dorment, mangent, enfin vivent à cet endroit quoi… Cet après-midi en passant, j’aurais vu une voiture s’arrêter pour venir en embaucher 2 ou 3… En fait ils s’attendent simplement qu’on vienne leur proposer du boulot…

 

Me voici quasiment rendu à l’hôtel, mais au dernier moment je décide de tourner à gauche et retourner dans le quartier populaire, histoire de voir si je ne peux pas trouver un vendeur de dvd, histoire de faire quelque chose de ma soirée… Rien de rien, j’ai de nouveau l’opportunité de tourner à droite et de rentrer directement à l’hôtel, j’hésite un moment, puis décide de continuer à marcher, histoire de calmer un peu ma profonde frustration…

 

Je n’ai même pas du faire 200m, lorsqu’on saisit violemment mon épaule gauche, je me retourne surpris, serre les poings en me demandant qui ose m’attraper de la sorte et tombe nez à nez avec… Zheng!!!

 

Je n’en reviens pas de la trouver là face à moi, cela parait irréel, comment peut on tomber 2 fois par hasard sur la même personne en l’espace de quelques jours dans une ville aussi grande que Beijing, surtout qu’elle n’habite pas vraiment dans le quartier… Elle a l’air furieuse et à la fois terriblement inquiète, elle commence d’abord par m’engueuler avant de fondre en excuse…Elle me demande ou j’étais passé, je lui explique, elle hoche la tête en signe de compréhension mais ne me donne pas d’excuse valable. Elle me dit juste qu’elle a du arriver quelques minutes après que j’ai quitté l’hôtel; puis elle me montre du doigt une table à l’extérieure d’un petit resto, ou son copain et un autre chinois se trouvent et m’invite à aller s’asseoir avec eux… Entre moi qui suis vraiment fané et son copain qui tire une tête pas possible, Zheng ne sait vraiment plus ou se mettre… Elle me présente, un de ses amis, qui doit partir étudier à Paris dans quelques semaines… Il me pose pleins de questions, je fais de mon mieux pour rester polis et y répondre…

 

Il est tard, Zheng bosse demain, on se dirige tous ensemble vers le parking de l’hôtel ou elle a garé sa voiture… Elle me prend un moment à part pour s’excuser à sa manière et me dire qu’elle promet qu’on ira nager demain soir…

   

Après qu’ils soient partis je monte directement me coucher… Il y a des jours comme ça…

5 août 2005 5 05 /08 /août /2005 22:00

tout d'abord je tiens à m'excuser du retard que mon blog a pris, j'ai été pas mal occupé ces derniers temps, je viens tout juste de rentrer de Pékin il y a quelques jours, (péripéties à lire dans un prochain article...) je vais donc essayer de le mettre à jour le plus vite possible, je tiens aussi à préciser la création de la gallerie photos sur Suzhou, de nombreuses autres photos seront rajoutées à partir de septembre mais aussi que j'ai rajouté quelques photos dans la gallerie sur Shanghai...




3ème et  4ème semaine de séjour en Chine : 

Suzhou est une petite ville chinoise de 5 millions d’habitants situé à 1h de train de Shanghai environ, (oui petite, il ne faut pas oublier la taille de la population chinoise) que l’on surnomme la « Venise chinoise » à cause des nombreux  canaux et rivières qui traverse la ville. Le niveau de vie de cette ville est très élevé pour la Chine et elle possède  2 gros parcs industriels parmis les plus importants du pays...C’est donc dans cette ville que je ferais mon semestre à l’université et non à Pékin comme je l’avais souhaité. J’en ai d’autant plus les boules après avoir rencontré Zheng qui était prête à partager son appart avec moi à Pékin, me servir de guide et de prof de Chinois...

Mais bon c’est la vie, et qui sait, je suis toujours en contact avec elle, peut être pourra-t-elle me trouver un stage sur Pékin l’année prochaine...Elle a pas mal de contacts grâce à son travail après tout...

 

J’aurais du partir ce lundi matin, mais étant donné qu’aucun des responsables étant présent vendredi dernier pour me remettre la lettre d’invitation que je devrais donné à l’université je dois donc patienter une journée de plus...En fin de journée, en discutant avec ChenWei on semble être d’accord pour se voir plusieurs soir par semaine pour faire un échange Anglais-Chinois, elle me propose demain soir, je lui explique que ça ne sera pas possible que je dois m’absenter quelques jours à Suzhou... Elle me demande pourquoi, je lui montre mon visa et tente de lui expliquer...A la vue de ma date de naissance, elle a un terrible choc et fait un bon en arrière, elle me demande l’air inquiète si c’est bien la mienne, je n’ai guère d’autre choix que de dire la vérité. C’est à mon tour d’être surpris lorsqu’elle me dit la sienne: elle a 6 ans de plus que moi, mince je lui donnais 22 ans maxi! Bon ce n’est ni la première et ça ne sera sûrement pas la dernière fois que je me trompe sur l’age d’une chinoise...

Je ne le sais pas encore mais mon age l’aura plus profondément déçu qu’elle le laisse apparaître sur le coup, car c’est la dernière vraie conversation que l’on aura, après mon retour elle m’évitera au maximum et me dira à peine bonjour...

 

Mardi matin, c’est parti, la musique à fond dans les oreilles provenant de ma nouvelle clé USB radio et lecteur MP3 négociée à 300yuans dimanche dernier, il fait beau, il fait très chaud aussi; j’ai sorti le short, les tongs, mais pas la chemise à fleurs, il faut que je paraisse un minimum sérieux à l’université tout de même car ils ne sont pas obliger de m’aider vu que je ne suis pas encore étudiant chez eux.

 

J’arrive dans le métro, je l’ai eu de justesse les portes se sont fermées dans mon dos, un chinois qui courait derrière moi vient s’éclater sur la porte, trop tard pour lui. Il est plutôt bondé, pas surprenant vu l’heure, tout le monde part au travail...Mais 2 stations plus loin, pour une raison inconnu, il reste bloqué, et les gens continuent d’affluer à l’intérieure, et poussent pour rentrer alors qu’il est vraiment plus que complet, il fait de plus en plus chaud et je suis de plus en plus serré, ça va mal. Un gros chinois commence à s’énerver et à bousculer violemment les gens pour se frayer un chemin vers la sortie, j’en profite pour me glisser derrière lui...

