• Zhu Li An
  • De 2005 à 2013, les aventures dans l'Empire du Milieux d'un Jeune Breton, amoureux de la plus belle ville de Chine: Suzhou
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19 juin 2005 7 19 /06 /juin /2005 22:00

 weekend à l'islandaise... 
 

Vendredi 27 mai  (suite et fin)

 

On décide donc de se rendre au restaurant, les filles arriveront avec presque 30minutes de retard, les serveuses dans leur robes du style Tang dynastie, sont magnifiques, et même si le style de ces robes date de plusieurs milliers d'année, il ne reste pas moins sexy, voir même provocant, si c’est ce genre de robe que ma sœur veut que je lui rapporte, je ne suis pas sur que ma mère va apprécier...

Le repas se déroule dans une bonne ambiance, on discute de choses et d'autres, on rigole, les serveuses m'adressent un immense sourire à chaque fois, vu ou se trouve le restaurant, elles ne doivent pas servir un étranger tous les jours...C’est très bon, quoi que un peu épicé de temps en temps. On fait tremper de la viande, des légumes dans une sauce bouillante, voila donc la fameuse fondu chinoise, à refaire...

 

Il est 20h30, l'heure chinoise de se séparer, les serveuses nous saluent poliment en chinois, j'en fais de même en chinois aussi, elles semblent très surprises, tout le monde éclate de rire...

Je salut mes collègues chinois très poliment en les remerciant grandement pour l'invitation.

Je prend un taxi, après un dernier geste d'au revoir de la main, j'appelle Benjamin qui est assez chaud pour sortir ce soir. Il me propose de le retrouver chez lui.

Arrivé chez moi, je me change et m'habille plutôt classe pour sortir, je jette un coup d'oeil au cadeau de ChenWei, c'est une sorte de sac parfumé, l'apparence du sac n'est vraiment pas terrible, mais au moins ça sent bon.

 

Je prend le métro, je me retrouve à coté d'une chinoise plus grande que moi, ça fait vraiment bizarre...Benjamin me retrouve à l'arrivé, on se rend chez lui, un appart super chic, très bien situé en centre ville à 1500$ le mois, je fais connaissance avec Louis son colloc, un Centralien en stage chez Christian Dior, il a l'air super sympa. On boit quelques bières, puis bougeons direction le Melting pot, Je rencontre une thaïlandaise, une copine à Rubbis, elle tout simplement magnifique, une des plus jolies filles que j'ai du rencontrer dans ma vie, même si elle ne doit pas être toute jeune. On reste discuter un moment puis elle me donnent sa carte, m’invitant à la recontacter.

 

Benjamin et moi décidons d'aller essayer un vrai boite à la chinoise dont on avait entendu parler. Rixida, la fille du Xinjiang rencontré le weekend dernier, décide de nous rejoindre là-bas. L'entrée est à 50 yuans et on a le droit à une conso, je tombe immédiatement sous le charme de l'endroit. La déco est pas terrible, ça fait boite de campagne, il n'y a que des chinois, on doit être moins d'une dizaine d'étrangers sur plus de 500 personnes.

L'ambiance y est de feu, des tas de chinoises m'invitent à danser avec elles, la musique joué est de la techno «  à la chinoise », on entendra même un remix d'Alizé par Beni Bennassi, c'est vraiment énorme, beaucoup de chinois m'invitent à boire et tentent de discuter avec moi, je me fais vraiment rincer. Ils veulent que je danse avec leurs copines, cela semble être une sorte d'honneur; Bref on s'éclate vraiment comme des fous. Quand je pense que certains préfèrent fréquenter uniquement les boites d'expats....Ils ne savent pas ce qu'ils ratent!

 

Benjamin décide de rentrer, il est dégoûté car il vient de rater un coup avec une chinoise, il a commit l'erreur de lui dire qu'il rentrait en France dans 2 semaines...

Je continus la soirée sans lui et poursuis la nuit avec Rixida et son nouveau copain taiwanais dans un autre club appelé BabyFace, l'ambiance y est très chic et très classe, on y passe de la house music de meilleur qualité, il y a plus d'expats, mais je m'éclate bien aussi, le taiwanais continu à me rincer, je commence à me sentir gêné et décide de rentrer, il doit bien être 5h30 du matin. L'une des prostituées m'ayant causée quelques soucis le weekend dernier et traînant encore dans le coins, tente de rentrer à bord de mon taxi, je verrouille les portes à temps et dis au chauffeur du taxi de quitter l'endroit au plus vite...

 

Samedi 28 mai

 

Cet après-midi, j'ai rendez-vous avec la petite soeur de Zheng, une collègue de travail. Elle est d'accord pour m'aider un peu, on se retrouve à la station de métro, elle a l'air sympas, quoi que très réservée...On commence par boire un verre et discutons donc en français, elle s'en sort bien, pour quelqurun qui n'a jamais été en France, elle manque de pratique cependant. Même si elle est née à Shanghai, sa famille semble originaire de Wuhan si j'ai bien compris, d'ailleurs c'est là-bas qu'elle a étudié et appris le français comme beaucoup de personnes dans cette ville car c’est en effet à Wuhan qu'est situé le principal site de production de PSA en Chine.

 

On se rend donc à l'agence de China Telecom, c'est assez compliqué comme principe de fonctionnement, mais cela semble plutôt efficace, malgré le monde présent, on attendra pas très longtemps. Il y a plein de guichet, et des guichets spécialisés sur un seul domaine, je m'explique, on commence par se rendre au guichet ADSL on retire un dossier, le rempli puis nous nous rendons dans un autre guichet, pour y déposer et faire valider le dossier, puis dans un 3ème pour payer. L'avantage en comparaison avec la France, est que si tu as quelque chose  de très simple à faire, tu n'es pas obligé d'attendre que la personne avant toi ayant un cas compliqué est fini, pour accéder au guichet unique servant pour tout les cas de l'agence France télécom...

Ensuite, je lui demande si elle est d'accord pour m'accompagner chez le coiffeur. Je ne me sens pas encore près pour tenter cette expérience tout seul. Si les coiffeurs chinois sont super minutieux, massage du crâne, shampoing....ils cherchent vraiment à atteindre la perfection dans leur travail... cependant ils ne sont pas des champions en rapidité, 1H pour ma coupe!!!

Je ne suis jamais resté aussi chez un coiffeur de toute ma vie!

Pauvre « Fanny », comme elle a du s'ennuyer, je m'excuse de lui avoir fait endurer ça et l'invite à boire un verre pour me faire pardonner, elle décline mon invitation sous prétexte qu'elle est déjà en retard. J'espère qu'elle acceptera de me revoir quand même...

 

Je rentre à l'appart pour m'habiller pour le dîner et la grosse soirée en perspective,  ce soir j'ai en effet rendez-vous avec le gang (l'association) des bretons de Shanghai, ça promet!

Moi et ma nouvelle coupe de cheveux super fashion à la chinoise, rejoignons Cédric à la station de métro, direction le centre-ville! Au point de rendez-vous nous sommes déjà une 15zaines, certains se proposent d'attendre les derniers retardataires tandis que les autres peuvent déjà se rendre au restaurant...

 

Le repas est très convivial, on se trouve dans une salle à part avec une immense table ronde, on nous apporte une multitude de plats, c'est très bon, tous se régalent...En Chine, vaut mieux être sur de l'état de santé de ceux avec qui on mange, car on mange tous dans le même plat!

 

Chacun raconte un peu son parcours, à savoir comment on a atterrit ici... Une des raisons pour laquelle je sens toujours mieux à l'étranger, c'est que la majorité des autres étrangers que je rencontre sont un peu comme moi au final, on a tous un parcours hors du commun, une vision différente du monde que la majorité des gens resté au pays, ils ne peuvent même pas espérer de pouvoir imaginer la façon dont nous percevons ce monde...Nous sommes une sorte "d'élite" en fait. On parlera aussi de la constitution européenne, certains on déjà pris la décision de ne pas rentrer en cas de victoire du NON, c'est la décision que j'aurais prise aussi, si j'avais terminé mes études...Car cela confirmerait ce que je pense déjà: que la majorité des français sont vraiment cons et ne mérite pas de s'en sortir, tout ce que la France mérite en cas de victoire du non, est de couler, de se casser la gueule lamentablement et de s'enfoncer dans une misère et une crise bien profonde! J'espère que cela servira de leçon à cette majorité d'abrutis et de moutons et encore je trouve que cela ne serait pas très cher payé pour avoir brisé la construction européenne! Quand à ceux qui auront voté oui, j'espère qu’ils seront assez intelligents pour faire comme moi et quitter le pays et assister au naufrage du « France » à distance...

Ces gens ne méritent pas qu'on se démène pour eux, tout ce qu'ils savent faire c'est de gueuler et manifester et réclamer de l'argent au gouvernement...Et surtout, faut pas toucher aux acquis sociaux! Ah non!

Bordel! Quand est ce qu'ils comprendront que la France n'est plus seule au monde? Et surtout qu'elle n'est qu'à peine l'ombre de la puissance qu'elle a été...

On vit à l'heure de la mondialisation! Il n'y a plus qu'une règle d'or à connaître: s'adapter ou crever! (même si s'adapter veut dire faire quelques sacrifices)

 

Bref parenthèse terminée, après le repas les bouteilles de bière s'enchaînent à vitesse grand V, on n'est pas breton pour rien...Nous nous rendons ensuite à notre camp de base, le Melting Pot, ou l'alcool continu de couler à flot...Encore une nuit qui promet d'être intéressante...Benjamin et moi, encore enthousiaste de notre nuit précédente, convainquons les autres de nous suivre à L'Ar Ma Ni, on s'arrêteras au passage dans un autre petit bar dont j'ai oublié le nom, le décor était assez original, ça faisait fumerie d'opium, mais on n'est pas resté longtemps, l'ambiance n'était pas terrible.

 

Après avoir mis quelques temps à retrouver la discothèque, nous y voici enfin! Toujours autant de monde, cette ambiance de folie et cette musique techno chinoise délirante! Il y a un peu plus d'expats ce soir, le bouche à oreille concernant l(endroit à du bien fonctionner.

