• Zhu Li An
  • De 2005 à 2013, les aventures dans l'Empire du Milieux d'un Jeune Breton, amoureux de la plus belle ville de Chine: Suzhou
  • De 2005 à 2013, les aventures dans l'Empire du Milieux d'un Jeune Breton, amoureux de la plus belle ville de Chine: Suzhou

Recherche

8 août 2005 1 08 /08 /août /2005 22:00

(article écrit avec un clavier qwerty, désolé...)

Lundi 4 juillet

pudong20.jpgLa Jin Mao, avec ses 88 etages, est actuellement le plus haut building de Shanghai et la 4 eme plus haute tour du monde. Son architecture est ultra futuriste et son interieur tres luxueux.

L’allemand et son assitante ont decide de m’inviter au restaurant pour me remercier, meme si de mon point de vu c’etait plus a moi de les remercier. Bref on s’est fixer rendez vous a 20h30 au pied de la Jin Mao. Habitant a cote je suis arrive le premier, j’en profite pour le tour et je suis impressione par la taille de la base, elle me parait minuscule pour une tour d’une telle hauteur. Les autres n’arrivant toujours pas je decide de rentrer a l’interieur, jeter un coup d’oeil. Il y a une banque, un partie gardee ou je ne pourrais pas acceder, surement l’acces aux bureaux, un acces vers un centre commercial souterrain, et les guichets vendant l’acces au 88eme etage…Je retourne attendre les autres a l’exterieur qui finiront par arriver quelques minutes plus tard.

On se dirige vers les acsenceurs. Ils deservent uniquement a partir du 50eme etage, la ou se touvent les restaurants. On decide d’aller au 55eme, le plus haut restaurant de la tour. La vitesse ascentionelle est impressionnante. Et une fois arrive a destination, la vue est simplement magnifique, la deco tres chic, marbre, boisure a profusion… Le menu a l’air apetissant, mais quand je vois les personnes presentes dans la restaurant je me doute que le prix doit etre a l’image de l’endroit…

La nourriture est vraiment excellente, c’est un regal, peut-etre le meilleurs repas depuis mon arrivee. On nous sert quelques plas en attendant l’arrive du canard laque. Au cour du repas nous discutons travail, politique europeenne, vie sur place…Le canard etait vraiment excellent, bien meilleur que celui que j’avais mange la derniere fois avec Yueyue, mais il etait un peu gras cependant.

Le repas se termine il est temps de passer a l’addition, je ne verrais pas le prix du repas, mais je verrais l’allemand sortir 700yuans. Environ 65 euros pour 3 personnes, pour la Chine, ca fait plutot cher… Pour cloturer la soiree on decide d’aller faire un tour au dernier etage, manque de bol, il est deja ferme, on devra donc se contenter d’aller boire un verre dans le bar le plus du monde, puisqu’il est situe au 87eme etage.
D’ailleur l’endroit, sans parler de la vue, est vraiment genial, la deco tres futuriste, la musique excellente…Je trouve juste que la clientelle est un peu trop snob a mon gout en plus du fait quelle soit majoritairement occidentale.

Et voila il est deja 23h, le temps de se separer, je les remercie une derniere fois et commence a marcher, car je vais devoir rentrer a pied vu que j’ai rate le dernier metro. Je m’arrete sur le chantier du Shanghai World Financial Center, “la future plus haute tour du monde” (mais qui ne le sera probablement pas ou pas longtemps car sera dépassée par une autre tour à Dubaï) qui devrait etre innauguree en 2008, ils ont interet a bosser dure car les premieres poutres metaliques sortent a peine du sol. Je jette un coup d’oeil au croquis et plans et autres dessins 3d alignes le long du mur entourant le chantier, elle n’est pas specialement belle, mais je vois qu’ils ont retenu les lecons du 11 septembre vu qu’ils ont prevu un trou pour laisser passer les avions. Non je deconne, l’explication officielle pretend que “ca soit pour laisser passer dragon”. En Chine c’est un peu comme en Islande, la mythologie est encore tres presente dans l’esprit des gens…Et ce building vu sa hauteur, “empiete sur l’espace aerien du dragon”, il faut donc laisser un trou pour le laisser passer, si on ne veut pas qu’il detruise la tour…Mais une explication plus technique est aussi disponible, ce trou permettrait de diminuer les efforts causes par le vent sur la structure…

Je continue de longer La Century Avenue, de nombreuses personnes dorment sur les bancs, sans qu’ils aient l’air forcement de mendiants, comme cette jeune chinoise qui s’est endormie assise et la tete pose sur le dossier du banc, avec son velo a cote…De nombreux couples restent aussi regarder les voitures passer.

A peine 20 minutes apres avoir quitte la Jin Mao me voici chez moi, je m’apprete a aller me coucher.

Published by Julien - dans Shanghai life
commenter cet article
24 juillet 2005 7 24 /07 /juillet /2005 16:19
Ce samedi, j'ai échoué au Windows poussé par le reste de la bande pour finir la soirée... Je ne suis vraiment pas fan de cet endroit mais bon... C'est ainsi.

La boite ferme, on se retrouve dehors, ou généralement tout le monde discute un peu avec tout le monde... Je reste discuter avec des allemands, ils s'intérrogent sur les endroits encore ouverts ou ils pourraient continuer leur soirée, même si il est déjà bien tard...

Puis je croise une blonde, elle reste me dévisager un moment; moi aussi j'ai déjà l'impression de l'avoir vu quelque part. Du coup on engage la conversation, elle me dit qu'elle est Norvégienne et en Chine en vacances depuis 2 semaines... Donc ce n'est probablement pas en Chine que je l'ai déjà croisé... A mon tour je lui dit que je suis français, elle me répond qu'elle a déjà été plusieurs fois à Paris, mais elle n'a aucun souvenir de m'avoir rencontré làbas... Je lui indique que j'ai également été en Norvège, mais idem, je ne pense pas que ça soit làbas qu'on s'est rencontré...

C'est frustrant cette sensation d'avoir déjà vu quelqu'un et de ne plus savoir ou, quand et comment... On continu donc de s'interroger, lorsqu'elle me sort: "tu n'aurais pas été en Islande par hasard???"

Et là, c'est le déclic, "Si, j'y suis aller et pas qu'une fois en plus!"; c'est revenu d'un coup, on s'était effectivement croiser un soir dans un pub à Reykjavik il y a 4 ans de ça! On avait passé une bonne partie de la soirée à discuter, puis chacun était parti de son coté, sans qu'on ai échangé nos coordonnées...

Je n'ai jamais été doué en maths, mais je pense que la probabilité que 2 personnes venant de 2 pays differents qui se croisent une première fois par hasard dans un pays, puis une 2ème fois toujours par hasard à des milliers de kilomètres dans un autre pays, doit être vraiment très faible!

Ce monde est vraiment minuscule c'est un truc de fou!
Published by Julien - dans Shanghai life
commenter cet article
23 juin 2005 4 23 /06 /juin /2005 22:00

 Étant donné que j’ai plusieurs semaines de retard par rapport au temps réel, je décide donc de parler uniquement de mes impressions et observations sur le pays durant cette 3ème semaine et de raconter uniquement le plus important.