 

Une fois dehors je suis au pied de la tour de la perle, mais je n’ai malheuresement pas de temps pour rester admirer la vue...Je sors le guide du routard pour jeter un coup d’œil à la distance qui me sépare de la gare et évaluer le prix du trajet en taxi...J’apprend au passage qu’il y a un train spécial reliant la Perle à la gare, plan B trouvé, c’est reparti!

Seulement le prochain n’est pas pour tout de suite, je retourne donc dans le métro voir ou en ai la situation...Le trafique semble être revenu à la normale, je continue donc le trajet en métro. Après un changement de ligne sportif à People Square pour prendre la ligne 1, je ne suis plus qu’à 3 stations de la gare; les gens se massent derrière les portes, prêt à percuter ceux qui veulent sortir pour rentrer dans le métro, le seul moyen de sortir dans ces cas là, est d’aller les percuter encore plus violemment afin de se frayer un chemin dans la foule. Les portes s’apprêtent à s’ouvrir, on  dirait 2 équipes de Rugby se préparant à une mêlé.

Les portes s’ouvrent le choc est violent, un chinois qui s’apprêtait à rentrer à l’intérieur est bousculer en arrière sous ma poussé...

 

Après une longue errance dans d’interminables corridors souterrain, je fais enfin surface, seulement je suis du mauvais coté de la gare...retour dans la station de métro, je jette encore un œil au plan pour comprendre ou j’ai pu me planter, il est vrai que leur plan est vraiment pas clair...Après avoir compris mon erreur, je sors cette fois si du bon coté. Je croise au milieu de la foule, un jeune chinois complètement pouilleux, l’air complètement euphorique et portant sur son épaule son baluchon au bout d’un bâton, un peu à la manière de Tom Sawyer, il doit sûrement débarquer de la campagne bien profonde de la Chine. La gare est immense, la foule à traîner autour l’est aussi et de nombreuses personnes dorment sur un morceau de carton ou du papier journal à l’ombre du bâtiment, leurs sacs à coté, ceux ne sont pas des mendiants, probablement des paysans venus tenté leur chance à Shanghai et rejetés par la ville, ils retournent dans leur campagne.

Il m’aura fallu un peu de temps pour en comprendre le fonctionnement de la gare, pourtant très simple vu qu’il est calqué sur celui d’un aéroport...

 

Je m’explique, on commence tout d’abord par faire la queue aux guichets pour acheter son billet, comme dans n’importe quelle gare...Il y a une vendeuse anglophone au guichet 41. Je fais donc la queue un moment, je vois plusieurs chinois dépasser tout le monde et se rendre directement au guichet, ça commence à me taper sur le système, et lorsque que j’arrive enfin devant la vendeuse et commence à lui parler, un chinois arrive et me bouscule et commence à passer sa commande...Je crois que ça va exploser, la vendeuse lui indique que j’étais là avant lui et lui prit donc d’attendre son tour. Il regarde partout autour de lui tout en m’ignorant comme si il cherchait cette mystérieuse personne qui était là avant lui...Puis finalement tente d’aller s’incruster au guichet d’à coté...Je reprend donc les pourparlers avec la vendeuse lorsque j’aperçois un autre chinois dépassant toute la file et s’apprêtant à me doubler aussi, cette fois si, ça ne va pas se passer comme ça. Je tends mon bras gauche pour lui bloquer le passage, il se le prend violemment et se retrouve au sol comme si je lui avais fait une cravate, ce qui biensur n’était pas mon intention, je m’excuse vite fait, paye et récupère mon billet...

  

Après avoir acheter son billet on se dirige vers les salles d’attente, ou d’embarquement, suivant la classe choisie, en l’occurrence, c’est assis dure en ce qui me concerne (il y a 4 classes, assis dure, assis moue, couchette dure et couchette mole). Je quitte donc le hall réservé à la vente des billets, longe à nouveau le bâtiment de la gare, et rentre dans hall des salles d’attentes, on passe mon sac au rayon X et contrôle mon billet comme dans un aéroport, j’en profite après pour acheter un peu à grignoter et a boire pour le trajet. Je monte ensuite un escalator et arrive dans un immense couloir bordé de salles d’attente, je ne sais pas dans laquelle me rendre, je vais me poser au hasard dans la numéro 8, j’envoie un sms à Jiayan pour lui indiquer l’heure approximative d’arrivé  je jette un coup d’œil au panneau d’affichage, je ne repère pas mon train, je dois pas être dans la bonne salle, je l’ai parcoure toutes une à une avant d’enfin trouver la bonne, il ne me reste que quelques minutes à attendre, lorsqu’une annonce est faite, c’est l’embarquement pour mon train, toutes les personnes concernées se lèvent et se dirigent vers le fond de la salle, à un guichet ou on vérifie et composte les billets, toujours comme dans un aéroport...Je descend ensuite vers le quai indiqué, et me dirige vers mon wagon ou une hôtesse contrôle une fois de plus mon billet avant d’aller me poser à ma place, je crois que la prochaine fois, je prendrais un siège en classe supérieure, car ceux-ci ne sont vraiment pas fait pour des occidentaux, je galère à m’asseoir tellement le siège et l’espace réservé à mes jambes sont minuscules. Je suis assis à coté d’une chinoise assez âgée et en face d’une sorte de moine, après va savoir si il est bouddhiste, taoïste ou autre...Il reste m’observer, et semble réagir à chacune de mes pensées comme si il pouvait lire en moi, c’est effrayant.

 

Cette fois c’est bon, l’hôtesse ferme la porte et le train s’en va. Je regarde par la fenêtre à peine quelques minutes après le départ, et j’aperçois une sorte de quartier en ruine reconverti en bidon ville, pas besoin d’aller bien loin pour voir la misère...Puis un  peu plus loin une multitude d’immeubles en construction...Encore un peu plus loin on quitte enfin la ville, ce n’est plus qu’une alternance de champs, serres, rizières, canaux, rivières, marais, zones industrielles, avec des usines flambant neuves et d’autres en ruine datant de l’époque avant l’ouverture de la Chine mais toujours en activité (d’ailleurs l’usine Volkswagen est impressionnante), d’hameaux ruraux, de zones résidentielles en constructions, d’immenses autoroutes...Détail intéressant: il n’y a aucun passage à niveau, les routes passent toutes soit en dessous, soit au-dessus...Dans certains canaux j’ai pu percevoir des mini bidonvilles flottant, construit sur des barges.