 

Par respect pour la vie privée et la dignité de certains de mes amis, je suis obligé de censurer le reste de la nuit, désolé.

 

09/06/2005     

 

Dimanche 30 mai

 

Fin de la censure vers 12h30 environ. Reprise du récit:

Aussitôt dit aussitôt fait, le technicien de China Telecom sonne à 13h pile comme prévu pour installer l'ADSL.  Pas grand-chose à raconter, durant l'après midi on s'est baladé un peu dans le quartier, Fred en a profité pour acheter des coffrets DVD, comme celui de l'intégrale X-Files, sur le coup j'ai presque envie de l'acheter aussi.

 

Le soir, nous rejoignons YueYue (la cousine de Liwei) qui à tenu sa promesse de nous inviter à manger un canard laqué. C'est un resto pékinois très luxueux, les filles à l'accueil sont en tenu traditionnelle. Je rencontre Oliver, un géant allemand de 30 ans, architecte (il doit bien s'amuser dans cette ville) et ex petit ami de YueYue mais ils seraient de nouveau ensemble si on croit les rumeurs...et aussi un jeune webdesigner américain de 19 ans, je me retrouve un peu en lui et en Benjamin aussi...Ce culot pour partir, loin de chez soi pour un autre monde à cet âge et le fait qu’on se sente pousser des ailes au cours de ce genre d'aventure...

Le repas est excellent, la manière de déguster le canard un peu particulière...on prend un morceau de canard qu'on pose dans une sorte de crêpe, on y met un peu de sauce et une sorte de légume, on doit rouler et plier la crêpe selon un certain ordre aussi. Pour finir on nous apporte une soupe avec les os du canard broyé.

 

Ce fut délicieux, j'ai mangé pour plusieurs jours au moins...Sur le retour on en voudra un peu YueYue car elle s'est trompée dans ces indications et nous a fait beaucoup marché à l'allé alors qu'il y avait une station de métro juste à coté. Mais c'était plus pour se moquer d'elle qu'autre chose...

 

Ce soir, après avoir regarder un dvd, je n'est pas le courage d'attendre que les résultats du référendum tombent...Je décide simplement d'aller me coucher.

 

13 juin 2005 1 13 /06 /juin /2005 22:00

 A partir de maintenant, vu que je suis installé et ai commencé à travailler, ma vie va devenir un peu plus routinière,  je vais donc arrêter de raconter mes journées dans le style de la série télé « 24h chrono », Je m’arrêterais uniquement sur les détails les plus marquants de chaque journée.
Lundi 23 mai 

 

Finalement je ne suis pas encore tiré d’affaire avec mon visa, XuHui et le directeur des ressources humaines me convoquent dans une pièce à part, ils me posent tout un tas de questions, notamment sur ce que j’ai fait ce weekend. Cela ressemble à un interrogatoire, je suis particulièrement mal à l’aise. Ils m’expliquent qu’ils ont encore changé d’avis en ce qui concerne mon visa, je devrais donc contacter l’université de Suzhou, en gros c’est à moi de me démerder si je veux rester en Chine...Je crois que je vais vraiment devoir aller à Hongkong.

A la pause, je croise ChenWei, elle avait peur que je lui en veule du fait qu’elle est refusée de venir samedi soir; au bout d’une demi-heure de tentative d’explication, nous nous séparons, pas vraiment d’avoir tout compris d’un coté comme de l’autre. On semble appartenir à deux mondes séparés par des années lumières.

Ce n’est pas la grande forme aujourd’hui, le moral n’est pas mieux non plus, je n’est pas la force de soutenir le regard parfois pesant des gens dans la rue, je m’endort même dans le bus...

En arrivant à l’appart vers 18h, je m’endort et ne me réveillerais pas avant le lendemain...

 

Mardi 24 mai

 

Ce matin je suis victime de ma plus belle « chinoiserie » depuis mon arrivée, je prend le bus comme tous les matin, je ne me suis pas tromper de bus mais il semblerait qu’il n’empreinte pas l’itinéraire habituel car si j’en crois ce que je j’arrive à comprendre ils auraient effectivement modifié l’itinéraire de cette ligne durant la nuit. En dépit du fait que maintenant je n’ai pas la moindre idée de l’endroit vers lequel je me dirige, j’assiste à la scène avec amusement et dérision, car en fait le chauffeur n’a pas vraiment l’air non plus savoir la direction à emprunter. Les passagers participent ardemment aux choix des directions à chaque croisement; ça crie: « à droite, non c’est à gauche, c’est pas vrai c’est moi qui est raison c’est tout droit... »

La vendeuse de ticket embarquée remarque mon air désabusé et comprend que je dois encore être plus perdu que le reste des passagers, elle me demande ou je vais, je lui explique mais non comprend rien à ce qu’elle me raconte ensuite. De toute manière je viens de repérer 2 collègues à l’avant du bus, elles me font signe de descendre au prochain arrêt, je ne comprend pas trop on est encore assez loin de la destination, mais je m’exécute tout de même. Elles appellent un taxi, je commence à comprendre, il est 7h50, et il semble très important d’arriver à l’heure au boulot, on ne peut donc plus compter sur ce bus à la destination finale incertaine.

 

Toujours pas de réponse de la part de Suzhou, le voyage pour HongKong ce rapproche encore un peu plus.

 

ChenWei a l’air très énervé voir limite en colère aujourd’hui, je n’ose pas aller lui parler.

A ma grande surprise je reçois un sms d’elle, une demi heure après elle m’écrit « I very angry for you!» Que dois je comprendre!?!? Quelle est en colère à cause de moi? Je n’ai rien fait du tout pourtant, ou justement aurais-je du faire quelque chose et ne l’ai-je pas fait??? 

 

Décidément, je me dis que si jamais je dois sortir avec une chinoise ça serait dans mon intérêt d’éviter une fille traditionnelle et de choisir une, ayant un minimum de connaissance de la langue anglaise et du monde occidental, sinon je suis vraiment mal barré.

Je demande à XuHui la permission de quitter le boulot plus tôt aujourd’hui car je voudrais aller dans une agence China telecom pour faire avancer les choses en ce qui concerne la connexion ADSL, et elle ferme à 16h. Il accepte sans problème.

Le fait que je repasse devant ChenWei, sans m’arrêter car elle était occupée avec 2 personnes, ne risque pas d’améliorer la situation, elle me regarde m’en aller l’air très surprise.

 

Arrivé à China Telecom, je me rend au guichet pour l’ADSL, manque de bol, aucune des 2 filles ne parle anglais, je me contente donc de repartir avec le formulaire d’adhésion en chinois, je demanderais de l’aide à un collègue pour le remplir demain.

 

Un peu plus tard Fred et moi décidons de nous rendre au Carrefour, car j’ai besoin de chaussures. La semelle de ma chaussure droite se déchire un peu plus chaque jour, il commence à avoir urgence. Toutes mes tentatives pour trouver une paire ont échoué jusqu'à présent, impossible de trouver ma pointure, les chinois ont vraiment des petits pieds.

Le centre commercial et le magasin reflètent la ville ou ils se trouvent, ils sont démesurés!

Lorsqu’on fait attention aux gens (la tenue vestimentaire, le nombre d’enfant par femme) présent dans le magasin, on comprend rapidement que n’importe qui ne vient pas faire ses courses ici. On y trouve quelques produits français, certains ne semblent pas avoir très bien supporté le voyage, Fred et moi tentons de résister, mais on craquera  pour un bout de fromage...

Je n’ai décidément pas de chance, je trouve un modèle de chaussure qui me plait, il faut forcement que ça soit le plus cher, mais bon 20 euros, ça reste raisonnable. Seulement ils sont en rupture de stock pour ma pointure! La vendeuse me dit qu’elle devrait en recevoir vendredi.

 

On s’arrête manger au Pizzahut, chose que je ne ferais probablement plus jamais d’ici la fin de mon séjour, non pas que leurs pizzas soient mauvaise, mais à cause du prix et du temps d’attente...

 

Mercredi 25 mai Ce matin, la vendeuse de ticket m’aura réclamé 2 yuans de plus, quelques arrêts seulement avant d’arriver au boulot, car j’aurais dépassé la distance autorisée avec mon ticket. Cela m’aura au moins permis de comprendre que le système de bus fonctionne par zones, un peu à la manière du système danois à Copenhague.

 

Aujourd’hui, on me donne du dessin industriel à faire, je dois reproduire toute une série de plans réalisés main, avec le logiciel AutoCad, je le connais pas très bien et en plus c’est de la 2D. Je déteste la 2D, normale, surtout quand on appris à dessiner en 3D avec Solidwork.

 

Les gens commencent à s’ouvrir petit à petit ici, ils sont de plus en plus gentils, une des assistantes du directeur, propose de m’aider pour mon visas, et d’autres m’invites à une fondu chinoise vendredi soir...

 

ChenWei me présente ses excuses pour son saut d’humeur d’hier, elle sera encore plus désolée lorsque je lui offre un petit cadeau acheté la veille au soir, par mesure de sécurité; je ne peux pas me permettre de créer un "incident diplomatique" moins de 2 semaines après mon arrivée.

Après le travail, à l’arrêt de bus, une petite fille sur le porte-bagages du vélo de sa mère, me regarde avec un grand sourire, elle semble parler un instant avec sa mère puis se retourne à nouveau et me lance un « Allo » accompagné d’un signe de la main et d’un sourire encore plus grand lorsque je lui répond... C’est la première fois que je vois un enfant plutôt enchanté de rencontrer un étranger.

 

Ce soir, 2ème  sortie de Pudong, direction Nanjing Lou, l’équivalent de Laugavegur à Shanghai, c’est une très longue rue piétonne et commerçante avec des affichages lumineux partout dans style japonais. On y croise beaucoup d’étrangers, beaucoup de rabatteurs, prostituées ou autre viennent nous solliciter. C’est vraiment très coloré et sympa pour les yeux, je pense que je reviendrais.