 

Lundi, en regardant les news sur internet, je suis effondré par les résultats du référendum. Quelle bande de cons!!! Depuis mon arrivé, j’ai vu beaucoup tellement de choses qui me laissent à croire que l’occident va se faire bouffer par l’Asie et que ce n’est qu’une question de temps...Cette constitution avait pour but de rendre l’Europe plus forte, l’union fait la force comme on dit, mais le problème avec les français c’est qu’ils n’ont pas su percevoir la dimension international de ce scrutin, entre les bretons, les corses, les basques, les alsaciens...les français ont déjà du mal à penser au niveau national, alors penser au niveau européen c’est trop leur demander...Vous êtes que 60 millions et pour un coup de gueule et pour quelque chose dont vous avez peur parce que vous n’avez pas su comprendre, vous venez de mettre 450millions d’européens dans la merde. Je suis quand même content d’apprendre que je vis dans une région qui a voté majoritairement oui.

Au moins je serais maintenant qu’il y a plus de 55% d’abrutis en France, ça fait moins que je pensais en fait. Mais cela n’a fait que renforcer ma motivation sur le fait que je désire ardemment vivre à l’étranger et de légitimer d’avantage ma présence ici. BON NAUFRAGE LA FRANCE!!!

 

Ce Mardi soir, je devais aller voir avec Cédric, le matche de foot Shanghai vs Olympic de Marseille, à l’occasion de la semaine de Marseille organisée dans le cadre de l’année de la France en Chine (Marseille est jumelé avec Shanghai). Mais on s’y est pris trop tard, de toute manière on n’aura rien raté puisque l’O.M. c’est fait écraser 3-1, et c’est fait siffler à la fin du matche par le public français... A la place on a passé la soirée dans un bar ou Fred Martin est venu nous rejoindre et ou l’on a rencontré une chinoise parlant couramment français...

On rentrera finalement sur le coup de 22h30 avec le dernier Métro, malgré que le fait que les chinoises insistent fortement pour que l’on reste...

 

 

Les fortes chaleurs ont débuté (+ de 30°), le soleil tape très fort, moi je commence à souffrir et regretter de ne pas être en Islande...

 

 

Chaque matin, dans le bus je remarque de nouveaux buildings, immeubles que je n’avais pas vu avant, l’architecture de cette ville, me sidère et me surprend encore, c’est démentiel, on y trouve de tous les styles, du gréco-romain à des buildings ultra futuristes sortis tout droit de Starwar et de l’imagination de Georges Lucas. Je remarque aussi qu’il y a un bon nombre de petites zones commerciales flambant neuves mais encore inoccupées.

 

 

On voit facilement que la Chine ne possède pas encore de système de sécurité social de type européen, les hôpitaux se livrent à une véritable guerre publicitaire, je peux voir des affiches partout pour les différents hôpitaux de Shanghai avec souvent une très jolie infirmière en premier plan...

Autre détail intéressant concernant le domaine de la santé, dans la cantine de Fleetguard, j’ai vu une affiche et si j’ai bien compris, elle a pour but de dissuader les gens de donner leur sang contre de l’argent à cause du sida, encore un tabou de tombé apparemment...

 

 

J’ai entendu dire que chaque société d’une certaine importance, doit avoir un responsable du parti communiste, je ne sais pas qui il est ici, mais certains employés possèdent un brassard au bras, on m’a dit qu’ils ont un lien avec le parti mais je n’est pas compris lequel exactement.

 

 

« Les chinoiseries » commencent à me taper sur le système, les choses marchent que quand elles veulent ou que comment elles veulent. Cette connexion adsl par exemple, ou encore ce chauffe-eau, la fontaine à eau, l’ascenseur dont la programmation concernant les priorités d’étages est plus que bizarre... 

 

On trouve des petits magasins ouverts 24h/24h, cela semble pratique, mais cela l’est beaucoup moins lorsque l’on s’aperçoit que beaucoup de produits vendus sont périmés.

 

 

Il y a autre chose qui m’agace ici, les chinois ne savent pas faire la queue, il y a des affiches pour montrer comment il faut faire dans le métro, mais cela ne semble guère fonctionner, ils sont prêt à se battre pour un place dans le bus ou dans le métro...Dès que les portes s’ouvrent, ils se ruent à l’intérieur comme des cinglés...Le fait de mesurer plus d’1m80 est quand même un avantage pour utiliser les transports en commun.

Mais il y a pire, parfois lorsqu’on fait la queue, à la caisse d’un supermarché par exemple, certains chinois hésitent pas à passer devant nous comme si de rien était...Leur sans gène me sidère! Peut-être que ce comportement est du au fait que depuis des millénaires les services publics en Chine n’ont jamais été adaptés à la taille de la population et donc qu’ils ont du sans arrêt se battre pour obtenir ce qu’ils veulent...

 

 

Il a du se passer quelque chose dans le quartier, tous les petits vendeurs à la sauvette, les cuisines bouisbouis ambulantes ont disparu, un magasin de dvd et fermé, dans l’autre il ne reste que ce qu’il y avait de légal  à vendre...Probablement une intervention des forces de police...

 

 

Au final, je me rends compte que la vie ici est bien plus cher que je le pensais, mais d’après ce qu’on me dit c’est parce que je suis  à Shanghai, à l’intérieur de la Chine c’est moins cher, mais combien moins développé aussi???

 

 

Détail amusant, je ne sais pas si c’est une mode ou pas mais beaucoup de personnes se promènent en pyjama dans les rues, d’autres en caleçon, une fois la nuit tombée. Autre détail intéressant, j’ai remarqué que beaucoup de chinoises portent une croix chrétienne, mais dans ce cas, ça serait plus à cause d’un phénomène de mode, que par croyance religieuse. Encore un détail, je ne sais pas en ce qui concerne les chinois car ils se baladent rarement les épaules à l’air, mais je me suis rendu compte que quasiment toutes les chinoises ont une cicatrise suffisamment grosse pour qu’on la remarque, au niveau de l’épaule.

Après avoir questionné une amie, j’ai appris que c’était lié à un vaccin.

 

 

Le nombre de nouveaux riches et leur fièvre consommatrice me sidèrent, tout comme les rues commerçantes, le nombres  de magasins, la taille des centres commerciaux, dont beaucoup ridiculisent littéralement les plus gros qu’on puisse trouver en France...

 

 

Il suffit de regarder les filles dans les quartiers aisés pour comprendre que l’avenir de la mode est à Shanghai et que Paris, Londres et NewYork  ont vraiment du souci à se faire. Tout est hyper Fashion ici...

 

 

D’ailleurs la suite des événements ne fait que venir appuyer ceci, tous comme le fait que les mannequins occidentaux ne feront pas de vieux os en Chine...

 

à suivre...

Published by Julien - dans Shanghai life
commenter cet article
13 juin 2005 1 13 /06 /juin /2005 22:00

 A partir de maintenant, vu que je suis installé et ai commencé à travailler, ma vie va devenir un peu plus routinière,  je vais donc arrêter de raconter mes journées dans le style de la série télé « 24h chrono », Je m’arrêterais uniquement sur les détails les plus marquants de chaque journée.
Lundi 23 mai 

 

Finalement je ne suis pas encore tiré d’affaire avec mon visa, XuHui et le directeur des ressources humaines me convoquent dans une pièce à part, ils me posent tout un tas de questions, notamment sur ce que j’ai fait ce weekend. Cela ressemble à un interrogatoire, je suis particulièrement mal à l’aise. Ils m’expliquent qu’ils ont encore changé d’avis en ce qui concerne mon visa, je devrais donc contacter l’université de Suzhou, en gros c’est à moi de me démerder si je veux rester en Chine...Je crois que je vais vraiment devoir aller à Hongkong.