 

Durant tout le trajet, des hôtesses défilent dans l’allée centrale, proposant à boire à manger, des livres, certaines s’arrêtent et font un discourt et une démonstration de gadgets plus qu’inutiles que la majorité des chinois suit avec attention...

  

Le train s’arrête dans une première ville, la chinoise assise à coté de moi me demande ou je vais, je lui répond et elle m’indique que c’est le prochain arrêt. On se trouve à Kunshan, ça n’a pas l’air terrible, je n’aperçois que des immeubles presque achevés, une autoroute, tout semble en travaux dans cette ville. Après 10 minutes d’arrêt le train repart...

 

 Vu l’heure, je ne dois plus être très loin, le fait que l’on traverse une grosse zone industrielle confirme mes pensés et enfin le fait que je reconnaisse les 2 symboles de Suzhou sur une usine, m’indique bel et bien que j’arrive à destination. Ca y est le train ralenti, une annonce confirme définitivement que l’arrivé est imminente. Le train s’immobilise, je saisis mon sac à dos et me dirige vers la sortie en suivant la foule...De nombreuses jeunes chinoises restent me regarder en souriant, c’est vrai que je fais vraiment touriste aussi...

 

A peine ai-je passé le dernier contrôle ticket et ai-je quitté le bâtiment de la gare que je suis harcelé de toutes parts par des revendeurs, ou rabatteurs de toutes sortes, même un vieux qui n’était même pas un mendiant tend sa main à mon passage comme si j’allais lui donner quelque chose...   

 

J’aperçois enfin Jiayan qui me fait de grand signe de la main au milieu de la foule, je la rejoins, elle me saute dans les bras pour me faire la bise, je l’ai rarement vu aussi en forme.

On se dirige vers une rue sur le coté de la gare, elle est venue me cherché avec une de ses amie, Chen et sa nouvelle BMW flambant neuve...J’aperçois au loin une des pagodes qui fait la renommé de Suzhou aujourd’hui et encore plus loin des montagnes, ça me rassure de savoir que la nature ne sera pas trop loin...

 

Les filles me demandent si j’ai faim, je leur réponds que non vu que j’ai mangé dans le train...

Donc nous partons directement direction l’université...Suzhou possède le même type de 4 voies sur piliers que Shanghai, cette ville est en fait une alternance de quartier anciens et modernes avec des canaux au milieu de tout ça. Mais contrairement à Shanghai, les quartiers modernes font tout de même chinois...

 

On arrive enfin à l’université, houlà ça a l’air grand! On roule un moment avant de s’arrêter demander ou ce trouve le bureau chargé des étudiants étrangers, à un groupe d’étudiants mixte chinois-occidental. Jiayan commence à parler avec une des chinoises du groupe lorsque nous entendons un des occidentaux du groupe s’exclamer: « woua trop belle ». Le tout en français, forcement Jiayan et moi éclatons de rire. Après avoir obtenu l’information voulue nous repartons. Je demande à Jiayan, « d’après toi, il parlait de toi ou de la voiture? »

Jiayan:« bah de moi bien sur! » Grand fou rire...

 

Après avoir garé la BM, on se dirige vers le bureau concerné, manque de bol, il est fermé et n’ouvre pas avant 14h...Les filles proposent d’aller boire un verre en ville en attendant...Au passage, on s’arrête voir vite fait le frère de Chen, car elle devait lui remettre des documents; si la frangine roule en BMW, le frangin lui roule en Audi A4 également neuve...Et hop c’est reparti, les filles en profite pour me montrer quelques rues commerçantes de la ville.

Après avoir fini nos verres, on reste discuter un peu avant de se remettre en chemin vers l’université...Chen essaye de me faire parler chinois, sans trop de succès.

 

Arrivé là-bas, je rencontre donc la personne en charge des étudiants étrangers, après un moment de réflexion, il accepte de m’aider, Ouf sauvé! Sauvé? Heu non pas tout à fait encore...Il m’informe que je vais devoir passé au moins une semaine sur place pour obtenir un certificat de résidence provisoire, puis qu’il va falloir que je me tape la visite médicale total et avec prise de sang... Oups, je sens que ce visa va me revenir cher; après avoir récolté les informations nécessaires, nous repartons. Les filles me font visiter un peu la ville mais comme il fait très chaud, elles décident d’aller s’enfermer dans un salon karaoké climatisé. C’est comme un hôtel en fait, sauf que chaque chambre est aménagée en salon karaoké, avec grand écran plat, ordinateur, micros et système de son 5.1 . Les filles veulent absolument me faire chanter, moi qui est horreur de ça, je suis ravi... Après avoir jeté un coup d’œil à la liste de chanson anglaise (dont la plus parts sont reprises par des chinois, c’est vraiment le top...), je trouve enfin une qui me parait chantable: Lemon tree de Fool Garden. C’est sur ça ne fut pas grand succès, mais bon... A mon tour de faire chanter les filles, je donne une liste de chansons chinoise à Jiayan et elles s’exécutent immédiatement. Il n’y a pas à dire, elles sont nettement plus douées que moi.

Après le karaoké nous arpentons les rues de Suzhou sans but ni destination précise, le soleil a commencé à décliner, il fait déjà moins chaud. Les filles décident finalement d’aller faire une séance photos à la chinoise avant d’aller diner. On se dirige vers une sorte de « quartier-marché » contenant pleins de petites échoppes vendant de tout et de n’importe quoi.

Après avoir marché un moment dans ce dédale de minuscules ruelles, on s’arrête et pénétrons dans un minuscule magasin. Alors que j’explique, on sélectionne d’abord dans un catalogue une série de cadre, avec des fleurs, des animaux, des cœurs, des personnages de dessin animé, ects... Puis on se glisse tous ensembles dans une sorte de photomaton et on pause en regardant l’écran de façon à se positionner dans le cadre et faisant des grimaces, ou autres pauses rigolotes... Quelques minutes plus tard les photos sont prêtes, elles sont toutes petites et autocollantes, mais après réflexion, je me souviens que beaucoup de chinois de l’Isuga ont ce genre de photos collées sur leurs trousses, agendas ou autres...

 

Séance photo terminée, direction le restaurant, elles décident d’aller se faire une fondu chinoise, cool j’adore ça!