 

Jeudi 26 mai

Le voyage pour HongKong semble ne plus être nécessaire, une solution avec l’université de Suzhou semble avoir été trouvé. Seulement je devrais me rendre là-bas la semaine prochaine.

 

J’envoie un email Jiayan à une copine chinoise de l’Isuga qui habite Suzhou et qui doit être rentrée pour les vacances, je lui donne mon numéro de téléphone et lui demande de me rappeler au plus vite.

Mes collègues sont vraiment de plus en plus sympa, beaucoup veulent m’aider, m’inviter, me faire découvrir la ville...Le temps d’observation semble être terminé.

Une, voudrait que je rencontre sa petite sœur qui parle français mais qui aurait besoin de pratiquer un peu.

Je demande à quitter le boulot plus tôt, je voudrais aller acheter une tenue correcte pour la soirée de ce soir, organisée au Barbarossa (un des bars les plus chics de Shanghai) par la Chambre de commerce française.

Aujourd’hui mes rapports avec ShenWei se seront limités à bonjour, au revoir.

Je m’achète un pantalon, en sortant Jiayan m’appelle, elle a bien reçu mon mail. Elle a l’air très enthousiaste, sans doute, son retour au pays lui a fait beaucoup de bien; elle accepte volontiers de m’aider...Je dois donc la rappeler, dès que je saurais les horaires du train. 

 

Et c’est parti, nous rejoignons Cédric à la station de Metro. J’ai essayé à plusieurs reprises d’acheter une carte de transport en commun, à chaque fois la vendeuse me répondait qu’elle n’en avait plus, j’ai essayé encore 5 minutes avant que Cédric arrive, la même chose. Cédric essaye à son tour, insiste un peu et fini par m’en avoir une, j’y crois pas, quelle [censuré]!!!

 

Le Barbarossa est situé dans un parc sur une île au milieu d’un étang. C’est en effet très chic, le décor est dans le style Moyen-Orient, la fête se déroule au dernier étage sur la terrasse, juste à la hauteur de la cime des arbres. Un panneau indique « private party », c’est 90 yuans l’entrée et on à le droit à 2 consos. Le cadre est génial, c’est situé au milieu d’une sorte de mini Central Park, car le parc est bordé de buildings.

L’ambiance y est assez relax, ils ont fait l’effort d’y amener du très bon vin Français, la moyenne d’âge est plus tôt jeune, il y a beaucoup de d’étudiants en stage, dont une française d’origine asiatique persuadé de m’avoir déjà rencontré en France. Il y avait tout de même quelques fashion victimes et des pédants...Mais bon, bonne ambiance dans l’ensemble, quelques rencontres intéressantes, on me conseil de miser sur la traçabilité et le control qualité, si je voulais implanter Marel en Chine...On finira la soirée au Melting Pot, qui va devenir notre camp de base, presque à chaque soirée. Fred et moi rentrons vers minuit, d’autres continuerons jusqu’au petit matin.

 

Vendredi 27 mai

 

Journée ordinaire au travail, Je quitte le boulot, ChenWei m’offre un nouveau petit cadeau.

Je me rends à Carrefour avec un collègue, espérant trouver enfin ma paire de chaussure. Malheuresement, ils n’ont pas reçu ma paire, et ne semble pas savoir non plus quand ils devront se faire livrer, j’ai vraiment pas de bol. On décide donc de se rendre au restaurant, les filles arriveront avec presque 30minutes de retard, les serveuses dans leur robes du style Tang dynastie, sont magnifiques, et même si le style de ces robes date de plusieurs milliers d’année, il reste pas moins sexy, voir même provocant, si c’est ce genre de robe que ma sœur veut que je lui rapporte, je ne suis pas sur que ma mère va apprécier...

Le repas se déroule dans une bonne ambiance, on discute de choses et d’autres, on rigole, les serveuses m’adressent un immense sourire à chaque fois, elles ne doivent pas servir un étranger tous les jours...C’est très bon, quoi que un peu épicé de temps en temps. On fait tremper de la viande, des légumes dans une sauce bouillante, voila donc la fameuse fondu chinoise, à refaire...

 

Il est 20h30, l’heure chinoise de se séparer, les serveuses nous saluent poliment en chinois, j’en fais de même en chinois aussi, elles semblent très surprises, tout le monde éclate de rire...

Je salut mes collègues chinois très poliment en les remerciant grandement pour l’invitation.

Je prend un taxi, après un dernier geste d’au revoir de la main, j’appelle Benjamin qui est assez chaud pour sortir ce soir. Il me propose de le retrouver chez lui.

Arrivé chez moi, je me change et m’habille plutôt classe pour sortir, je jette un coup d’œil au cadeau de ChenWei, c’est une sorte de sac parfumé, l’apparence du sac n’est vraiment pas terrible, mais au moins ça sent bon.

 

Je prend le métro, je me retrouve à coté d’une chinoise plus grande que moi, ça fait vraiment bizarre...Benjamin me retrouve à l’arrivé, on se rend chez lui, un appart super chic, très bien situé en centre ville à 1500$ le mois, je rencontre Louis son colloc, un Centralien en stage chez Christian Dior, il a l’air super sympa. On boit quelques bières, puis bougeons direction le Melting pot, Je rencontre une thaïlandaise, une copine à Ruby, elle tout simplement magnifique, une des plus jolies filles que j’ai du rencontrer dans ma vie, même si elle ne doit pas être toute jeune. On reste discuter un moment puis elle me donnent sa carte, m’invitant à la recontacter.

Benjamin et moi décidons d’aller essayer un vrai boite à la chinoise dont on avait entendu parler. Rixida, la fille du Xinjiang rencontré le weekend dernier, décide de nous rejoindre là-bas. L’entrée est à 50 yuans et on a le droit à une conso, je tombe immédiatement sous le charme de l’endroit. La déco est pas terrible, ça fait boite de campagne, il n’y a que des chinois, on doit être moins d’une dizaine d’étrangers sur plus de 500 personnes.

 

L’ambiance y est de feu, des tas de chinoises m’invitent à danser avec elles, la musique est de la techno chinoise, on entendra même un remix d’Alizé par Beni Bennassi, c’est vraiment énorme, beaucoup de chinois m’invitent à boire et tentent de discuter avec moi, je me fais vraiment rincer. Ils veulent que je danse avec leurs copines, cela semble être une sorte d’honneur; Bref on s’éclate vraiment comme des fous.

Benjamin décide de rentrer, il est dégoûté car il vient de rater un coup avec une chinoise, il a commit l’erreur de lui dire qu’il rentrait en France dans 2 semaines...

 

Je continus la soirée sans lui et poursuis la nuit avec Rixida et son nouveau copain taiwanais dans un autre club appelé BabyFace, l’ambiance y est très chic et très classe, on y passe de la house music de meilleur qualité, il y a plus d’expats, mais je m’éclate bien aussi, le taiwanais continu à me rincer, je commence à me sentir gêné et décide de rentrer, il doit bien être 5h30 du matin. L’une des prostituées m’ayant causée quelques soucis le weekend dernier et traînant encore dans le coins, tente de monter à bord de mon taxi, je verrouille les portes à temps et dis au chauffeur du taxi de quitter l’endroit au plus vite...

 

 

 

 

 

 

 

Published by Julien - dans Shanghai life
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31 mai 2005 2 31 /05 /mai /2005 22:00

 la pendaison de crémaillère:

 

Après avoir préparé l’appart durant l’après-midi, je vais chercher Mika (étudiant en 2ème année à l’Isuga) et sa copine japonaise Yoko à la station de métro, Fred nous rejoins 10 minutes plus tard pour aller  faire un second plein de course pour la soirée.

19h35, les premiers invités arrivent, ils sont presque à l’heure. Ce sont des collègues de travail de Fred. Yoko en temps que femme japonaise commence à s’occuper du service sans qu’on ne lui est rien demandé. Benjamin un jeune lorientais,  arrive quelques minutes plus tard suivis de près par un autre Fred de l’Isuga qui est dans la section de Fred mon colloc, puis par Cédric,LiWei et sa cousine dont je n’ai toujours pas retenu le nom. La dernière à arrivé sera la patronne de Fred, une multimillionnaire taiwanaise d’une cinquantaine d’année, mais qu’il ne les fait pas vraiment, Fred nous annonce qu’elle parle un peu français, elle rétorque immédiatement « Non ce n’est pas vrai » dans un français sans accent puis reprend immédiatement la conversation en anglais.

 

ChenWei ne viendra pas, elle m’a envoyer un message que je n’ai pas vraiment compris, elle semblerais dire que c’est une fille traditionnelle et que ça fait un peu tôt pour accepter mon invitation, c’est vrai qu’elle ne fait pas vraiment shanghaienne, ça peau est plutôt blanche pour une chinoise, il faudra que je lui demande de quelle province elle est originaire. Je lui renvoie plusieurs messages pour tenter de lui faire changer d’avis, il n’y aura rien à faire, elle ne viendra pas.

Un chinois amusé par mon histoire, me conseil de lui faire la gueule en arrivant lundi au boulot...

 

Nous commençons donc à manger et à boire dans une atmosphère festive et décontractée, les conversations vont de bon train. Mika qui est aussi originaire de Penmarch se rend compte que Cédric est quasiment son voisin là-bas...Le monde est décidément vraiment minuscule.

Benjamin nous raconte sa soirée de la veille qui fut très « wild » apparemment, mais grâce à radio Bigoude nous étions déjà au courant de ses exploits. Fred et moi « engueulons » la cousine de LiWei car on n’était censé aller voir StarWar ensemble avec Cédric et Liwei et elle est aller le voir sans nous prévenir après que Cédric et LiWei aient déclaré forfait. Elle nous promet de nous inviter à manger un canard laqué pour se faire pardonner.

Les chinois procèdent entre eux leur rituel d’échange de carte.

 

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Sur le coup de 23h30, Ruby la patronne (beaucoup de chinois possèdent un nom occidental, assez souvent original pour les filles) nous invite dans son bar pour nous payer une tournée, en espérant que l’on consomme après biensur, business is business...