A la pause, je croise ChenWei, elle avait peur que je lui en veule du fait qu’elle est refusée de venir samedi soir; au bout d’une demi-heure de tentative d’explication, nous nous séparons, pas vraiment d’avoir tout compris d’un coté comme de l’autre. On semble appartenir à deux mondes séparés par des années lumières.

Ce n’est pas la grande forme aujourd’hui, le moral n’est pas mieux non plus, je n’est pas la force de soutenir le regard parfois pesant des gens dans la rue, je m’endort même dans le bus...

En arrivant à l’appart vers 18h, je m’endort et ne me réveillerais pas avant le lendemain...

 

Mardi 24 mai

 

Ce matin je suis victime de ma plus belle « chinoiserie » depuis mon arrivée, je prend le bus comme tous les matin, je ne me suis pas tromper de bus mais il semblerait qu’il n’empreinte pas l’itinéraire habituel car si j’en crois ce que je j’arrive à comprendre ils auraient effectivement modifié l’itinéraire de cette ligne durant la nuit. En dépit du fait que maintenant je n’ai pas la moindre idée de l’endroit vers lequel je me dirige, j’assiste à la scène avec amusement et dérision, car en fait le chauffeur n’a pas vraiment l’air non plus savoir la direction à emprunter. Les passagers participent ardemment aux choix des directions à chaque croisement; ça crie: « à droite, non c’est à gauche, c’est pas vrai c’est moi qui est raison c’est tout droit... »

La vendeuse de ticket embarquée remarque mon air désabusé et comprend que je dois encore être plus perdu que le reste des passagers, elle me demande ou je vais, je lui explique mais non comprend rien à ce qu’elle me raconte ensuite. De toute manière je viens de repérer 2 collègues à l’avant du bus, elles me font signe de descendre au prochain arrêt, je ne comprend pas trop on est encore assez loin de la destination, mais je m’exécute tout de même. Elles appellent un taxi, je commence à comprendre, il est 7h50, et il semble très important d’arriver à l’heure au boulot, on ne peut donc plus compter sur ce bus à la destination finale incertaine.

 

Toujours pas de réponse de la part de Suzhou, le voyage pour HongKong ce rapproche encore un peu plus.

 

ChenWei a l’air très énervé voir limite en colère aujourd’hui, je n’ose pas aller lui parler.

A ma grande surprise je reçois un sms d’elle, une demi heure après elle m’écrit « I very angry for you!» Que dois je comprendre!?!? Quelle est en colère à cause de moi? Je n’ai rien fait du tout pourtant, ou justement aurais-je du faire quelque chose et ne l’ai-je pas fait??? 

 

Décidément, je me dis que si jamais je dois sortir avec une chinoise ça serait dans mon intérêt d’éviter une fille traditionnelle et de choisir une, ayant un minimum de connaissance de la langue anglaise et du monde occidental, sinon je suis vraiment mal barré.

Je demande à XuHui la permission de quitter le boulot plus tôt aujourd’hui car je voudrais aller dans une agence China telecom pour faire avancer les choses en ce qui concerne la connexion ADSL, et elle ferme à 16h. Il accepte sans problème.

Le fait que je repasse devant ChenWei, sans m’arrêter car elle était occupée avec 2 personnes, ne risque pas d’améliorer la situation, elle me regarde m’en aller l’air très surprise.

 

Arrivé à China Telecom, je me rend au guichet pour l’ADSL, manque de bol, aucune des 2 filles ne parle anglais, je me contente donc de repartir avec le formulaire d’adhésion en chinois, je demanderais de l’aide à un collègue pour le remplir demain.

 

Un peu plus tard Fred et moi décidons de nous rendre au Carrefour, car j’ai besoin de chaussures. La semelle de ma chaussure droite se déchire un peu plus chaque jour, il commence à avoir urgence. Toutes mes tentatives pour trouver une paire ont échoué jusqu'à présent, impossible de trouver ma pointure, les chinois ont vraiment des petits pieds.

Le centre commercial et le magasin reflètent la ville ou ils se trouvent, ils sont démesurés!

Lorsqu’on fait attention aux gens (la tenue vestimentaire, le nombre d’enfant par femme) présent dans le magasin, on comprend rapidement que n’importe qui ne vient pas faire ses courses ici. On y trouve quelques produits français, certains ne semblent pas avoir très bien supporté le voyage, Fred et moi tentons de résister, mais on craquera  pour un bout de fromage...

Je n’ai décidément pas de chance, je trouve un modèle de chaussure qui me plait, il faut forcement que ça soit le plus cher, mais bon 20 euros, ça reste raisonnable. Seulement ils sont en rupture de stock pour ma pointure! La vendeuse me dit qu’elle devrait en recevoir vendredi.

 

On s’arrête manger au Pizzahut, chose que je ne ferais probablement plus jamais d’ici la fin de mon séjour, non pas que leurs pizzas soient mauvaise, mais à cause du prix et du temps d’attente...

 

Mercredi 25 mai Ce matin, la vendeuse de ticket m’aura réclamé 2 yuans de plus, quelques arrêts seulement avant d’arriver au boulot, car j’aurais dépassé la distance autorisée avec mon ticket. Cela m’aura au moins permis de comprendre que le système de bus fonctionne par zones, un peu à la manière du système danois à Copenhague.

 

Aujourd’hui, on me donne du dessin industriel à faire, je dois reproduire toute une série de plans réalisés main, avec le logiciel AutoCad, je le connais pas très bien et en plus c’est de la 2D. Je déteste la 2D, normale, surtout quand on appris à dessiner en 3D avec Solidwork.

 

Les gens commencent à s’ouvrir petit à petit ici, ils sont de plus en plus gentils, une des assistantes du directeur, propose de m’aider pour mon visas, et d’autres m’invites à une fondu chinoise vendredi soir...

 

ChenWei me présente ses excuses pour son saut d’humeur d’hier, elle sera encore plus désolée lorsque je lui offre un petit cadeau acheté la veille au soir, par mesure de sécurité; je ne peux pas me permettre de créer un "incident diplomatique" moins de 2 semaines après mon arrivée.

Après le travail, à l’arrêt de bus, une petite fille sur le porte-bagages du vélo de sa mère, me regarde avec un grand sourire, elle semble parler un instant avec sa mère puis se retourne à nouveau et me lance un « Allo » accompagné d’un signe de la main et d’un sourire encore plus grand lorsque je lui répond... C’est la première fois que je vois un enfant plutôt enchanté de rencontrer un étranger.

 

Ce soir, 2ème  sortie de Pudong, direction Nanjing Lou, l’équivalent de Laugavegur à Shanghai, c’est une très longue rue piétonne et commerçante avec des affichages lumineux partout dans style japonais. On y croise beaucoup d’étrangers, beaucoup de rabatteurs, prostituées ou autre viennent nous solliciter. C’est vraiment très coloré et sympa pour les yeux, je pense que je reviendrais.

 

Jeudi 26 mai

Le voyage pour HongKong semble ne plus être nécessaire, une solution avec l’université de Suzhou semble avoir été trouvé. Seulement je devrais me rendre là-bas la semaine prochaine.

 

J’envoie un email Jiayan à une copine chinoise de l’Isuga qui habite Suzhou et qui doit être rentrée pour les vacances, je lui donne mon numéro de téléphone et lui demande de me rappeler au plus vite.

Mes collègues sont vraiment de plus en plus sympa, beaucoup veulent m’aider, m’inviter, me faire découvrir la ville...Le temps d’observation semble être terminé.

Une, voudrait que je rencontre sa petite sœur qui parle français mais qui aurait besoin de pratiquer un peu.