Ce fut un régal, j’ai le ventre explosé, mais il est temps de se dire au revoir et de se séparer, je les remercie pour la journée. Jiayan me dit qu’il vaut mieux que je rentre à Shanghai ce soir, car elle ne peut pas s’occuper de moi demain et elle préfère être présente pour les examens médicaux en cas de problème...Partie remise, je dois donc reprendre le train pour Shanghai, la gare de Suzhou est nettement moins bien conçu que celle de Shanghai et je ne parles pas du tableau  d’affichage de la salle d’attente « soft sit » mais il n’y pas à dire, pour un euro de plus la différence de confort entre « soft et hard sit » n’est pas négligeable.

 

 

 

Suzhou acte 2:

De nouveau dans le train en direction de Suzhou, je m’apprête à envoyer un sms à Jiayan lorsque, oups plus de crédit, Il va falloir attendre d’arriver avant de pouvoir la contacter.

Arrivé à Suzhou, il pleut des cordes, je ne suis pas habillé en circonstance, mais une petite pluie n’a jamais fait de mal à personne. J’appelle Jiayan depuis un téléphone publique, je la réveille, elle est sortie hier soir...Enfin Bref elle m’annonce qu’elle sera là dans une heure...Voila une journée qui commence bien.

 

Une heure plus tard Jiayan arrive en taxi car sa voiture est au garage pour vidange et changement de pneus. On repart en taxi direction l’hôpital, arrivé là-bas, on se rend au secrétariat pour constituer mon dossier, puis c’est parti pour toute une batterie de tests médicaux...On commence par la redouté prise de sang, ce n’est pas que j’ai peur des piqûres, loin de là, mais j’espère juste qu’ils ont perdu l’habitude de réutiliser leurs aiguilles, ça serait vraiment trop bête de choper le sida pour ça. Prise de sang terminé, l’infirmière m’a bien piqué, j’ai rien senti, mais j’aurais tout de même un bleu énorme, direction la salle suivante, ou on me pèse et me mesure, puis on fait passer un test visuel et auditif. Salle suivante, une échographie, salle d’après prise de tension et électrocardiogramme, puis encore radiographie complète et après ça un examen dentaire...Je m’apprête à rentrer dans la dernière salle, lorsque j’aperçois que ça ne m’est pas réservé, vu que c’est l’examen gynécologique. C’est donc terminé pour moi. Les résultats dont dépend l’obtention de mon visa seront disponibles la semaine prochaine. Il est temps de passer à la caisse. Aïe! La note est salée!

 

Direction maintenant l’espèce d’hôtel qui fait également office de résidence étudiante. Du point de vue extérieure, ça n’a pas l’air trop mal, On se rend à la réception, réserver une chambre pour une semaine, Jiayan demande également le certificat de résidence provisoire, coût de l’opération 80 euros, gloups 2ème coup dure de la journée pour mon compte en banque.

Il est temps d’aller jeter un coup d’œil à la chambre qui est en fait situé dans un autre bâtiment derrière. Ok, je sais déjà que je ne passerais pas mon semestre ici, c’est vieux, ça sent pas très bon, les sanitaires et les douches sont en commun, bref je veux pas faire le difficile, pour une semaine ça va le faire, j’ai connu pire, mais pour 4 mois non. De toute manière ce soir je dois rentrer sur Shanghai pour recharger mon portable vu que je ne peux pas le faire à Suzhou, il dépend de la province de Shanghai, encore une chinoiserie...

 

 Il doit bien 15h maintenant, l’estomac commence à grogner, avec Jiayan on décide d’aller manger dans un petit resto pas loin qui accepterait encore de nous servir à cette heure-ci. Chen viendra nous rejoindre. Elles me font goûter une multitude de plats, il faut le dire, de mes 5 sens, celui qui déguste le plus depuis mon arrivé est bel et bien le goût, de ce coté là tout est nouveau pour moi. Par contre quand on commande trop de plats, on goûte un peu à tout et on n’en fini aucun, résultat bonjour le gaspillage...

 L’après midi ce fut shoping, les filles me traînent dans un tas de boutiques, mais vu que je me suis toujours pas acheté une paire de chaussure pour remplacer celle actuelle dont les semelles craquent et se fissure un peu plus chaque jour...Elles essayent beaucoup de vêtements et en achètent pas mal non plus...Le soir elles décident de m’amener dans un resto coréen, c’est cher mais c’est loin d’être mauvais, ils cuisinent les plats devant nous, c’est sympas à voir, je goûte encore de nouveaux plats, mais inutile de me demander ce que c’est j’en ai pas la moindre idée, et lorsque je demande aux filles, elles me répondent qu’elles ne savent pas le mots anglais et qu’elles ne savent non plus expliquer ce que c’est...Comme ça au moins je suis fixé.

 

Il est temps de penser à rentrer sur Shanghai, au guichet de la gare, je ne comprend pas trop, on me donne un billet, je le paye que 7 yuans, mais il n’y a aucune classe d’indiquée ni de numéro de siège. Je comprend mieux lorsque je vois la gueule du train...c’est une relique! Et comme personne n’a de place attribuer, tout le monde courent dans tous les sens c’est la ruer vers les sièges disponibles.  Je me trouve finalement un endroit ou me poser entre plusieurs chinois, j’ai vraiment l’impression d’avoir fait un bon dans le passé, tout parait si vieux, même les gens semblent provenir d’une autre époque, un vieil haut-parleur passe de la musique traditionnelle. Autre détail marquant, les gens balancent tous leurs déchets par terre et au milieu du trajet une femme viendra passer la serpillière mais avec une eau tellement noire et sale, que résultat le sol est encore plus crade après lavage qu’avant...

 

Rien de bien intéressant pour le reste du trajet et le retour à Shanghai...  

 

 

Le mercredi, c’est le grand jour, il temps d’aller récupérer les résultats, Jiayan passe me prendre à l’hôtel en début d’après-midi et direction la clinique...Tout semble en ordre, ils n’ont rien trouvé qui ne me permettrait pas de rester, mais l’électrocardiogramme, révèle un truc au niveau du cœur mais rien de sérieux apparemment....Je fais un peu de souffle au cœur de temps en temps mais bon... Je ferais contrôler ça en rentrant en France.  

On a plus rien à faire ici, maintenant qu’on a tous les documents nécessaires à la constitution du dossier, direction l’université.

 

Arrivé là bas, le gardien refuse de nous laisser rentrer à l’intérieur avec la voiture, Jiayan continu de négocier jusqu'à qu’il cède, je lui demande ce qu’elle a bien pu lui dire pour qu’il nous laisse passer. « je lui ai dit que j’étais prof de chinois et que tu étais mon élève » « non tu n’as pas osé?! » « Si.... » Grand fou rire...