On embarque donc en taxi direction son bar, on traverse le fleuve et je quitte Pudong pour la première fois depuis mon arrivée. L’autre rive semble aussi moderne, mais les immeubles y sont moins hauts, le vieux Shanghai doit être plus loin. Son Bar est plutôt sympa, un groupe de jazz américain y joue, Ruby nous apporte nos pintes de bière. Des Chinois m’invitent à une partie de « Tchi, Ba, Jio » (7, 8, 9 en chinois) le principe est simple, on lance les dés dans un saladier, un double change le sens du jeux, lorsqu’on fait un 7 on remplie le verre d’alcool, si on en fait trois d’affilé on le boit cul sec, lorsqu’on fait un 8 on boit la moitié du verre, et lorsqu’on fait un neuf on le vide cul sec aussi. J’ai fait des neufs ou des triples 7 presque à chaque tour! Les chinois étaient médusés et mort de rire. Je quitte malgré tout rapidement la partie sinon à se rythme là je risque de ne pas finir la soirée.

 

Je me fais ensuite convié à la table d’une jeune chanteuse de jazz chinoise qui s’était produite sur scène quelques minutes auparavant, elle très charismatique et sa voix impressionnante. 

Elle parle un excellent anglais, mais me demande si je suis vraiment français car elle trouve le mien très bon aussi. Il est vrai qu’avec un peu d’alcool dans le sang, je parle anglais avec une telle aisance que j’en viendrais presque à oublier que le français est ma langue maternelle... Non je déconne! j'ai un accent français, plus très fort maintenant mais quand même! J’ai même réussi en me forçant, à bluffer le trompettiste du groupe de jazz, un new-yorkais, sur ma nationalité.  

Une des amies de la chanteuse, une jolie chinoise de 32 ans, mariée et mère d’un enfant de 7 ans, mais qui en fait très facilement 10 ans de moins est en quête d’un amant occidental. Ca sera la première « fleur de Shanghai » que je rencontre. 

Mais attention, même si ce genre de proposition semble osé, il ne faut pas croire que se sont des filles faciles...elle semble me dire qu’il faudra faire preuve de patience...je fais semblant d’être intéressé par simple curiosité. 

 Les filles faciles appartiennent à la catégorie des « fleurs du mal » comme on les appelle parfois ici, ce sont les rabatteuses, hôtesses, prostituées ou simplement des chinoises en quête d’occidentaux pour se faire entretenir...

Sur le coup de 3h du matin, on se déplace au Windows, une boite branché RnB, ou 2 africains de Tanzanie au style très WeshWesh américaine se produisent aux platines. Moi qui ne suis pas vraiment fan de ce genre de musique, dois avouer qu’ils mixaient très bien. La copine, tout simplement superbe, d’un des collègues de travail de Fred m’invite à danser. Sa manière de danser devient très vite provocante, elle n’hésitera même pas à m’embrasser alors que son copain est à l’autre bout de la pièce, et en plus elle serait une musulmane de la province du Xinjiang. 

 

La boite ferme à 4h, on n’est plus que 3 survivants, moi et les 2 Fred, on se rend à un 24/24 acheter de quoi manger un peu sur le chemin on se fait harceler par des mendiants, ceux-ci traînent toujours leur enfant avec eux, pauvres gosses. On se réfugie à l’intérieur du 24/24, les vendeuses amusées nous fournissent des caisses pour que l’on puisse s’asseoir le temps de manger. Si dans la journée, on ne voit presque aucun mendiants, mis à part quelques aveugles, ils « jouent » d’une sorte d’instrument traditionnel chinois qu’ils fabriquent eux même avec des matériaux de récupération, leur « musique » est vraiment atroce; la nuit cependant, ils sont tout une foule à proximité des boites et des bars fréquentés par les expats, traînant leur malheureux gosses derrière eux. Certains gosses me demandaient même un peu de ma bière, je leur ai dit en chinois qu’il devrait avoir honte et feraient mieux d’aller se coucher. La suite est un peu moins marrante, ça a tendance à gâcher un peu la soirée. 

Après les mendiants se fut le tour des prostitués, elles sont arrivées en meute, L’autre Fred apparemment habitué s’enfuit, elles arrivent à 5 sur moi et m’agrippent comme des furies, Fred mon colloc se fait entraîner d’un coté moi d’un autre, elles sont moches pour la plus part et assez âgées, les plus jeunes et plus jolies ont dû trouver du boulot depuis longtemps déjà. 

Je me tue à leur dire que je ne suis pas intéressé, elles semblent faire semblant de ne pas comprendre et m’entraînent dans une ruelle et certaines s’apprêtent à me déshabiller sur place devant une grand-mère ébahi sortant de chez elle, aillant été correct et polie avec elles jusqu’à présent, je commence à m’énerver. Comprenant peut-être que je ne veuille pas faire ça dans la rue, elles tentent maintenant de me faire monter de force dans un taxi pour m’amener chez l’une d’entre elles. Je cherche un moyen de me débarrasser d’elles sans faire appelle à la violence et trouve finalement une solution, je décide d’ouvrir mon porte feuille pour leurs montrer que même si j’en avais envie je n’aurais pas de quoi m’offrir leurs services. Elles disparaissent d’un coup comme par enchantement. Je saute dans le premier taxi qui passe avant que d’autres ne rappliquent. Le Taxi roule en direction de Pudong, je passe à coté de la tour de la perle et de l’impressionnante Jin Mao, 4ème plus haute tour du monde. Le levé du soleil est magnifique, peut être un des plus beau de toute ma vie, je regrette de ne pas avoir pris mon appareil photo, mais je me rassure, je suis là que depuis une semaine, il y a aura d’autres occasions.

 

Je retrouve Fred à l’appart arrivé 5 minutes plus tôt. On éclate de rire, ce fut finalement une bonne soirée, même si ça nous a fait rentrer dans 2 taxis differend.  

Je vais me coucher et m’endort immédiatement car je suis exténué il doit bien être 6h30 du matin. 

29 mai 2005 7 29 /05 /mai /2005 22:00

Première semaine de stage chez Shanghai FleetGuard : 

FG.JPG

 

Lundi 16 mai 2005 : prise de contact

   

N’ayant qu’une idée approximative de la position géographique de mon entreprise, et ne comprenant strictement rien à rien au réseau de bus local, (tout en chinois et aucun plan)

Je décide de ne pas prendre de risque et de prendre un taxi.

Mon dieu, je n’ai jamais vu une ville aussi polluée de ma vie! L’air y est difficilement respirable, et l’atmosphère très lourde et humide. Le chauffeur me semble m’indiquer qu’aujourd’hui ce n’est pas trop mal niveau chaleur et pollution; le pire reste donc devant moi.

Cette ballade de 45 minutes en taxi aura confirmé mes doutes concernant la démence architectural de cette ville, je quitte désormais le quartier des immenses grattes ciel pour une zone plus résidentielle à l’architecture pas moins délirante, je me trouve dans une sorte de Paris version Haussmann moderne, puis quelques centaines de mètres plus loin à Saint-Pétersbourg, c’est tout simplement hallucinant.

Le taxi me dépose devant l’une des entrées de Shanghai Fleetguard, je règle la course, 45 yuans, je ne pourrais pas me permettre de venir en taxi tous les jours. Le garde de cette entrée est surpris de me voir et s’empresse de m’intercepter, je lui montre ma lettre d’invitation, il semble rassuré et m’indique la direction de l’accueil.

  

La fille à la réception est probablement la plus charmante chinoise que j’ai vu depuis mon arrivée, elle est tout simplement magnifique et m’accueil avec un immense sourire, je suis fasciné et tombe immédiatement sous le charme. Cependant, elle ne parle pas anglais,  je trouve que ça fait désordre pour société à moitié américaine, d’ailleurs ça fait drôle de voir le drapeau américain flotter à coté de celui de la Chine communiste.

Je lui explique donc en chinois que je viens pour rencontrer le manager, elle me répond qu’il est actuellement dans l’usine avec un client et me prie de bien vouloir attendre un moment, toujours avec son beau sourire.

Je patienta donc 20 ou 25 minutes environ, avant de voir un américain un peu gros, enfin il avait une tête d’américain quoi; accompagné par un chinois, pas très grand et très mince.

Je m’apprête à aller saluer l’américain, lorsque le chinois, s’avance et me dit « Hi Julien, nice to meet you, how are you? » et me serre la main énergiquement. Je comprend donc ma méprise et répond le plus poliment possible, cependant un terrible doute m’envahi.

Il me fera patienter 5 minutes de plus avant de revenir me chercher et m’accueillir dans son bureau, il a l’air très sympathique mais plutôt débordé aussi. C’est donc bien un chinois malgré le fait qu’il est un nom américain. Il commence par me questionner afin de savoir si j’ai pu trouver un logement, je le rassure à ce niveau et lui parle de mes plus grosses priorités du moment: l’enregistrement au commissariat de police et mon visa.

Il confirme que je dois m’enregistrer le plus tôt possible, sans dire que je travail pour eux tant que mon visa n’est pas régularisé. Justement concernant mon visa, la situation semble plus compliqué que prévu, les ministères chinois semblent en effet rechigner pas mal en ce moment concernant l’attribution de permis de travail; il me confit que cela dépend des périodes. Il me propose donc de voir avec ma future université, Suzhou, la possibilité d’obtenir directement un visa d’étude. Il en profite au passage pour me présenter quelques membres clés de l’équipe tel que le directeur des ressources humaines qui ne parle pas anglais, celui du recherche et développement qui le parle plutôt bien apparemment et une secrétaire anglophone mais le parlant moins bien, qui sera charger de m’aider. Pour débuter je travaillerais au « tech and engineering departement » sous la responsabilité de Xu Hui.

 

 

Mon doute viens de se confirmer, je serais le seul occidental à travailler ici et avec une majorité de personne ne parlant pas anglais en plus; je sent que ça va être le pied! Au moins je vais progresser en chinois c’est déjà ça, mais je devine déjà que la communication ne va pas être simple, il risque d’y avoir beaucoup de confusion dans l’air d’un coté comme de l’autre.