Je demande à quitter le boulot plus tôt, je voudrais aller acheter une tenue correcte pour la soirée de ce soir, organisée au Barbarossa (un des bars les plus chics de Shanghai) par la Chambre de commerce française.

Aujourd’hui mes rapports avec ShenWei se seront limités à bonjour, au revoir.

Je m’achète un pantalon, en sortant Jiayan m’appelle, elle a bien reçu mon mail. Elle a l’air très enthousiaste, sans doute, son retour au pays lui a fait beaucoup de bien; elle accepte volontiers de m’aider...Je dois donc la rappeler, dès que je saurais les horaires du train. 

 

Et c’est parti, nous rejoignons Cédric à la station de Metro. J’ai essayé à plusieurs reprises d’acheter une carte de transport en commun, à chaque fois la vendeuse me répondait qu’elle n’en avait plus, j’ai essayé encore 5 minutes avant que Cédric arrive, la même chose. Cédric essaye à son tour, insiste un peu et fini par m’en avoir une, j’y crois pas, quelle [censuré]!!!

 

Le Barbarossa est situé dans un parc sur une île au milieu d’un étang. C’est en effet très chic, le décor est dans le style Moyen-Orient, la fête se déroule au dernier étage sur la terrasse, juste à la hauteur de la cime des arbres. Un panneau indique « private party », c’est 90 yuans l’entrée et on à le droit à 2 consos. Le cadre est génial, c’est situé au milieu d’une sorte de mini Central Park, car le parc est bordé de buildings.

L’ambiance y est assez relax, ils ont fait l’effort d’y amener du très bon vin Français, la moyenne d’âge est plus tôt jeune, il y a beaucoup de d’étudiants en stage, dont une française d’origine asiatique persuadé de m’avoir déjà rencontré en France. Il y avait tout de même quelques fashion victimes et des pédants...Mais bon, bonne ambiance dans l’ensemble, quelques rencontres intéressantes, on me conseil de miser sur la traçabilité et le control qualité, si je voulais implanter Marel en Chine...On finira la soirée au Melting Pot, qui va devenir notre camp de base, presque à chaque soirée. Fred et moi rentrons vers minuit, d’autres continuerons jusqu’au petit matin.

 

Vendredi 27 mai

 

Journée ordinaire au travail, Je quitte le boulot, ChenWei m’offre un nouveau petit cadeau.

Je me rends à Carrefour avec un collègue, espérant trouver enfin ma paire de chaussure. Malheuresement, ils n’ont pas reçu ma paire, et ne semble pas savoir non plus quand ils devront se faire livrer, j’ai vraiment pas de bol. On décide donc de se rendre au restaurant, les filles arriveront avec presque 30minutes de retard, les serveuses dans leur robes du style Tang dynastie, sont magnifiques, et même si le style de ces robes date de plusieurs milliers d’année, il reste pas moins sexy, voir même provocant, si c’est ce genre de robe que ma sœur veut que je lui rapporte, je ne suis pas sur que ma mère va apprécier...

Le repas se déroule dans une bonne ambiance, on discute de choses et d’autres, on rigole, les serveuses m’adressent un immense sourire à chaque fois, elles ne doivent pas servir un étranger tous les jours...C’est très bon, quoi que un peu épicé de temps en temps. On fait tremper de la viande, des légumes dans une sauce bouillante, voila donc la fameuse fondu chinoise, à refaire...

 

Il est 20h30, l’heure chinoise de se séparer, les serveuses nous saluent poliment en chinois, j’en fais de même en chinois aussi, elles semblent très surprises, tout le monde éclate de rire...

Je salut mes collègues chinois très poliment en les remerciant grandement pour l’invitation.

Je prend un taxi, après un dernier geste d’au revoir de la main, j’appelle Benjamin qui est assez chaud pour sortir ce soir. Il me propose de le retrouver chez lui.

Arrivé chez moi, je me change et m’habille plutôt classe pour sortir, je jette un coup d’œil au cadeau de ChenWei, c’est une sorte de sac parfumé, l’apparence du sac n’est vraiment pas terrible, mais au moins ça sent bon.

 

Je prend le métro, je me retrouve à coté d’une chinoise plus grande que moi, ça fait vraiment bizarre...Benjamin me retrouve à l’arrivé, on se rend chez lui, un appart super chic, très bien situé en centre ville à 1500$ le mois, je rencontre Louis son colloc, un Centralien en stage chez Christian Dior, il a l’air super sympa. On boit quelques bières, puis bougeons direction le Melting pot, Je rencontre une thaïlandaise, une copine à Ruby, elle tout simplement magnifique, une des plus jolies filles que j’ai du rencontrer dans ma vie, même si elle ne doit pas être toute jeune. On reste discuter un moment puis elle me donnent sa carte, m’invitant à la recontacter.

Benjamin et moi décidons d’aller essayer un vrai boite à la chinoise dont on avait entendu parler. Rixida, la fille du Xinjiang rencontré le weekend dernier, décide de nous rejoindre là-bas. L’entrée est à 50 yuans et on a le droit à une conso, je tombe immédiatement sous le charme de l’endroit. La déco est pas terrible, ça fait boite de campagne, il n’y a que des chinois, on doit être moins d’une dizaine d’étrangers sur plus de 500 personnes.

 

L’ambiance y est de feu, des tas de chinoises m’invitent à danser avec elles, la musique est de la techno chinoise, on entendra même un remix d’Alizé par Beni Bennassi, c’est vraiment énorme, beaucoup de chinois m’invitent à boire et tentent de discuter avec moi, je me fais vraiment rincer. Ils veulent que je danse avec leurs copines, cela semble être une sorte d’honneur; Bref on s’éclate vraiment comme des fous.

Benjamin décide de rentrer, il est dégoûté car il vient de rater un coup avec une chinoise, il a commit l’erreur de lui dire qu’il rentrait en France dans 2 semaines...

 

Je continus la soirée sans lui et poursuis la nuit avec Rixida et son nouveau copain taiwanais dans un autre club appelé BabyFace, l’ambiance y est très chic et très classe, on y passe de la house music de meilleur qualité, il y a plus d’expats, mais je m’éclate bien aussi, le taiwanais continu à me rincer, je commence à me sentir gêné et décide de rentrer, il doit bien être 5h30 du matin. L’une des prostituées m’ayant causée quelques soucis le weekend dernier et traînant encore dans le coins, tente de monter à bord de mon taxi, je verrouille les portes à temps et dis au chauffeur du taxi de quitter l’endroit au plus vite...

 

 

 

 

 

 

 

Published by Julien - dans Shanghai life
commenter cet article
29 mai 2005 7 29 /05 /mai /2005 22:00

Première semaine de stage chez Shanghai FleetGuard : 

FG.JPG

 

Lundi 16 mai 2005 : prise de contact

   

N’ayant qu’une idée approximative de la position géographique de mon entreprise, et ne comprenant strictement rien à rien au réseau de bus local, (tout en chinois et aucun plan)

Je décide de ne pas prendre de risque et de prendre un taxi.

Mon dieu, je n’ai jamais vu une ville aussi polluée de ma vie! L’air y est difficilement respirable, et l’atmosphère très lourde et humide. Le chauffeur me semble m’indiquer qu’aujourd’hui ce n’est pas trop mal niveau chaleur et pollution; le pire reste donc devant moi.

Cette ballade de 45 minutes en taxi aura confirmé mes doutes concernant la démence architectural de cette ville, je quitte désormais le quartier des immenses grattes ciel pour une zone plus résidentielle à l’architecture pas moins délirante, je me trouve dans une sorte de Paris version Haussmann moderne, puis quelques centaines de mètres plus loin à Saint-Pétersbourg, c’est tout simplement hallucinant.