 

De nouveau face au responsable des étudiants étrangers, je lui donne tous les documents, il lui faudra un bon moment pour rédiger le dossier....ah les joies de l’administration....Mais je suis content, j’ai trouvé plus compliqué qu’en France, mais vu la taille du pays, ils ont une sacré excuse aussi. Une fois le dossier complété, il m’informe cependant  que je vais devoir moi-même le porter à l’administration car ils ne font uniquement des demandes groupés, ce qui n’est pas le cas actuellement...Jiayan me dit qu’ils ferment tôt et qu’il faut mieux remettre ça à demain. Le gars me donne une carte avec l’adresse, je le remercie, récupère le dossier et nous nous en allons...

 

De retour, dans la voiture, Jiayan m’expose son plan pour le reste de la journée...Elle propose d’aller me monter un quartier traditionnel de Suzhou, de se faire un resto sur place, puis d’aller en boite...On est mercredi soir mais il n’y pas de raison...

Le quartier en question, entièrement rénové, est très joli. J’appelle Billy un collègue de promo en Stage à Suzhou, pour lui proposer de se joindre à nous ce soir; il n’était même pas au courant que Jiayan était originaire de Suzhou, c’était pourtant pas le genre de personne à négliger, je lui suis moi-même super reconnaissant, elle m’a vraiment été d’une aide précieuse et j’espère pouvoir lui rendre la pareille un jour en France... Il me dit qu’il a déjà un dîner de prévu mais qu’il viendra nous rejoindre après...Puis rappelle quelques minutes plus tard car finalement son dîner est annulé, Chen viendra nous rejoindre aussi.

Le resto est sympa, j’adore le cadre, l’ambiance, la nourriture est plutôt bonne aussi, l’adition n’est pas mal non plus,  il n’y pas à dire elles m’emmènent toujours dans de super restos...On reste discuter un long moment, le temps de laisser écouler un peu de temps car il est encore trop tôt pour aller en Boite...Moi je pense rentrer vite fait à l’hôtel histoire de me changer car cette fois je suis vraiment habillé comme un touriste, tongs, short et chemise à fleurs... Jiayan m’assure que cette boite est très tolérante pour les tenues vestimentaires mais le fait de porter des tongs me semble très risqué pour mes pieds, je décide donc quand même de retourner à l’hôtel.

 

Une Heure et demi plus tard je suis de retour (oui l’hôtel n’était pas tout près), les autres sont déjà à l’intérieure de la boite le « Seven Club », je rentre à mon tour à l’intérieure, la déco est sympa, elle ressemble un peu au Bowling Club à Shanghai. Je suis surpris c’est plutôt bondé pour un mercredi soir, je regarde un peu le tête et l’allure des gens, tout en cherchant les autres, je comprend rapidement que c’est la boite de la bourgeoisie locale et que les filles ne voulaient pas aller ici par hasard...Je finis par les apercevoir, Jiayan me fait un signe de la main, ils ont réussi à obtenir une table juste à coté de la piste de danse qui est d’ailleurs minuscule, les filles sont toutes fières de me montrer leurs nouvelles cartes VIP qu’elles viennent juste obtenir. Avec Billy, on décide de se prendre un pichet de cocktail à deux, car les prix ne sont vraiment pas donnés. Par contre la musique est vraiment horrible, les filles me disent de patienter, qu’il est encore tôt, ça va venir...En attendant, on joue à un jeux de dés chinois dont j’ai beaucoup de mal à saisir le principe et les règles... Sur une table un peu plus que la notre, j’observe un groupe de gros chinois entouré par des minettes, un des chinois sort un sachet d’extasie et  commence à en distribuer aux autres, ils gobent tous, filles comme garçons, je sent que d’ici une heure ça va être cocasse...

 

Les filles n’avaient pas menti, on a enfin de la vraie musique! Le DJ est déchaîné, il mixe et remixe comme un dieu, même des morceaux auxquels je n’aurais jamais pensé et jamais cru pouvoir entendre en Chine, tel qu’un groupe danois déjà très peu connu en France...

Il enchaîne les morceaux c’est un vrai régal, on décide d’aller sur la piste de danse, comme elle est très petite, on est très serré, le groupe de chinois ayant gobé des extas est en transe, un gros chinois dégouline de partout tandis que les filles se déhanchent comme des folles...On est beaucoup bousculé, Jiayan me place face à elle pour les contenir...Ca commence à me taper sur le système, j’en pousse un violemment histoire de lui faire comprendre, puis me retourne rapidement style c’est pas moi, j’ai rien vu j’étais pas là...

 

Billy doit rentrer assez tôt, il travail demain matin et surtout passé une certaine heure, il devra réveiller le gardien de son immeuble pour pouvoir rentrer chez lui...Je suis désormais le seul étranger de la boite et j’aurais le droit à une spéciale dédicace de la part du DJ...

Globalement si on met à par le groupe défoncé à l’exta, l’ambiance est beaucoup plus calme qu’à Shanghai, je sent déjà que lorsque j’habiterais ici, je reviendrais très régulièrement sur Shanghai pour faire la fête... Le seul chinois à être venu me parler est en fait un taiwanais, ce qui confirme le fait qu’ils sont quand beaucoup plus ouvert, mais comme je l’ai déjà dit, ils ont eu beaucoup plus de temps pour s’ouvrir aussi...

 

Vers 1h du matin les filles décident de rentrer, elles habitent encore chez leur parents et donc ne veulent pas rentrer tard...Jiayan me dépose à mon hôtel, je l’a remercie pour la journée et lui dis au revoir vu que je ne la verrais pas avant un petit moment, elle part voyager à travers la Chine durant plus d’un mois. Puis je rentre me coucher dans mon pitoyable lit...

 

 

Lendemain matin, ou devrais-je dire début d’après midi, je me lève, vais prendre ma douche, j’ai de la chance, je suis tout seul....Puis une fois prêt, je m’arrête dans un 24h acheter de quoi boire et de quoi grignoter avant de grimper dans un taxi... 35 yuans plus tard me voici au centre administratif de Suzhou...Bigre c’est grand! Je me fais balader de service en service avant d’enfin atterrir au bon, là je donne mon dossier, mon passeport, le gars vérifie que tout soi en ordre, avant de me donner un reçut et me dire de venir récupérer mon passeport dans 8 jours, seulement il faudra encore que je paye 40 euro pour le récupérer, j’en ai vraiment marre de me faire taxer...Mais ça fait une bonne chose de fait, désormais je suis tranquille jusqu’à la fin de mon séjour.