Je ne resterai pas longtemps les personnes clés doivent s’absenter, on me pris donc après avoir m’indiquer les lignes de bus à emprunter de bien vouloir revenir demain. A l’arrêt de bus, les chinois ne cessent de me regarder, en particulier un groupe de jeunes filles, il ne doit pas avoir beaucoup d’étrangers à circuler dans cette partie de la ville. Durant le trajet du retour je traverse des quartiers anciens en démolition, certains n’ont pas encore été finis d’être démolit que déjà des buildings sortent de terre.

 

 

Je dormis tout le reste de l’après midi, vu que la nuit précédente fut blanche, je ne pouvais trouver sommeil à cause du décalage horaire. Le soir après avoir longtemps cherché parmi les signes chinois (pas facile de se repérer) du menu d’un restaurant, un aliment connu, on finit par commander un poulet au curie, mais c’est loin de ce que je m’imaginais, je suis plutôt déçu. Sur le chemin du retour, Fred et moi se laissons tenté par un magasin de cd et dvd, biensur la majorité est des copies mais bon à 70 centimes d’euro l’unité, on peut bien fermer les yeux... 


Mardi 17 mai 2005 : début sur les chapeaux de roues

  

Cette nuit j’ai bien dormi, il m’aura fallu 4 jours pour absorber le décalage horaire, cependant je ne serrais pas à l’heure ce matin au travail, pour cause nous avons rendez-vous avec le propriétaire de l’appart pour nous faire enregistrer au commissariat de police. Sur le trajet je découvre une partie du quartier bien sympathique car plus traditionnel, que je ne connaissais pas encore. Des personnes âgées font leur « tai-chi »  dans une parc sur de la musique chinoise. Il est 8h10 lorsque nous arrivons  à proximité du commissariat, le propriétaire nous montre un contrat qui ne semble pas être celui que nous avons signé, ils ont déjà imité la signature de Fred mais la mienne leur semble inimitable et ils voudraient donc que je le signe, pas très rassuré, je leur demande pourquoi. Ca n’a pas été facile de comprendre que ce faux contrat leur permettait de payer moins de taxes, le prix sur ce contrat est effectivement plus bas, j’accepte de signer.

  

On entre au commissariat, un agent nous oriente vers le bureau concerné. 

La discussion entre  le propriétaire et l’agent de police, ne semble pas bien se passer, pour une raison qui nous échappe, le ton monte, ils en viennent presque à se crier dessus.

Après avoir complété un formulaire, on confie nos passeports à l’agent, celui-ci entame une longue et minutieuse vérification et complète d’autres formulaires.

Durant ce temps j’informe mon supérieur hiérarchique  Xu Hui que je ne serais donc pas au travail ce matin car je compte aussi me rendre au consulat de France.

De retour à l’appart vers 9h15, Fred me prévient que je ferais mieux de les appeler avant, car lorsqu’il avait voulu leur rendre visite durant les supposés heures d’ouverture, ils était fermés.

Je les appelle donc et tombe sur un répondeur, pas moyen d'avoir quelqu'un au téléphone, saloperie de feignasse de fonctionnaires!!!

  

Entre temps je reçois un message de Xu Hui me demandant de venir au plus vite à la boite car il part en déplacement cet après midi et voudrait absolument me parler avant.

Je m’exécute donc et saute dans le premier bus en direction de Shanghai FleetGuard, seulement je me plante d’arrêt et me retrouve perdu dans les fin fonds de la banlieue de Shanghai.

Tic tac l’heure tourne, je ne peux pas me permettre de faire mauvaise impression dès le départ, je compte revenir sur mes pas à pied mes des taxi-motos me disent que je suis très loin et que j’en aurais pour des heures, il me semble malheuresement  qu’ils ont raison. Et hop c’est parti pour une chevauché en moto, les cheveux au vent, à fond la caisse zigzaguant au milieu de la circulation. 20 minutes et 50 yuans plus tard je suis enfin arrivé à bon port, la fille de l’accueil me salue avec son grand sourire habituel et tente de me faire un peu la conversation, j’aurais bien aimé rester mais le devoir m’appelle.

En me voyant arriver Xu Hui semble soulagé et commence à m’expliquer la situation.

Un fournisseur français peu coopératif tarde à envoyer un devis et les cotations d’une partie du système de prise d’air de la Peugeot 307 chinoise. Xu Hui m’informe que Peugeot attend une réponse pour ce soir et qu’en cas d’échec le contrat risque de nous passer sous le nez.

Il me confie le dossier, me souhaite bonne chance et s’en va; ça commence très fort!!!

  
307.jpg

Je me met à la tache immédiatement et commence à étudier le dossier. Je devrais cependant patienter avant de passer à l’action pour cause de décalage horaire, tout le monde dort à cette heure ci en France. C’est l’heure du déjeuner, certains collègues chinois font preuve de gentillesse et d’attention à mon égard plus que les autres et m’invitent à leur table.

La nourriture est vraiment pas terrible voir dégueulasse. La conversation démarre, on commence à parler de foot, de la cuisine française, de Paris, du climat, un peu de géographie...

Nous avons qu’une demi heure de pause à midi, ça passe très vite, il est déjà temps retourner travailler.

  

Mes horaires seront 8H-11H30 12H-16H30, tous les jours sauf le samedi et dimanche. Ca me parait peu soutenu comme rythme pour la Chine, je m’attendais à bien pire que ça, même en Islande je travaillais d’avantage!

Les conditions de travail sont très particulières à mon goût, tous les différents départements à l’exception du « sales and marketing » sont regroupés dans la même pièce. Les boxes constituant les bureaux sont minuscule, on a vraiment aucune intimité pour travailler; l’ambiance de travail est aussi déstabilisante, je me croirais à la cantine, les gens se lèvent, discutent à haute voix avec d’autres, il y a une sorte de brouhaha constant, c’est difficile de se concentrer dans de telle condition. Encore plus surprenant, les gens ont un bureau attitré mais semblent le switcher plusieurs fois au cour de la journée, ce qui fait que j’ai des voisins attitrés et d’autres qui sont là provisoirement. Idem avec le téléphone, les appels ne semblent jamais aboutir à la bonne personne, ils semblent jouer à une sorte de ping-pong téléphonique, ils se balancent et re-balancent les appels, voir même les téléphones à longueur de journée.

  

En attendant que la France se réveille, j’attaque la traduction de documents envoyés en français par Peugeot, le premier de la liste ne semble pas trop difficile, 2 ou 3 jours tout au plus devraient me suffire.

  

Il est enfin l’heure de passer à l’attaque et d’aller secouer ce fournisseur français, Banzaï!!!  Ici les bureaux ferment dans une demi heure, ça me laisse peut de temps pour marquer des points. La première personne sur la quelle je tombe au téléphone est particulièrement incompétente, elle parvient tout juste à me dire que la personne que je cherche à joindre est en réunion et  semble incapable de me diriger vers un service qui pourrait m’aider. Je laisse donc tomber et appelle le numéro du secrétariat de cette société, après m’être fait baladé de services en services, je tombe enfin sur une personne qui a l’air au courant de ce qui se passe, elle me confirme que le manager est réunion car ils auraient des problèmes avec un client...

Je lui dis que si ils ne nous fournissaient pas rapidement le devis demandé il y quelque temps déjà, ils risqueraient d’avoir des problèmes avec un autre client.

Après avoir interrogée d’autres personnes autour d’elle, elle me confie qu’ils ne sont plus en mesure de fournir les pièces demandées, je n’y crois pas, quelle perte de temps!  Je crois que j’ai fait le bon choix en ne souhaitant pas travailler en France ou en relation avec la France dans le futur...

  

Il me faut donc trouver dans l’urgence un autre fournisseur, la fille au téléphone m’a tout de même donné le contact d’une entreprise en Corée du Sud. Seulement avec le décalage horaire ils sont déjà fermé, il faut donc remettre ça à demain, pas facile de travailler à une échelle mondiale!

  

 Il me faut donc contacter Peugeot et essayer d’obtenir un délai supplémentaire, ceux-ci m’accordent jusqu'à vendredi. Les collègues chinois  me disent de pas trop m’inquiéter et m’invite à rentrer chez moi, il est déjà 17h15, il me semble que je les ai peut-être secouer un peu aujourd’hui avec ce dossier, au moins ils auront vu à qui il ont faire car même si je suis peu payer je suis pas là pour faire de la figuration.

Certains s’étonnent que je prenne le bus, et me demande pourquoi je ne rentre pas en taxi, j’essaye de leur expliquer que je suis étudiant et financièrement limité et qu’ils sont sûrement plus riches que moi; du fait que je sois occidental cela leur semble impossible à croire.

 

1H plus tard je rejoins Fred et Cédric dans un cyber-café au 10ème étage d’un des grattes ciel du cœur de Pudong, j’en profite pour envoyer quelques emails. Puis nous commençons à planifier la soirée, LiWei et sa cousine nous rejoignent, après avoir beaucoup entendu parler d’elle je la rencontre enfin.  Elle est plutôt un bon parti comme on dit, elle est plutôt jolie, elle ressemble beaucoup à copine mi-chinoise mi-laotienne qui doit intégrer l’ISUGA l’année prochaine (elle se reconnaîtra). Elle serait une styliste renommée qui se permet de quitter un boulot en or dès que quelque chose ne lui convient pas, son père serait gouverneur d’une province du nord de la Chine...Le seul hic est qu’elle a déjà 27 ans. Cela n’empêche qu’elle a l’air fort sympathique.

  

Le plan pour ce soir serait d’abord d’aller se faire masser, SW3.jpgpuis dîner et enfin aller voir le dernier épisode de StarWars, mais vu l’heure avancée, cela semble impossible de tout faire.

  

On opte donc pour le massage, Fred décide d’aller se faire couper les cheveux, de toute manière il n’y avait pas assez de masseuses... Les filles sont conviées dans une pièce, moi et Cédric dans une autre. Il obtient la plus jolie masseuse des deux, mais elle s’avéra être aussi la plus bavarde et la moins consentieuse des deux. On apprend qu’elle viennent de la province du Houbei, Cédric m’informe que les Shanghaiens sont trop fier pour faire des métiers qu’ils jugent dégradant, c’est vrai qu’ils ont l’air super fier, du moins pour ceux que j’ai rencontré jusqu'à présent et une en particulière (elle se reconnaîtra aussi).