Le taxi me dépose devant l’une des entrées de Shanghai Fleetguard, je règle la course, 45 yuans, je ne pourrais pas me permettre de venir en taxi tous les jours. Le garde de cette entrée est surpris de me voir et s’empresse de m’intercepter, je lui montre ma lettre d’invitation, il semble rassuré et m’indique la direction de l’accueil.

  

La fille à la réception est probablement la plus charmante chinoise que j’ai vu depuis mon arrivée, elle est tout simplement magnifique et m’accueil avec un immense sourire, je suis fasciné et tombe immédiatement sous le charme. Cependant, elle ne parle pas anglais,  je trouve que ça fait désordre pour société à moitié américaine, d’ailleurs ça fait drôle de voir le drapeau américain flotter à coté de celui de la Chine communiste.

Je lui explique donc en chinois que je viens pour rencontrer le manager, elle me répond qu’il est actuellement dans l’usine avec un client et me prie de bien vouloir attendre un moment, toujours avec son beau sourire.

Je patienta donc 20 ou 25 minutes environ, avant de voir un américain un peu gros, enfin il avait une tête d’américain quoi; accompagné par un chinois, pas très grand et très mince.

Je m’apprête à aller saluer l’américain, lorsque le chinois, s’avance et me dit « Hi Julien, nice to meet you, how are you? » et me serre la main énergiquement. Je comprend donc ma méprise et répond le plus poliment possible, cependant un terrible doute m’envahi.

Il me fera patienter 5 minutes de plus avant de revenir me chercher et m’accueillir dans son bureau, il a l’air très sympathique mais plutôt débordé aussi. C’est donc bien un chinois malgré le fait qu’il est un nom américain. Il commence par me questionner afin de savoir si j’ai pu trouver un logement, je le rassure à ce niveau et lui parle de mes plus grosses priorités du moment: l’enregistrement au commissariat de police et mon visa.

Il confirme que je dois m’enregistrer le plus tôt possible, sans dire que je travail pour eux tant que mon visa n’est pas régularisé. Justement concernant mon visa, la situation semble plus compliqué que prévu, les ministères chinois semblent en effet rechigner pas mal en ce moment concernant l’attribution de permis de travail; il me confit que cela dépend des périodes. Il me propose donc de voir avec ma future université, Suzhou, la possibilité d’obtenir directement un visa d’étude. Il en profite au passage pour me présenter quelques membres clés de l’équipe tel que le directeur des ressources humaines qui ne parle pas anglais, celui du recherche et développement qui le parle plutôt bien apparemment et une secrétaire anglophone mais le parlant moins bien, qui sera charger de m’aider. Pour débuter je travaillerais au « tech and engineering departement » sous la responsabilité de Xu Hui.

 

 

Mon doute viens de se confirmer, je serais le seul occidental à travailler ici et avec une majorité de personne ne parlant pas anglais en plus; je sent que ça va être le pied! Au moins je vais progresser en chinois c’est déjà ça, mais je devine déjà que la communication ne va pas être simple, il risque d’y avoir beaucoup de confusion dans l’air d’un coté comme de l’autre.

Je ne resterai pas longtemps les personnes clés doivent s’absenter, on me pris donc après avoir m’indiquer les lignes de bus à emprunter de bien vouloir revenir demain. A l’arrêt de bus, les chinois ne cessent de me regarder, en particulier un groupe de jeunes filles, il ne doit pas avoir beaucoup d’étrangers à circuler dans cette partie de la ville. Durant le trajet du retour je traverse des quartiers anciens en démolition, certains n’ont pas encore été finis d’être démolit que déjà des buildings sortent de terre.

 

 

Je dormis tout le reste de l’après midi, vu que la nuit précédente fut blanche, je ne pouvais trouver sommeil à cause du décalage horaire. Le soir après avoir longtemps cherché parmi les signes chinois (pas facile de se repérer) du menu d’un restaurant, un aliment connu, on finit par commander un poulet au curie, mais c’est loin de ce que je m’imaginais, je suis plutôt déçu. Sur le chemin du retour, Fred et moi se laissons tenté par un magasin de cd et dvd, biensur la majorité est des copies mais bon à 70 centimes d’euro l’unité, on peut bien fermer les yeux... 


Mardi 17 mai 2005 : début sur les chapeaux de roues

  

Cette nuit j’ai bien dormi, il m’aura fallu 4 jours pour absorber le décalage horaire, cependant je ne serrais pas à l’heure ce matin au travail, pour cause nous avons rendez-vous avec le propriétaire de l’appart pour nous faire enregistrer au commissariat de police. Sur le trajet je découvre une partie du quartier bien sympathique car plus traditionnel, que je ne connaissais pas encore. Des personnes âgées font leur « tai-chi »  dans une parc sur de la musique chinoise. Il est 8h10 lorsque nous arrivons  à proximité du commissariat, le propriétaire nous montre un contrat qui ne semble pas être celui que nous avons signé, ils ont déjà imité la signature de Fred mais la mienne leur semble inimitable et ils voudraient donc que je le signe, pas très rassuré, je leur demande pourquoi. Ca n’a pas été facile de comprendre que ce faux contrat leur permettait de payer moins de taxes, le prix sur ce contrat est effectivement plus bas, j’accepte de signer.

  

On entre au commissariat, un agent nous oriente vers le bureau concerné. 

La discussion entre  le propriétaire et l’agent de police, ne semble pas bien se passer, pour une raison qui nous échappe, le ton monte, ils en viennent presque à se crier dessus.

Après avoir complété un formulaire, on confie nos passeports à l’agent, celui-ci entame une longue et minutieuse vérification et complète d’autres formulaires.

Durant ce temps j’informe mon supérieur hiérarchique  Xu Hui que je ne serais donc pas au travail ce matin car je compte aussi me rendre au consulat de France.

De retour à l’appart vers 9h15, Fred me prévient que je ferais mieux de les appeler avant, car lorsqu’il avait voulu leur rendre visite durant les supposés heures d’ouverture, ils était fermés.

Je les appelle donc et tombe sur un répondeur, pas moyen d'avoir quelqu'un au téléphone, saloperie de feignasse de fonctionnaires!!!

  

Entre temps je reçois un message de Xu Hui me demandant de venir au plus vite à la boite car il part en déplacement cet après midi et voudrait absolument me parler avant.

Je m’exécute donc et saute dans le premier bus en direction de Shanghai FleetGuard, seulement je me plante d’arrêt et me retrouve perdu dans les fin fonds de la banlieue de Shanghai.

Tic tac l’heure tourne, je ne peux pas me permettre de faire mauvaise impression dès le départ, je compte revenir sur mes pas à pied mes des taxi-motos me disent que je suis très loin et que j’en aurais pour des heures, il me semble malheuresement  qu’ils ont raison. Et hop c’est parti pour une chevauché en moto, les cheveux au vent, à fond la caisse zigzaguant au milieu de la circulation. 20 minutes et 50 yuans plus tard je suis enfin arrivé à bon port, la fille de l’accueil me salue avec son grand sourire habituel et tente de me faire un peu la conversation, j’aurais bien aimé rester mais le devoir m’appelle.

En me voyant arriver Xu Hui semble soulagé et commence à m’expliquer la situation.