 

Je reprend un taxi pour retourner à l’hôtel, puis termine de faire mon sac avant de reprendre à nouveau un taxi direction la gare...Je rentre enfin à Shanghai!!!

 

De retour le vendredi de la semaine suivante, on m’annonce que mon passeport n’est pas encore prêt et qu’il faut que je repasse demain... Je suis content je viens de claquer 12 euros pour venir ici pour rien, et en plus sur le chemin du retour je me fais voler mon téléphone portable!!! Il y a vraiment des jours comme ça ou on ferait mieux de rester au lit!

De retour le lendemain à Suzhou, je me retrouve devant un centre administratif fermé, quelle conne!!! Elle n’aurait pas pu me préciser qu’ils étaient fermés le samedi??? Et encore 12 euros de claqué pour rien! En plus le taxi que je prends pour retourner à la gare, pensant que j’étais un touriste m’amène au parc ou se situe une pagode qui constitue sûrement une des plus grosse attraction de la ville...Je lui non c’est pas là que je veux aller, je lui redis en chinois que je veux aller à la gare, cette fois ci c’est bon il m’y emmène, mais il ose me demander de lui payer la première course, et puis quoi encore? C’est toi qui t’es planté, assume mon coco...

 

Ce weekend je crois que j’ai eu mon premier coup de blues depuis mon arrivé, j’aurais même craqué et acheté un camembert Président à 6.5 Euros... Mais le moral est revenu assez vite, lundi j’ai enfin récupéré mon passeport et à ma grande surprise ce n’est pas un visa que j’ai trouvé à l’intérieur mais bel et bien un permis de séjour, la grande classe quoi!

 

 

 

Et voila Suzhou c’est fini pour le moment, retour programmé pour la fin août pour y trouver un appart et m’y installer avant le début des cours à l’université... La suite de mes aventures à Suzhou sera en ligne à partir septembre...

28 mai 2005 6 28 /05 /mai /2005 22:00


Sorry, I was too tired and too lazy to translate in english, maybe later ...

 On peut dire que mon voyage a très mal débuté, en fait j’ai bien failli ne pas partir du tout.

 La 1ère raison qui aurait pu faire avorter mon expédition fut une mauvaise lecture de l’heure de décollage de mon premier vol effectuant la liaison Nantes-Paris. Dans ma tête il était censé décoller à 19H30, alors que dans la réalité c’était 19H05, ce qui faisait terminer l’enregistrement à 18H30 dernier délai. L’autre raison, était qu’à 18H20 lorsque j’ai réalisé l’erreur commise, moi, ma mère et ma sœur étions coincés dans une embouteillage sur le périf Nantais et la circulation était vraiment très ralentie, nous n’avions pas encore franchi le pont...

Ma mère commença à paniquer, tandis que je m’efforçais de garder la tête froide et de trouver une solution: l’expérience m’a appris que les voyages sont toujours pleins d’imprévus mais elle m’a également appris à y faire face. Je remercie ma mère d’avoir une fois de plus stresser à ma place.

 

 

Mon premier réflexe fut donc de chercher à contacter l’aéroport afin de les informer de mon retard, j’obtins le numéro grâce à l’assistance de mon père (je profite au passage pour remercier ma famille pour l’aide logistique qui m’ont apporté dans la préparation de ce voyage) l’aéroport m’informa que en théorie je devrais pouvoir attraper mon vol, mais que mes bagages me suivront par le prochain vol. Quelle angoisse! Je n’ai aucun point de chute à mon arrivée à Shanghai, donc aucune adresse ou me les faire livrer. Voila qui complique encore un peu plus la situation actuelle...

 

 

C’est à ce moment que le dieu de la chance, qui m’est plus que très souvent favorable en cas de situations un peu critique décida de faire son entrée en scène pour me sortir de ce mauvais pas... Puisque j’étais en retard, il retarda mon vol aussi, tout simplement. Et à mon arrivée à l’aéroport à 18H45, on m’informa que le vol avait effectivement 15min de retard pour une raison que j’ignore, il y a des circonstances comme ça ou on évite de se poser trop de questions, quelle chance! Cela m’a donc permit d’enregistrer mes bagages, mais ce fut vraiment juste à temps.

 

 

Après avoir dit brièvement au revoir (à cause du retard, et de l’hôtesse pressée de m’emmener en zone d’embarquement) à ma mère et ma sœur qui avait les larmes aux yeux, j’embarquais donc finalement à bord de l’habituel Fokker 100 effectuant cette liaison Nantes-Paris. Encore 5 minutes de retard accumulée et on décolle enfin; après quelques minutes de turbulences on atteint l’altitude de croisière. Le pilote a du bien pousser sur ses réacteurs car 40 minutes ont suffis pour rallier Paris au lieu des 55 habituelles.

 

 

A Paris, pas grand-chose de passionnant à raconter, mis à part que j’ai voulu tester le réseau wi-fi mis à disposition des voyageurs et à ma grande déception il était payant...

Un détail intéressant, tout de même, presque tous les vols à destination de l’Asie étaient regroupés dans ce hall (Shanghai, Singapour, Bangkok, Manille HongKong, Séoul...)  ; ce fut amusant de pouvoir comparer les différents types d’asiatiques, et de voir à quel point ceux qui disent qu’ils se ressemblent tous se trompent. Au passage j’ai remarqué que les filles les plus jolies étaient toutes coréennes.

 

 

23H15, c’est mon tour d’embarquer à bord d’un boeing 777 d’Air France. Sympas comme avion, avec écran tactile frontale, faisant office de console de jeux, « lecteur dvd » et « lecteur Mp3 »... Mon siège se situe coté hublot à l’arrière de l’aile droite de l’appareille. J’attend avec impatience l’arrivé de mon voisin ou voisine avec qui je vais passer les 12 prochaines heures.

A peine, est il arrivé, je commence à le dévisager avec stupeur, non ce n’est pas possible ça ne peut pas être lui, il ne serait pas en classe éco. Je le salue donc poliment tout continuant de le dévisager...Le système vidéo qui devait présenter les consignes de sécurités tomba en panne au milieu de la projection, l’équipage dut terminer la démonstration à l’ancienne devant les passagers amusés.