Je suis très surpris, on garde la chemise pour le massage, Cédric m’informe également que dans les établissements sérieux cela se passe ainsi et que si je voulais faire un massage sans chemise il a des fortes chances pour que ça aille plus loin qu’un simple massage...

On se fait masser de la tête au pied suivant des points et un ordre précis, cela aurait une influence sur le corps et l’esprit selon la médecine chinoise traditionnelle...

Les filles sont curieuses et nous demande beaucoup de choses, comme si on a une copine par exemple...Elles semblent intéressées aussi.

Je suis un peu déçu, c’est loin de ce que je pensais, mais pour une heure à 3 euros je ne vais pas me plaindre!

Il est déjà tard, on s’arrête en chemin acheter quelques Dvds  puis chacun rentre chez soi.

  

 

Mercredi 18 mai 2005 :  première journée complète

  

Ce matin j’ai fait des progrès, je me suis planté d’un arrêt seulement, j’ai pu terminer le trajet à pied. J’oubliais de préciser que chaque matin je dois montrer mon badge au poste de sécurité,

J’ai le droit à garde à vous avec certains gardes. Aujourd’hui je décide de mettre le paquet d’achever ma première traduction, et également de contacter les coréens étant donné que mes collègues n’ont pas assez confiance dans leur anglais pour se risquer à ce genre d’exercice.

Le repas du midi est toujours aussi peu terrible. Ils nous restent encore 10 minutes de pose, je m’assoie avec des collègues sur l’herbe à coté du bassin décorant le petit parc de la société et tente de nourrir les énormes poissons rouges et poissons chats, ils n’ont pas l’air d’apprécier la cuisine chinoise n’ont plus. En remontant vers les bureaux, la fille de l’accueil profite d’avoir des chinois parlant un peu anglais avec moi pour me poser tout un tas de question, j’apprend donc qu’elle s’appelle Chen Wei, elle a l’air très sympa malgré que la communication ne soit pas facile, les chinois me demandent ce que j’ai de prévu pour ce weekend, ils voudraient me faire visiter la ville, je leur répond poliment que j’aimerais bien mais probablement le weekend d’après. Je me concentre sur mon travail durant l’après midi, la journée s’achève, j’ai fini ma traduction mais je n’ai toujours pas de nouvelles de mes coréens, ça commence à m’agacer sérieusement.

  

Sur le trajet du retour je compris pourquoi les étrangers ne sont pas autoriser à conduire en Chine, on deviendrais tous cinglés!!! La circulation est complètement anarchique et chaotique, ça double dans tous les sens, les bus, les camions, taxis, et véhicules se livrent une véritable bataille pour gagner quelques places,  ils klaxonnent constamment, s’imposent jusqu'à presque percuter les autres véhicules, changent  de files s’en arrêt et à chaque croisement vient se mêler en plus un flot de vélos, scooters, motos et piétons. Je n’ai jamais vu une tel chao! Conduire ici doit être sportif, un vrai parcours du combattant et il ne faut vraiment pas avoir peur...

En comparaison, les parisiens ont l’air de conducteurs modèle et de ce qui y a plus de civilisé au volant!

  

De retour à l’appart, j’attends que Fred rentre du boulot pour aller faire quelques courses, il y a des tas de produits bizarres qui dépassaient mon imagination, mais je ne suis pas encore prêt à tout essayer. Presque tout l’électronique et certains articles de luxes sont au même prix qu’en France.

Nous rejoignons après Cédric, LiWei et sa cousine pour aller dîner dans un restaurant chic. Lorsque je vois les personnes constituant la file d’attente, je conçois effectivement la dimension de l’endroit, il y a beaucoup de chinois au profil bourgeois ou businessman accompagnés de jeunes et jolies shanghaiennes habillées très classe; mais aussi quelques expats vieux ou au physique pas très attrayant également accompagné  par de jeunes et jolies chinoises. LiWei et sa cousine me confient que les chinois sont un peu racistes, ils ne supportent pas les noirs ni les indiens... Une connaissance indienne de Cédric avait voulu s’incruster au dîner, les filles avaient répondu que c’était soit  elles soit lui

  

Pour la première depuis mon arrivée je prendrais réellement du plaisir à manger, LiWei a commandé une multitude de plats et nous nous goinfrons et nous régalons dans une atmosphère de joie et de bonne humeur. Ce festin de roi m’aura coûté 5 euros.

  

Nous finissons la soirée dans une salle d’arcade à la japonaise, avec une multitude de jeux bien débile dont le must du must: un simulateur de promenade de chien!!!

Après beaucoup de fou rire, la soirée s’achève et nous nous séparons.

 

 

Jeudi 19 mai 

  

C’est bizarre, je n’ai pas l’impression d’avoir vu le soleil, ni de ciel bleu depuis mon arrivé, serait ce à cause de la pollution? Je ne sais toujours pas distinguer le nord du sud, cela me préoccupe. Mais cette fois ci, pas d’erreur, je descends au bon arrêt de bus. Je suis à l’heure mais la plus part des chinois sont déjà au boulot. Les coréens ont enfin donné signe de vie, et semble ravis qu’on s’intéresse à eux, cependant ils voudraient avoir des plans supplémentaires, je demande à un ingénieur de me les fournir et les leur expédie aussitôt.

Ils me répondent que j’aurais mon devis dans 3 jours; les cons! Je dois donner une réponse à Peugeot demain, je leur avais pourtant expliqué l’urgence de la situation; je leur renvoie un mail pour leur re-expliquer et leur demander de se presser un peu.

  

Je commence à regarder les autres traductions, je suis effaré, elles sont beaucoup trop techniques et me dépassent de loin! Cette matinée sera également marquée par l’arrivée de 3 cow-boys du Tennessee, il est vrai que je travaille pour une société américaine aussi.

Ceux-ci semblent très surpris mais ravis de ma présence, ils viennent immédiatement me saluer, mais leur engouement  disparais aussi tôt lorsqu’ils apprennent que je suis français et me prennent pour un fou lorsque je leur annonce la durée de mon séjour.

Ils sont là pour superviser, l’installation d’une nouvelle ligne de production. Moi je suis déçu aussi de savoir que je ne serais pas dans le coup, cela me semblait accessible avec les compétences techniques acquises  au cour de mon BTS.

La matinée s’achève et pour une fois le repas n’est pas mauvais, mais inutile de me demander ce que je mange je n’en ai pas la moindre idée et ne préfère pas le savoir!

  

La demi-heure de pause déjà  terminée je m’apprête donc à remonter travailler. Chen Wei, la fille de l’accueil essaye de me faire parler un peu, les chinois sont assez stupéfaits de mes progrès quotidien, même si je n’ai pas toujours été très attentif en cours cette année, mon subconscient semble avoir malgré tout enregistré beaucoup et me restitue un peu plus d’informations chaque jour. ( juste au passage, mon ordinateur m’inquiète de plus en plus, il chauffe énormément et rame beaucoup, j’espère qu’il ne me lâchera pas durant ces 8 mois, sinon je suis vraiment très mal)

Un peu plus tard un chinois viendra me dire qu’elle voudrait m’offrir un petit cadeau, et qu’elle me demande ma permission...Depuis quand il faut une permission pour offrir un cadeau? Ils sont fous ces chinois! Bien évidement j’accepte, je ne voudrais surtout pas la vexer.

  

La journée s’achève, après une heure de trajet dans un bus ultra bondé et dans la circulation chaotique habituelle je suis enfin arrivé à la maison. Il y a un détail intéressant concernant les bus que je n’ai pas encore raconté, chaque bus embarque une vendeuse de ticket en plus du chauffeur, elle a son petit bureau au niveau de la porte arrière du bus, elle se déplace au milieu des gens pour récupérer l’argent et annonce les arrêts en tapant par la fenêtre sur l’extérieur du bus à l’aide d’un petit drapeau rouge et parfois tape aussi avec son drapeau pour assister les coup de klaxon du chauffeur qui cherche à se frayer un chemin dans cette circulation infernale. Il y a une multitude de tickets différents, de toutes sortes de couleurs, je paye toujours 2 yuans et ai droit à un ticket vert, je ne sais pas si c’est le bon ou pas ni à quoi il correspond, j’ai essayer de me renseigner mais je n’ai rien compris aux explications, je laisse tomber pour le moment. Parlons aussi maintenant de la stratégie chinoise de prise de place, chaque chinois s’accroche à siège comme il miserait sur un cheval de course, en espérant que son occupant le libère au plus vite, c’est une véritable mêlé, dès qu’un siège se libère, ils se ruent tous dessus, le plus rapide gagne, c’est une sorte de chaise musicale en fait. Certains prendrons même le risque de perdre leur siège actuel pour en avoir un mieux...  

  

Ce soir Fred et moi décidons d’essayer un restaurant de spécialité du Sichuan situé en face de chez nous, la déco y est très chic et les serveuses très jolie dans leur tenues traditionnelles colorées. Elles semblent pressées de vouloir nous faire commander. Je repère rapidement un plat a base de mouton qui à l’air apetissant, une des serveuses m’informe que c’est épicé. Ca tombe bien, j’aime bien ce qui est épicé; Fred a plus de mal à se décider, il opte finalement pour un plat de poulet préparé dans une tige de bambou.

  

Une des serveuses revient me voir pour me dire que le plat que j’ai choisi est vraiment très épicé, ils me prennent pour une mauviette ou quoi? Je confirme ma commande.

Quelques minutes plus tard on me sert mon plat, ça a vraiment l’air bon, je saisie mes baguettes et commence à manger...et réalise que j’aurais du écouter la serveuse.