Un fournisseur français peu coopératif tarde à envoyer un devis et les cotations d’une partie du système de prise d’air de la Peugeot 307 chinoise. Xu Hui m’informe que Peugeot attend une réponse pour ce soir et qu’en cas d’échec le contrat risque de nous passer sous le nez.

Il me confie le dossier, me souhaite bonne chance et s’en va; ça commence très fort!!!

  
307.jpg

Je me met à la tache immédiatement et commence à étudier le dossier. Je devrais cependant patienter avant de passer à l’action pour cause de décalage horaire, tout le monde dort à cette heure ci en France. C’est l’heure du déjeuner, certains collègues chinois font preuve de gentillesse et d’attention à mon égard plus que les autres et m’invitent à leur table.

La nourriture est vraiment pas terrible voir dégueulasse. La conversation démarre, on commence à parler de foot, de la cuisine française, de Paris, du climat, un peu de géographie...

Nous avons qu’une demi heure de pause à midi, ça passe très vite, il est déjà temps retourner travailler.

  

Mes horaires seront 8H-11H30 12H-16H30, tous les jours sauf le samedi et dimanche. Ca me parait peu soutenu comme rythme pour la Chine, je m’attendais à bien pire que ça, même en Islande je travaillais d’avantage!

Les conditions de travail sont très particulières à mon goût, tous les différents départements à l’exception du « sales and marketing » sont regroupés dans la même pièce. Les boxes constituant les bureaux sont minuscule, on a vraiment aucune intimité pour travailler; l’ambiance de travail est aussi déstabilisante, je me croirais à la cantine, les gens se lèvent, discutent à haute voix avec d’autres, il y a une sorte de brouhaha constant, c’est difficile de se concentrer dans de telle condition. Encore plus surprenant, les gens ont un bureau attitré mais semblent le switcher plusieurs fois au cour de la journée, ce qui fait que j’ai des voisins attitrés et d’autres qui sont là provisoirement. Idem avec le téléphone, les appels ne semblent jamais aboutir à la bonne personne, ils semblent jouer à une sorte de ping-pong téléphonique, ils se balancent et re-balancent les appels, voir même les téléphones à longueur de journée.

  

En attendant que la France se réveille, j’attaque la traduction de documents envoyés en français par Peugeot, le premier de la liste ne semble pas trop difficile, 2 ou 3 jours tout au plus devraient me suffire.

  

Il est enfin l’heure de passer à l’attaque et d’aller secouer ce fournisseur français, Banzaï!!!  Ici les bureaux ferment dans une demi heure, ça me laisse peut de temps pour marquer des points. La première personne sur la quelle je tombe au téléphone est particulièrement incompétente, elle parvient tout juste à me dire que la personne que je cherche à joindre est en réunion et  semble incapable de me diriger vers un service qui pourrait m’aider. Je laisse donc tomber et appelle le numéro du secrétariat de cette société, après m’être fait baladé de services en services, je tombe enfin sur une personne qui a l’air au courant de ce qui se passe, elle me confirme que le manager est réunion car ils auraient des problèmes avec un client...

Je lui dis que si ils ne nous fournissaient pas rapidement le devis demandé il y quelque temps déjà, ils risqueraient d’avoir des problèmes avec un autre client.

Après avoir interrogée d’autres personnes autour d’elle, elle me confie qu’ils ne sont plus en mesure de fournir les pièces demandées, je n’y crois pas, quelle perte de temps!  Je crois que j’ai fait le bon choix en ne souhaitant pas travailler en France ou en relation avec la France dans le futur...

  

Il me faut donc trouver dans l’urgence un autre fournisseur, la fille au téléphone m’a tout de même donné le contact d’une entreprise en Corée du Sud. Seulement avec le décalage horaire ils sont déjà fermé, il faut donc remettre ça à demain, pas facile de travailler à une échelle mondiale!

  

 Il me faut donc contacter Peugeot et essayer d’obtenir un délai supplémentaire, ceux-ci m’accordent jusqu'à vendredi. Les collègues chinois  me disent de pas trop m’inquiéter et m’invite à rentrer chez moi, il est déjà 17h15, il me semble que je les ai peut-être secouer un peu aujourd’hui avec ce dossier, au moins ils auront vu à qui il ont faire car même si je suis peu payer je suis pas là pour faire de la figuration.

Certains s’étonnent que je prenne le bus, et me demande pourquoi je ne rentre pas en taxi, j’essaye de leur expliquer que je suis étudiant et financièrement limité et qu’ils sont sûrement plus riches que moi; du fait que je sois occidental cela leur semble impossible à croire.

 

1H plus tard je rejoins Fred et Cédric dans un cyber-café au 10ème étage d’un des grattes ciel du cœur de Pudong, j’en profite pour envoyer quelques emails. Puis nous commençons à planifier la soirée, LiWei et sa cousine nous rejoignent, après avoir beaucoup entendu parler d’elle je la rencontre enfin.  Elle est plutôt un bon parti comme on dit, elle est plutôt jolie, elle ressemble beaucoup à copine mi-chinoise mi-laotienne qui doit intégrer l’ISUGA l’année prochaine (elle se reconnaîtra). Elle serait une styliste renommée qui se permet de quitter un boulot en or dès que quelque chose ne lui convient pas, son père serait gouverneur d’une province du nord de la Chine...Le seul hic est qu’elle a déjà 27 ans. Cela n’empêche qu’elle a l’air fort sympathique.

  

Le plan pour ce soir serait d’abord d’aller se faire masser, SW3.jpgpuis dîner et enfin aller voir le dernier épisode de StarWars, mais vu l’heure avancée, cela semble impossible de tout faire.

  

On opte donc pour le massage, Fred décide d’aller se faire couper les cheveux, de toute manière il n’y avait pas assez de masseuses... Les filles sont conviées dans une pièce, moi et Cédric dans une autre. Il obtient la plus jolie masseuse des deux, mais elle s’avéra être aussi la plus bavarde et la moins consentieuse des deux. On apprend qu’elle viennent de la province du Houbei, Cédric m’informe que les Shanghaiens sont trop fier pour faire des métiers qu’ils jugent dégradant, c’est vrai qu’ils ont l’air super fier, du moins pour ceux que j’ai rencontré jusqu'à présent et une en particulière (elle se reconnaîtra aussi).

Je suis très surpris, on garde la chemise pour le massage, Cédric m’informe également que dans les établissements sérieux cela se passe ainsi et que si je voulais faire un massage sans chemise il a des fortes chances pour que ça aille plus loin qu’un simple massage...

On se fait masser de la tête au pied suivant des points et un ordre précis, cela aurait une influence sur le corps et l’esprit selon la médecine chinoise traditionnelle...

Les filles sont curieuses et nous demande beaucoup de choses, comme si on a une copine par exemple...Elles semblent intéressées aussi.

Je suis un peu déçu, c’est loin de ce que je pensais, mais pour une heure à 3 euros je ne vais pas me plaindre!

Il est déjà tard, on s’arrête en chemin acheter quelques Dvds  puis chacun rentre chez soi.

  

 

Mercredi 18 mai 2005 :  première journée complète

  

Ce matin j’ai fait des progrès, je me suis planté d’un arrêt seulement, j’ai pu terminer le trajet à pied. J’oubliais de préciser que chaque matin je dois montrer mon badge au poste de sécurité,

J’ai le droit à garde à vous avec certains gardes. Aujourd’hui je décide de mettre le paquet d’achever ma première traduction, et également de contacter les coréens étant donné que mes collègues n’ont pas assez confiance dans leur anglais pour se risquer à ce genre d’exercice.