 

 

23H30 l’avion décolle, cette fois c’est vraiment parti, trop tard pour faire marche arrière.

J’ai trouvé illogique que ce vol soit considéré comme un vol de nuit, en Chine il est 5h30 du matin et à peine 3 heures de vol plus tard nous survolons Saint-Pétersbourg ou il fait déjà presque jour, sûrement à cause de la latitude ou nous nous trouvons. Les hôtesses nous demandent de garder les hublots fermés.

 

 

J’essaye de dormir; impossible, j’enchaîne alors les films et essaye les différents jeux mis à disposition...

 

 

(Plusieurs heures plus tard...) Nous survolons maintenant le Lac Baïkal, les passagers commencent à sortir de leur torpeur petit à petit et la cabine commence à reprendre vie.

Les discutions s’engagent entre voisins; j’apprend donc que le mien est un grand pianiste de jazz belge, et non l’acteur américain Bruce Willis malgré une ressemblance plus que frappante.

Vu qu’il a été plusieurs là-bas pour y donner des concerts, je lui demande si il n’a pas un hôtel à me conseiller à mon arrivée...J’apprend aussi que la 3ème personne de la rangé est un suisse venant vendre des machines textiles en Chine.

 

 

Je regarde par le Hublot, il me semble que nous sommes maintenant au-dessus du désert de Gobie. Nous quittons l’espace aérien de la Mongolie, et rentrons enfin en Chine, le temps y semble mauvais, je ne verrais plus le sol jusqu'à mon arrivée à Shanghai. Ca y est le pilote annonce que nous commençons notre descente. Je touche au but. Le temps n’y est effectivement pas terrible, nuageux, très brumeux et pluvieux.

 

 

L’avion se pose, nous sommes le vendredi 13 mai 2005, il est 16h05 heure locale et je suis en Chine! Ultra motivé et très excité par l’aventure qui commence réellement,  je descend, traverse rapidement les immenses couloirs de l’aéroport, m’arrête à un distributeur retirer 1000yuans passe les douanes et vais récupérer mes bagages sans encombres... Je suis déjà sollicité par des chauffeurs de taxi. Je me rend au lieu de rendez-vous, porte numéro 7 afin d’y retrouver Fred mon futur colocataire arrivé 3 semaines plus tôt. Je remercie aussi le dieu de la chance de l’avoir mis sur ma route, avoir quelqu’un déjà en place facilite grandement la tache; seulement il n’est pas au rendez-vous.

Sans paniquer n’y m’inquiéter je demande à un chinois ou je pourrais acheter une carte téléphonique. Un coup de téléphone me permet de savoir qu’il est bien en route pour venir me chercher, j’en profite aussi pour rassurer ma mère sur mon sort. Fred arrive 10 minutes plus tard et me souhaite la bienvenue. Nous prenons ensemble le bus en direction de la ville.

Ce simple trajet de 40 km m’a suffi pour comprendre toute la puissance et la démence de cette ville, « le péril jaune est effectivement en marche ».

Il y a tout d’abord ce train à suspension magnétique, reliant les 40km séparant l’aéroport à la ville en 7minutes et 20 secondes avec une pointe à 421km/h ! Ca serait cool si il pouvait installer le même entre Reykjavik et l’aéroport de Keflavik en Islande. Les boulevards sont immenses et s’étendent à perte de vue.

Les buildings de Pudong sont impressionnants, gigantesques, dotés d’une architecture délirante ultra futuriste, les grattes ciel semblent pousser comme des champignons. Je commence à croire que les gens ont raisons lorsqu’ils disent que New York semble bien pale et ridicule à coté de Shanghai.

 

 


Dès mes premières heures en Chine, je redoutais une  claque culturelle de force majeure, le choc des civilisations...En effet quel choc! Mais ça ne fut pas celui auquel je m’attendais; en réalité le choc fut qu’il n’y eu aucune véritable surprise, tout est exactement comme je l’avais imaginé et rêvé. Tout porte à croire que j’étais mentalement bien préparé à force d’avoir tellement pensé et repensé à cette arrivée.

On arrive maintenant dans le cœur de Pudong, l’équivalent de Manhattan à New-York, ou nous rejoignons LiWei une amie de Fred dont le copain est Penmarchais et aurais connu ma grand-mère à l’école du bourg...Décidément ce monde est vraiment petit!

Elle me conseille un hôtel 4 étoiles tout près d’ici, et propose de m’accompagner afin de négocier le prix de la chambre. L’hôtel qui occupe un building entier est plutôt imposant et sa décoration gréco-romaine  très « kitch ». Le prix annoncé m’estomaque 85 euro la nuit! Le mythe de la vie pas chère en Chine vient de s’envoler, mais il vrai que je suis à Shanghai aussi.

Grâce à l’intervention de LiWei j’obtiens la chambre à 44 euro petit déjeuné inclus. Fred et LiWei me quittent, je monte dans ma chambre prendre une douche, après un tel voyage j’en avais bien besoin, puis je décide d’aller manger au restaurant. En parlant chinglish j’arrive à commander des raviolis à la serveuse, le seul plat chinois que je connais à l’heure actuelle.

Le reste du personnel me guette avec amusement et semble attendre avec impatience le moment ou je suis supposer me servir de mes baguettes car biensur, pas le droit à la fourchette ici. Désoler de vous décevoir les gars mais ça fait des mois que je m’entraîne de façon intensive, pas de spectacle amusant pour vous ce soir. Je décide ensuite d’aller faire un tour au bar, il est 23h et je comprend tout d’un coup la plus grande faiblesse de la Chine: L’énergie!

Tout l’éclairage extérieur cesse, il n’y a plus qu’un ascenseur sur deux à fonctionner, ect..., économie d’électricité oblige. Je retourne me coucher et parvint à dormir quelques heures malgré le décalage horaire.

 

 

Le Lendemain 9h30, je me lève, prend une douche et décide d’aller déjeuner, je réalise soudainement  avec horreur qu’une chose va atrocement me manquer durant ces 8 mois, les chinois ne semblent pas connaître « le petit déjeuné sucré ». Je dois me contenter à la place de viande, légumes cuits et nouilles chinoises...