Nom de dieu, j’ai la bouche, la gorge, les lèvres, et l’estomac en feu comme je l’ai jamais eu avant, des larmes commencent à couler de mes yeux, les cuistots sortis de la  cuisine pour voir ma tête ont bien raison de sourire cette fois; à moins qu’ils auraient spécialement forcé sur la dose de piment rouge en mon honneur? Je me force à manger la moitié du plat et déguste vraiment, Fred se marre bien, mais rira bien qui rira le dernier... C’est le tour de son plat d’arriver, il ouvre son tube de bambou et les premiers éléments qui sortent sont des pattes et des griffes de poulet, il n’aura quasiment que des os avec quelques bouts de viande à sucer dessus et quelques marrons, il fait déjà moins le malin...

  

Tous deux dégoûtés par notre mésaventure, on se dirige vers le supermarché acheter de quoi finir de manger, j’achètes un nouveau dvd et serai encore dégoûté de sa qualité...décidément il a des jours comme ça...

 

 

Vendredi 20 mai :   

Debout à 6h30 pour être à l’heure au boulot, je prend l’habituelle douche écossaise, l’eau passe du brûlant au glacial sans qu’on ne puisse rien faire...encore une chinoiserie.

Il y a un phénomène étrange ici, la barbe les cheveux et les ongles poussent beaucoup plus vite, je n’ai pas d’autre choix que de me raser tous les jours et de me couper les ongles tous les 2 jours. Fred confirme ce phénomène. J’avale 2 beignets et un verre de jus d’orange et saute dans le bus. Le détail du jour sur le trajet, dont je vais parler, sera ces espèces de ghettos en préfabriqué et très vétuste et précaire qu’on trouve partout sur les terrains vagues à proximité  des buildings en construction, dans lesquels s’entassent des centaines de travailleurs en provenance des provinces reculées de la Chine, ils constituent des sortes de mini villes à l’intérieure de la ville; le confort, le luxe et la modernité de la nouvelle Chine n’est pas réservé à tous le monde...

  

Xu Hui est de retour, il reprend le dossier en main et ne fera aucun commentaire sur mon travail. Je lui présente ma  première traduction et lui annonce que les autres sont trop difficiles pour moi, il me dit que ce n’est pas grave mais ne me donne rien d’autre à faire, il a l’air particulièrement occupé...

Me retrouvant sans rien à faire je décide d’aller voir ou en ai l’évolution de mon visa, cela ne semble pas simple...je commence à croire qu’il va falloir vraiment que j’aille faire un saut à HongKong au mois de juillet...Mais après quelques coup de fil, on m’informe qu’une secrétaire ira avec moi lundi au commissariat faire étendre la durée de mon séjour de 3 mois; Sauvé! Je ne me ferais pas expulser.

  

Je n’aurais pas fait grand-chose aujourd’hui...En quittant les bureaux je m’arrête voir Chen Wei, elle m’offre une sorte de gâteau traditionnel, fait main par sa maman, accompagné d’un petit mot, je la remercie et décide de l’inviter à la pendaison de crémaillère de notre appart demain soir, elle a peur d’être la seule chinoise et de ne rien comprendre...Je la rassure à se sujet et elle accepte finalement volontiers.

  

Pour le retour je décide d’essayer l’autre ligne de bus qu’on m’a conseillé, c’est un bus d’une autre catégorie, plus confortable, avec air climatisé, et beaucoup moins de monde, cependant je ne comprend pas, le prix reste le même.

Seulement  après un moment je réalise que le bus ne m’amène pas tout à fait là ou je dois aller, je décide d’attendre encore un peu au cas où ça ne serait qu’une boucle mais le bus m’éloigne de plus en plus. Je descends donc à l’arrêt suivant et commence à revenir sur mes pas, je suis pas tout à fait sur de la direction à suivre, j’essaye de me repérer par rapport aux grattes ciel, il me semble presque être perdu mais nullement inquiet cependant...

  

Je me retrouve tout d’un coup submergé par une foule de chinois, seul blanc au milieu de cette masse asiatique j’ai l’impression d’être le héros d’une version chinoise du film « Lost in Translation ». J’observe la foule, les chinoises seraient assez jolies finalement, la foule m’observe également, les filles restent souvent me fixer, très rares sont celles qui osent un sourire et difficile de deviner à quoi les gens pensent lorsqu’ils me regardent...Je continus mon chemin malgré tout, pour la première fois de ma vie j’ai vraiment une raison valable de me sentir différent. 

Cela fait exactement 1 semaine et 2h que je suis en Chine et je me sent bien, Les quelques doutes concernant ma survie se sont envolés, mon séjour longue durée d’immersion dans l’empire du milieu est bel et bien lancé.

J’ai une multitude d’idées, d’envies, de questions, il y a tellement à voir, à faire, à comprendre...car énormément de choses  m’échappent ici, mais ça ne sera qu’une question de temps avant que je les comprenne.  

  

Cependant un sentiment étrange sommeille au fond de moi, j’ai l’impression d’être une sorte de caméléon, de pouvoir m’adapter et de me sentir à l’aise presque partout ou je vais sur cette planète, mais d’être chez moi nul part, je ne suis plus français, je ne suis plus européen, je ne suis pas islandais et encore moins chinois, je suis tout simplement humain, un terme qui sert à désigner plus de 6 milliards d’individus sur cette planète mais dont seulement une minuscule poigné mériterait vraiment d’être appelé ainsi. Une profonde frustration m’envahie, je cherche à comprendre, Qu’ai-je donc fait de si terrible pour ressentir un tel malaise lorsque je me trouve en France!?!? Et d’ailleurs, quelle est la cause de ce malaise?! Je me suis posé tellement de fois cette question, sans jamais parvenir à trouver une réponse concrète.

  

Quelques temps plus tard je parviens finalement à retrouver mon chemin. Arrivé à l’appart, zongzi-80.jpgje goûte le gâteau de ChenWei, ce n’est pas terrible, c’est une sorte de pâte de riz gluant, je m’arrête et vais le jeter lorsque j’arrive au cœur, je ne sais pas ce qu’il contient et ne préfère pas le savoir car ça a vraiment mauvais à mon goût. Je ne lui en voudrais pas, c’est l’intention qui compte et j’aurais fait l’effort de goûter.

La soirée starwars vient de tomber à l’eau. Ce soir Fred et moi décidons d’aller manger au KFC en terrain connu, hier soir nous avons eu notre dose d’aventure culinaire pour la semaine, on achète quelques dvds sur le chemin du retour puis je met à écrire...

 

Je viens de terminer d'écrire, nous sommes samedi 21 mai il est 2h04 du matin.

  

Prochain article: la vie nocturne le weekend au cœur de Shanghai.

 

Published by Julien - dans Shanghai life
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28 mai 2005 6 28 /05 /mai /2005 22:00


Sorry, I was too tired and too lazy to translate in english, maybe later ...

 On peut dire que mon voyage a très mal débuté, en fait j’ai bien failli ne pas partir du tout.

 La 1ère raison qui aurait pu faire avorter mon expédition fut une mauvaise lecture de l’heure de décollage de mon premier vol effectuant la liaison Nantes-Paris. Dans ma tête il était censé décoller à 19H30, alors que dans la réalité c’était 19H05, ce qui faisait terminer l’enregistrement à 18H30 dernier délai. L’autre raison, était qu’à 18H20 lorsque j’ai réalisé l’erreur commise, moi, ma mère et ma sœur étions coincés dans une embouteillage sur le périf Nantais et la circulation était vraiment très ralentie, nous n’avions pas encore franchi le pont...

Ma mère commença à paniquer, tandis que je m’efforçais de garder la tête froide et de trouver une solution: l’expérience m’a appris que les voyages sont toujours pleins d’imprévus mais elle m’a également appris à y faire face. Je remercie ma mère d’avoir une fois de plus stresser à ma place.

 

 

Mon premier réflexe fut donc de chercher à contacter l’aéroport afin de les informer de mon retard, j’obtins le numéro grâce à l’assistance de mon père (je profite au passage pour remercier ma famille pour l’aide logistique qui m’ont apporté dans la préparation de ce voyage) l’aéroport m’informa que en théorie je devrais pouvoir attraper mon vol, mais que mes bagages me suivront par le prochain vol. Quelle angoisse! Je n’ai aucun point de chute à mon arrivée à Shanghai, donc aucune adresse ou me les faire livrer. Voila qui complique encore un peu plus la situation actuelle...

 

 

C’est à ce moment que le dieu de la chance, qui m’est plus que très souvent favorable en cas de situations un peu critique décida de faire son entrée en scène pour me sortir de ce mauvais pas... Puisque j’étais en retard, il retarda mon vol aussi, tout simplement. Et à mon arrivée à l’aéroport à 18H45, on m’informa que le vol avait effectivement 15min de retard pour une raison que j’ignore, il y a des circonstances comme ça ou on évite de se poser trop de questions, quelle chance! Cela m’a donc permit d’enregistrer mes bagages, mais ce fut vraiment juste à temps.

 

 

Après avoir dit brièvement au revoir (à cause du retard, et de l’hôtesse pressée de m’emmener en zone d’embarquement) à ma mère et ma sœur qui avait les larmes aux yeux, j’embarquais donc finalement à bord de l’habituel Fokker 100 effectuant cette liaison Nantes-Paris. Encore 5 minutes de retard accumulée et on décolle enfin; après quelques minutes de turbulences on atteint l’altitude de croisière. Le pilote a du bien pousser sur ses réacteurs car 40 minutes ont suffis pour rallier Paris au lieu des 55 habituelles.

 

 

A Paris, pas grand-chose de passionnant à raconter, mis à part que j’ai voulu tester le réseau wi-fi mis à disposition des voyageurs et à ma grande déception il était payant...

Un détail intéressant, tout de même, presque tous les vols à destination de l’Asie étaient regroupés dans ce hall (Shanghai, Singapour, Bangkok, Manille HongKong, Séoul...)  ; ce fut amusant de pouvoir comparer les différents types d’asiatiques, et de voir à quel point ceux qui disent qu’ils se ressemblent tous se trompent. Au passage j’ai remarqué que les filles les plus jolies étaient toutes coréennes.

 

 

23H15, c’est mon tour d’embarquer à bord d’un boeing 777 d’Air France. Sympas comme avion, avec écran tactile frontale, faisant office de console de jeux, « lecteur dvd » et « lecteur Mp3 »... Mon siège se situe coté hublot à l’arrière de l’aile droite de l’appareille. J’attend avec impatience l’arrivé de mon voisin ou voisine avec qui je vais passer les 12 prochaines heures.