Le repas du midi est toujours aussi peu terrible. Ils nous restent encore 10 minutes de pose, je m’assoie avec des collègues sur l’herbe à coté du bassin décorant le petit parc de la société et tente de nourrir les énormes poissons rouges et poissons chats, ils n’ont pas l’air d’apprécier la cuisine chinoise n’ont plus. En remontant vers les bureaux, la fille de l’accueil profite d’avoir des chinois parlant un peu anglais avec moi pour me poser tout un tas de question, j’apprend donc qu’elle s’appelle Chen Wei, elle a l’air très sympa malgré que la communication ne soit pas facile, les chinois me demandent ce que j’ai de prévu pour ce weekend, ils voudraient me faire visiter la ville, je leur répond poliment que j’aimerais bien mais probablement le weekend d’après. Je me concentre sur mon travail durant l’après midi, la journée s’achève, j’ai fini ma traduction mais je n’ai toujours pas de nouvelles de mes coréens, ça commence à m’agacer sérieusement.

  

Sur le trajet du retour je compris pourquoi les étrangers ne sont pas autoriser à conduire en Chine, on deviendrais tous cinglés!!! La circulation est complètement anarchique et chaotique, ça double dans tous les sens, les bus, les camions, taxis, et véhicules se livrent une véritable bataille pour gagner quelques places,  ils klaxonnent constamment, s’imposent jusqu'à presque percuter les autres véhicules, changent  de files s’en arrêt et à chaque croisement vient se mêler en plus un flot de vélos, scooters, motos et piétons. Je n’ai jamais vu une tel chao! Conduire ici doit être sportif, un vrai parcours du combattant et il ne faut vraiment pas avoir peur...

En comparaison, les parisiens ont l’air de conducteurs modèle et de ce qui y a plus de civilisé au volant!

  

De retour à l’appart, j’attends que Fred rentre du boulot pour aller faire quelques courses, il y a des tas de produits bizarres qui dépassaient mon imagination, mais je ne suis pas encore prêt à tout essayer. Presque tout l’électronique et certains articles de luxes sont au même prix qu’en France.

Nous rejoignons après Cédric, LiWei et sa cousine pour aller dîner dans un restaurant chic. Lorsque je vois les personnes constituant la file d’attente, je conçois effectivement la dimension de l’endroit, il y a beaucoup de chinois au profil bourgeois ou businessman accompagnés de jeunes et jolies shanghaiennes habillées très classe; mais aussi quelques expats vieux ou au physique pas très attrayant également accompagné  par de jeunes et jolies chinoises. LiWei et sa cousine me confient que les chinois sont un peu racistes, ils ne supportent pas les noirs ni les indiens... Une connaissance indienne de Cédric avait voulu s’incruster au dîner, les filles avaient répondu que c’était soit  elles soit lui

  

Pour la première depuis mon arrivée je prendrais réellement du plaisir à manger, LiWei a commandé une multitude de plats et nous nous goinfrons et nous régalons dans une atmosphère de joie et de bonne humeur. Ce festin de roi m’aura coûté 5 euros.

  

Nous finissons la soirée dans une salle d’arcade à la japonaise, avec une multitude de jeux bien débile dont le must du must: un simulateur de promenade de chien!!!

Après beaucoup de fou rire, la soirée s’achève et nous nous séparons.

 

 

Jeudi 19 mai 

  

C’est bizarre, je n’ai pas l’impression d’avoir vu le soleil, ni de ciel bleu depuis mon arrivé, serait ce à cause de la pollution? Je ne sais toujours pas distinguer le nord du sud, cela me préoccupe. Mais cette fois ci, pas d’erreur, je descends au bon arrêt de bus. Je suis à l’heure mais la plus part des chinois sont déjà au boulot. Les coréens ont enfin donné signe de vie, et semble ravis qu’on s’intéresse à eux, cependant ils voudraient avoir des plans supplémentaires, je demande à un ingénieur de me les fournir et les leur expédie aussitôt.

Ils me répondent que j’aurais mon devis dans 3 jours; les cons! Je dois donner une réponse à Peugeot demain, je leur avais pourtant expliqué l’urgence de la situation; je leur renvoie un mail pour leur re-expliquer et leur demander de se presser un peu.

  

Je commence à regarder les autres traductions, je suis effaré, elles sont beaucoup trop techniques et me dépassent de loin! Cette matinée sera également marquée par l’arrivée de 3 cow-boys du Tennessee, il est vrai que je travaille pour une société américaine aussi.

Ceux-ci semblent très surpris mais ravis de ma présence, ils viennent immédiatement me saluer, mais leur engouement  disparais aussi tôt lorsqu’ils apprennent que je suis français et me prennent pour un fou lorsque je leur annonce la durée de mon séjour.

Ils sont là pour superviser, l’installation d’une nouvelle ligne de production. Moi je suis déçu aussi de savoir que je ne serais pas dans le coup, cela me semblait accessible avec les compétences techniques acquises  au cour de mon BTS.

La matinée s’achève et pour une fois le repas n’est pas mauvais, mais inutile de me demander ce que je mange je n’en ai pas la moindre idée et ne préfère pas le savoir!

  

La demi-heure de pause déjà  terminée je m’apprête donc à remonter travailler. Chen Wei, la fille de l’accueil essaye de me faire parler un peu, les chinois sont assez stupéfaits de mes progrès quotidien, même si je n’ai pas toujours été très attentif en cours cette année, mon subconscient semble avoir malgré tout enregistré beaucoup et me restitue un peu plus d’informations chaque jour. ( juste au passage, mon ordinateur m’inquiète de plus en plus, il chauffe énormément et rame beaucoup, j’espère qu’il ne me lâchera pas durant ces 8 mois, sinon je suis vraiment très mal)

Un peu plus tard un chinois viendra me dire qu’elle voudrait m’offrir un petit cadeau, et qu’elle me demande ma permission...Depuis quand il faut une permission pour offrir un cadeau? Ils sont fous ces chinois! Bien évidement j’accepte, je ne voudrais surtout pas la vexer.

  

La journée s’achève, après une heure de trajet dans un bus ultra bondé et dans la circulation chaotique habituelle je suis enfin arrivé à la maison. Il y a un détail intéressant concernant les bus que je n’ai pas encore raconté, chaque bus embarque une vendeuse de ticket en plus du chauffeur, elle a son petit bureau au niveau de la porte arrière du bus, elle se déplace au milieu des gens pour récupérer l’argent et annonce les arrêts en tapant par la fenêtre sur l’extérieur du bus à l’aide d’un petit drapeau rouge et parfois tape aussi avec son drapeau pour assister les coup de klaxon du chauffeur qui cherche à se frayer un chemin dans cette circulation infernale. Il y a une multitude de tickets différents, de toutes sortes de couleurs, je paye toujours 2 yuans et ai droit à un ticket vert, je ne sais pas si c’est le bon ou pas ni à quoi il correspond, j’ai essayer de me renseigner mais je n’ai rien compris aux explications, je laisse tomber pour le moment. Parlons aussi maintenant de la stratégie chinoise de prise de place, chaque chinois s’accroche à siège comme il miserait sur un cheval de course, en espérant que son occupant le libère au plus vite, c’est une véritable mêlé, dès qu’un siège se libère, ils se ruent tous dessus, le plus rapide gagne, c’est une sorte de chaise musicale en fait. Certains prendrons même le risque de perdre leur siège actuel pour en avoir un mieux...  