 

 

Il est midi, l’heure à laquelle je dois rendre la chambre, Fred me retrouve dans le hall, nous nous nous  rendons chez LiWei et Cédric déposer mes bagages. Je ne rencontrerais pas Cédric maintenant vu qu’il dort profondément, il est rentré à 8h ce matin, les nuits de Shanghai seraient elles aussi chaudes que celles de Reykjavik?

 

 

Et c’est parti pour un après-midi de visite d’agences, d’appartements et de négociations.

Le premier me laisse très septique, le loyer est de 3400 yuans et c’est plutôt cher pour ce que c’est, l’immeuble est mal entretenu, l’appart plutôt petit et vieux...ça commence mal.

Un chinois a pris par mégarde le parapluie de Fred, nous devons donc l’attendre dans une autre agence pour procéder à l’échange. Les gens dans la rue me regardent l’air stupéfait, non pas parce que je suis européen mais parce que le temps est supposé être très froid aujourd’hui et que je marche en t-shirt bras nu sous une pluie fine, tiède et assez agréable à mon goût. Nous profitons de l’attente dans cette agence pour nous renseigner sur d’autres appartements, le chinois de la première agence semble convenir d’un éventuel accord et partage des gains avec cette agence-ci au cas ou nous signerons chez eux, business is business comme on dit. Le parapluie de Fred récupéré nous nous mettons en route vers un autre appartement. C’est dingue comme les chinois adorent le klaxon ! Ils klaxonnent comme des fous pour un rien, même quand il n’y a personne.

 

 

D’un point de vu occidental et pour quelqu’un qui ne connaît pas du tout la culture locale, les chinois peuvent paraître très crade, ils crachent partout dans les rues, rotent pleinement sans se gêner...D’après ce que j’ai pu comprendre, roter et cracher seraient bénéfique selon la médecine traditionnelle chinoise. Mais ils ne se gênent pas non plus pour tout jeter par terre sous prétexte qu’une armée de travailleur nettoient les rues en permanence.

 

 

Je redoute le pire quand je m’aperçois que l’immeuble dans lequel nous nous rendons est une copie conforme de l’autre. Mais à notre grande surprise, nous découvrons un appart refait à neuf récemment. Pour 100 yuans de plus que l’autre, la différence est énorme, il est plus grand, mieux équipé, et bien plus clair, mais bonjour la déco...Par soucis de comparaison nous décidons d’en visiter un troisième, nous nous rendons donc dans une 3ème agence. Lorsque nous entrons, nous comprenons qu’on change radicalement de catégorie. Après quelques coups de fil, l’agent organise une visite. Nous entrons dans un quartier résidentiel flambant neuf et très luxueux, L’immeuble est très sympathique, l’appart très grand et super luxueux, marbre, meubles en bois précieux, canapé et fauteuils en cuir...Le prix annoncé est de 4600 yuans charges non incluse.

 

 

Il est déjà 15h55, les visites nous ont ouvert l’appétit, nous décidons d’inviter LiWei au restaurant pour la remercier de son aide. Mais à cette heure si il n’y a plus grand-chose d’ouvert, on opte donc pour le KFC, faute de choix. Durant le repas, nous commençons à parler des apparts, et notre choix s’oriente biensur sur le 2ème, le meilleur rapport qualité prix.

Nous contactons donc le propriétaire pour signer le contrat de location. Nous négocions quelques fournitures manquantes telle qu’un lit, une fontaine à eau, une machine à laver, et l’ouverture d’une ligne téléphonique. Mauvaise surprise cependant, nous devons régler en cash  directement les 3 mois de loyer, plus un mois de caution et les frais d’agence, soit la somme 760 euros en ce qui me concerne!!!

Ca fait très mal au budget pour un début de séjour, je vais devoir taper sur ma réserve personnelle en Islande. Cependant le propriétaire comprenant qu’on ne puisse pas retirer une telle somme en un jour,  nous accorde une semaine de délai pour le payer.

 

 

Nous repartons chercher nos bagages et faire quelques courses afin d’équiper l’appart, c’est marrant, les jeunes enfants nous regardent avec amusement, parfois avec peur et nous montrent du doigt. Il est vrai que nous nous situons à la limite d’un quartier populaire, il ne doit pas avoir beaucoup d’occidentaux dans le coin. C’est surprenant, chaque rayon du magasin compte minimum 1ou 2 vendeuses, jusqu'à 6 pour certain rayons, à certaines heures de la journée il doit y avoir plus de vendeuses que de clients. Lorsque nous arrivons dans la partie alimentaire du magasin je constate avec stupeur que 90% des produits me sont totalement inconnu. Il n,y a presque pas de queue aux caisses malgré le monde présent dans le magasin, toutes les caisses sont en service et les caissières semblent bien plus efficace que chez nous.

 

Le temps de s’installer il est presque 22h, du coup nous devons retourner au KFC, seul endroit encore à servir à cette heure-ci en dehors des petits bouisbouis et des cuisines ambulantes situées sur des chariots au croisement; on y trouve toutes sortes de plats, les odeurs y sont tantôt très appétissantes, tantôt répugnante, mais je ne suis pas encore prêt à me risquer la dedans. Les chinois mangent généralement à 18h l’heure à laquelle le soleil se couche, encore une chose qui va me manquer ici: « l’été arctique » et la présence du soleil 24H sur 24H. Et en rentrant, on décide de déplacer un des 2 fauteuils du salon, dorénavant la nouvelle chambre de Fred pour qu’il est plus de place, le propriétaire a affirmé qu’il avait été mis là avant la porte et qu’on ne pouvait pas le sortir de la pièce, il nous avait fait tout un cinéma en mesurant le fauteil avec un mètre puis le seuil de la porte... Sans doute ne voulait il pas acheter un lit double car on sortit le fauteuil sans difficulté.

  
Photos de l'appart:

 

 

appartshanghai--1-.jpg appartshanghai--3-.jpg
appartshanghai--4-.jpg appartshanghai--5-.jpg
appartshanghai--6-.jpg appartshanghai--7-.jpg
appartshanghai--9-.jpg appartshanghai.jpg

 

Il est 00h30, je m’apprête à aller me coucher dans ma nouvelle chambre. Ne pouvant dormir à cause du décalage horaire, j’en profite pour écrire ces quelques lignes...Cette nuit là je ne parvint pas à m’endormir avant 4h30 du  matin, le soleil se lève, il fait déjà presque jour.

 

 

A venir prochainement: première semaine au travail, premières photos de Shanghai, mes premières soirées en ville le week-end...

 

écrit le 16/05/05