  

Ce soir Fred et moi décidons d’essayer un restaurant de spécialité du Sichuan situé en face de chez nous, la déco y est très chic et les serveuses très jolie dans leur tenues traditionnelles colorées. Elles semblent pressées de vouloir nous faire commander. Je repère rapidement un plat a base de mouton qui à l’air apetissant, une des serveuses m’informe que c’est épicé. Ca tombe bien, j’aime bien ce qui est épicé; Fred a plus de mal à se décider, il opte finalement pour un plat de poulet préparé dans une tige de bambou.

  

Une des serveuses revient me voir pour me dire que le plat que j’ai choisi est vraiment très épicé, ils me prennent pour une mauviette ou quoi? Je confirme ma commande.

Quelques minutes plus tard on me sert mon plat, ça a vraiment l’air bon, je saisie mes baguettes et commence à manger...et réalise que j’aurais du écouter la serveuse.

Nom de dieu, j’ai la bouche, la gorge, les lèvres, et l’estomac en feu comme je l’ai jamais eu avant, des larmes commencent à couler de mes yeux, les cuistots sortis de la  cuisine pour voir ma tête ont bien raison de sourire cette fois; à moins qu’ils auraient spécialement forcé sur la dose de piment rouge en mon honneur? Je me force à manger la moitié du plat et déguste vraiment, Fred se marre bien, mais rira bien qui rira le dernier... C’est le tour de son plat d’arriver, il ouvre son tube de bambou et les premiers éléments qui sortent sont des pattes et des griffes de poulet, il n’aura quasiment que des os avec quelques bouts de viande à sucer dessus et quelques marrons, il fait déjà moins le malin...

  

Tous deux dégoûtés par notre mésaventure, on se dirige vers le supermarché acheter de quoi finir de manger, j’achètes un nouveau dvd et serai encore dégoûté de sa qualité...décidément il a des jours comme ça...

 

 

Vendredi 20 mai :   

Debout à 6h30 pour être à l’heure au boulot, je prend l’habituelle douche écossaise, l’eau passe du brûlant au glacial sans qu’on ne puisse rien faire...encore une chinoiserie.

Il y a un phénomène étrange ici, la barbe les cheveux et les ongles poussent beaucoup plus vite, je n’ai pas d’autre choix que de me raser tous les jours et de me couper les ongles tous les 2 jours. Fred confirme ce phénomène. J’avale 2 beignets et un verre de jus d’orange et saute dans le bus. Le détail du jour sur le trajet, dont je vais parler, sera ces espèces de ghettos en préfabriqué et très vétuste et précaire qu’on trouve partout sur les terrains vagues à proximité  des buildings en construction, dans lesquels s’entassent des centaines de travailleurs en provenance des provinces reculées de la Chine, ils constituent des sortes de mini villes à l’intérieure de la ville; le confort, le luxe et la modernité de la nouvelle Chine n’est pas réservé à tous le monde...

  

Xu Hui est de retour, il reprend le dossier en main et ne fera aucun commentaire sur mon travail. Je lui présente ma  première traduction et lui annonce que les autres sont trop difficiles pour moi, il me dit que ce n’est pas grave mais ne me donne rien d’autre à faire, il a l’air particulièrement occupé...

Me retrouvant sans rien à faire je décide d’aller voir ou en ai l’évolution de mon visa, cela ne semble pas simple...je commence à croire qu’il va falloir vraiment que j’aille faire un saut à HongKong au mois de juillet...Mais après quelques coup de fil, on m’informe qu’une secrétaire ira avec moi lundi au commissariat faire étendre la durée de mon séjour de 3 mois; Sauvé! Je ne me ferais pas expulser.

  

Je n’aurais pas fait grand-chose aujourd’hui...En quittant les bureaux je m’arrête voir Chen Wei, elle m’offre une sorte de gâteau traditionnel, fait main par sa maman, accompagné d’un petit mot, je la remercie et décide de l’inviter à la pendaison de crémaillère de notre appart demain soir, elle a peur d’être la seule chinoise et de ne rien comprendre...Je la rassure à se sujet et elle accepte finalement volontiers.

  

Pour le retour je décide d’essayer l’autre ligne de bus qu’on m’a conseillé, c’est un bus d’une autre catégorie, plus confortable, avec air climatisé, et beaucoup moins de monde, cependant je ne comprend pas, le prix reste le même.

Seulement  après un moment je réalise que le bus ne m’amène pas tout à fait là ou je dois aller, je décide d’attendre encore un peu au cas où ça ne serait qu’une boucle mais le bus m’éloigne de plus en plus. Je descends donc à l’arrêt suivant et commence à revenir sur mes pas, je suis pas tout à fait sur de la direction à suivre, j’essaye de me repérer par rapport aux grattes ciel, il me semble presque être perdu mais nullement inquiet cependant...

  

Je me retrouve tout d’un coup submergé par une foule de chinois, seul blanc au milieu de cette masse asiatique j’ai l’impression d’être le héros d’une version chinoise du film « Lost in Translation ». J’observe la foule, les chinoises seraient assez jolies finalement, la foule m’observe également, les filles restent souvent me fixer, très rares sont celles qui osent un sourire et difficile de deviner à quoi les gens pensent lorsqu’ils me regardent...Je continus mon chemin malgré tout, pour la première fois de ma vie j’ai vraiment une raison valable de me sentir différent. 

Cela fait exactement 1 semaine et 2h que je suis en Chine et je me sent bien, Les quelques doutes concernant ma survie se sont envolés, mon séjour longue durée d’immersion dans l’empire du milieu est bel et bien lancé.

J’ai une multitude d’idées, d’envies, de questions, il y a tellement à voir, à faire, à comprendre...car énormément de choses  m’échappent ici, mais ça ne sera qu’une question de temps avant que je les comprenne.  

  

Cependant un sentiment étrange sommeille au fond de moi, j’ai l’impression d’être une sorte de caméléon, de pouvoir m’adapter et de me sentir à l’aise presque partout ou je vais sur cette planète, mais d’être chez moi nul part, je ne suis plus français, je ne suis plus européen, je ne suis pas islandais et encore moins chinois, je suis tout simplement humain, un terme qui sert à désigner plus de 6 milliards d’individus sur cette planète mais dont seulement une minuscule poigné mériterait vraiment d’être appelé ainsi. Une profonde frustration m’envahie, je cherche à comprendre, Qu’ai-je donc fait de si terrible pour ressentir un tel malaise lorsque je me trouve en France!?!? Et d’ailleurs, quelle est la cause de ce malaise?! Je me suis posé tellement de fois cette question, sans jamais parvenir à trouver une réponse concrète.

  

Quelques temps plus tard je parviens finalement à retrouver mon chemin. Arrivé à l’appart, zongzi-80.jpgje goûte le gâteau de ChenWei, ce n’est pas terrible, c’est une sorte de pâte de riz gluant, je m’arrête et vais le jeter lorsque j’arrive au cœur, je ne sais pas ce qu’il contient et ne préfère pas le savoir car ça a vraiment mauvais à mon goût. Je ne lui en voudrais pas, c’est l’intention qui compte et j’aurais fait l’effort de goûter.

La soirée starwars vient de tomber à l’eau. Ce soir Fred et moi décidons d’aller manger au KFC en terrain connu, hier soir nous avons eu notre dose d’aventure culinaire pour la semaine, on achète quelques dvds sur le chemin du retour puis je met à écrire...

 

Je viens de terminer d'écrire, nous sommes samedi 21 mai il est 2h04 du matin.

  

Prochain article: la vie nocturne le weekend au cœur de Shanghai.

 

Published by Julien - dans Shanghai life
commenter cet article