A peine, est il arrivé, je commence à le dévisager avec stupeur, non ce n’est pas possible ça ne peut pas être lui, il ne serait pas en classe éco. Je le salue donc poliment tout continuant de le dévisager...Le système vidéo qui devait présenter les consignes de sécurités tomba en panne au milieu de la projection, l’équipage dut terminer la démonstration à l’ancienne devant les passagers amusés.

 

 

23H30 l’avion décolle, cette fois c’est vraiment parti, trop tard pour faire marche arrière.

J’ai trouvé illogique que ce vol soit considéré comme un vol de nuit, en Chine il est 5h30 du matin et à peine 3 heures de vol plus tard nous survolons Saint-Pétersbourg ou il fait déjà presque jour, sûrement à cause de la latitude ou nous nous trouvons. Les hôtesses nous demandent de garder les hublots fermés.

 

 

J’essaye de dormir; impossible, j’enchaîne alors les films et essaye les différents jeux mis à disposition...

 

 

(Plusieurs heures plus tard...) Nous survolons maintenant le Lac Baïkal, les passagers commencent à sortir de leur torpeur petit à petit et la cabine commence à reprendre vie.

Les discutions s’engagent entre voisins; j’apprend donc que le mien est un grand pianiste de jazz belge, et non l’acteur américain Bruce Willis malgré une ressemblance plus que frappante.

Vu qu’il a été plusieurs là-bas pour y donner des concerts, je lui demande si il n’a pas un hôtel à me conseiller à mon arrivée...J’apprend aussi que la 3ème personne de la rangé est un suisse venant vendre des machines textiles en Chine.

 

 

Je regarde par le Hublot, il me semble que nous sommes maintenant au-dessus du désert de Gobie. Nous quittons l’espace aérien de la Mongolie, et rentrons enfin en Chine, le temps y semble mauvais, je ne verrais plus le sol jusqu'à mon arrivée à Shanghai. Ca y est le pilote annonce que nous commençons notre descente. Je touche au but. Le temps n’y est effectivement pas terrible, nuageux, très brumeux et pluvieux.

 

 

L’avion se pose, nous sommes le vendredi 13 mai 2005, il est 16h05 heure locale et je suis en Chine! Ultra motivé et très excité par l’aventure qui commence réellement,  je descend, traverse rapidement les immenses couloirs de l’aéroport, m’arrête à un distributeur retirer 1000yuans passe les douanes et vais récupérer mes bagages sans encombres... Je suis déjà sollicité par des chauffeurs de taxi. Je me rend au lieu de rendez-vous, porte numéro 7 afin d’y retrouver Fred mon futur colocataire arrivé 3 semaines plus tôt. Je remercie aussi le dieu de la chance de l’avoir mis sur ma route, avoir quelqu’un déjà en place facilite grandement la tache; seulement il n’est pas au rendez-vous.

Sans paniquer n’y m’inquiéter je demande à un chinois ou je pourrais acheter une carte téléphonique. Un coup de téléphone me permet de savoir qu’il est bien en route pour venir me chercher, j’en profite aussi pour rassurer ma mère sur mon sort. Fred arrive 10 minutes plus tard et me souhaite la bienvenue. Nous prenons ensemble le bus en direction de la ville.

Ce simple trajet de 40 km m’a suffi pour comprendre toute la puissance et la démence de cette ville, « le péril jaune est effectivement en marche ».

Il y a tout d’abord ce train à suspension magnétique, reliant les 40km séparant l’aéroport à la ville en 7minutes et 20 secondes avec une pointe à 421km/h ! Ca serait cool si il pouvait installer le même entre Reykjavik et l’aéroport de Keflavik en Islande. Les boulevards sont immenses et s’étendent à perte de vue.

Les buildings de Pudong sont impressionnants, gigantesques, dotés d’une architecture délirante ultra futuriste, les grattes ciel semblent pousser comme des champignons. Je commence à croire que les gens ont raisons lorsqu’ils disent que New York semble bien pale et ridicule à coté de Shanghai.

 

 


Dès mes premières heures en Chine, je redoutais une  claque culturelle de force majeure, le choc des civilisations...En effet quel choc! Mais ça ne fut pas celui auquel je m’attendais; en réalité le choc fut qu’il n’y eu aucune véritable surprise, tout est exactement comme je l’avais imaginé et rêvé. Tout porte à croire que j’étais mentalement bien préparé à force d’avoir tellement pensé et repensé à cette arrivée.

On arrive maintenant dans le cœur de Pudong, l’équivalent de Manhattan à New-York, ou nous rejoignons LiWei une amie de Fred dont le copain est Penmarchais et aurais connu ma grand-mère à l’école du bourg...Décidément ce monde est vraiment petit!

Elle me conseille un hôtel 4 étoiles tout près d’ici, et propose de m’accompagner afin de négocier le prix de la chambre. L’hôtel qui occupe un building entier est plutôt imposant et sa décoration gréco-romaine  très « kitch ». Le prix annoncé m’estomaque 85 euro la nuit! Le mythe de la vie pas chère en Chine vient de s’envoler, mais il vrai que je suis à Shanghai aussi.

Grâce à l’intervention de LiWei j’obtiens la chambre à 44 euro petit déjeuné inclus. Fred et LiWei me quittent, je monte dans ma chambre prendre une douche, après un tel voyage j’en avais bien besoin, puis je décide d’aller manger au restaurant. En parlant chinglish j’arrive à commander des raviolis à la serveuse, le seul plat chinois que je connais à l’heure actuelle.

Le reste du personnel me guette avec amusement et semble attendre avec impatience le moment ou je suis supposer me servir de mes baguettes car biensur, pas le droit à la fourchette ici. Désoler de vous décevoir les gars mais ça fait des mois que je m’entraîne de façon intensive, pas de spectacle amusant pour vous ce soir. Je décide ensuite d’aller faire un tour au bar, il est 23h et je comprend tout d’un coup la plus grande faiblesse de la Chine: L’énergie!

Tout l’éclairage extérieur cesse, il n’y a plus qu’un ascenseur sur deux à fonctionner, ect..., économie d’électricité oblige. Je retourne me coucher et parvint à dormir quelques heures malgré le décalage horaire.

 

 

Le Lendemain 9h30, je me lève, prend une douche et décide d’aller déjeuner, je réalise soudainement  avec horreur qu’une chose va atrocement me manquer durant ces 8 mois, les chinois ne semblent pas connaître « le petit déjeuné sucré ». Je dois me contenter à la place de viande, légumes cuits et nouilles chinoises...

 

 

Il est midi, l’heure à laquelle je dois rendre la chambre, Fred me retrouve dans le hall, nous nous nous  rendons chez LiWei et Cédric déposer mes bagages. Je ne rencontrerais pas Cédric maintenant vu qu’il dort profondément, il est rentré à 8h ce matin, les nuits de Shanghai seraient elles aussi chaudes que celles de Reykjavik?

 

 

Et c’est parti pour un après-midi de visite d’agences, d’appartements et de négociations.

Le premier me laisse très septique, le loyer est de 3400 yuans et c’est plutôt cher pour ce que c’est, l’immeuble est mal entretenu, l’appart plutôt petit et vieux...ça commence mal.

Un chinois a pris par mégarde le parapluie de Fred, nous devons donc l’attendre dans une autre agence pour procéder à l’échange. Les gens dans la rue me regardent l’air stupéfait, non pas parce que je suis européen mais parce que le temps est supposé être très froid aujourd’hui et que je marche en t-shirt bras nu sous une pluie fine, tiède et assez agréable à mon goût. Nous profitons de l’attente dans cette agence pour nous renseigner sur d’autres appartements, le chinois de la première agence semble convenir d’un éventuel accord et partage des gains avec cette agence-ci au cas ou nous signerons chez eux, business is business comme on dit. Le parapluie de Fred récupéré nous nous mettons en route vers un autre appartement. C’est dingue comme les chinois adorent le klaxon ! Ils klaxonnent comme des fous pour un rien, même quand il n’y a personne.

 

 

D’un point de vu occidental et pour quelqu’un qui ne connaît pas du tout la culture locale, les chinois peuvent paraître très crade, ils crachent partout dans les rues, rotent pleinement sans se gêner...D’après ce que j’ai pu comprendre, roter et cracher seraient bénéfique selon la médecine traditionnelle chinoise. Mais ils ne se gênent pas non plus pour tout jeter par terre sous prétexte qu’une armée de travailleur nettoient les rues en permanence.

 

 

Je redoute le pire quand je m’aperçois que l’immeuble dans lequel nous nous rendons est une copie conforme de l’autre. Mais à notre grande surprise, nous découvrons un appart refait à neuf récemment. Pour 100 yuans de plus que l’autre, la différence est énorme, il est plus grand, mieux équipé, et bien plus clair, mais bonjour la déco...Par soucis de comparaison nous décidons d’en visiter un troisième, nous nous rendons donc dans une 3ème agence. Lorsque nous entrons, nous comprenons qu’on change radicalement de catégorie. Après quelques coups de fil, l’agent organise une visite. Nous entrons dans un quartier résidentiel flambant neuf et très luxueux, L’immeuble est très sympathique, l’appart très grand et super luxueux, marbre, meubles en bois précieux, canapé et fauteuils en cuir...Le prix annoncé est de 4600 yuans charges non incluse.

 

 

Il est déjà 15h55, les visites nous ont ouvert l’appétit, nous décidons d’inviter LiWei au restaurant pour la remercier de son aide. Mais à cette heure si il n’y a plus grand-chose d’ouvert, on opte donc pour le KFC, faute de choix. Durant le repas, nous commençons à parler des apparts, et notre choix s’oriente biensur sur le 2ème, le meilleur rapport qualité prix.

Nous contactons donc le propriétaire pour signer le contrat de location. Nous négocions quelques fournitures manquantes telle qu’un lit, une fontaine à eau, une machine à laver, et l’ouverture d’une ligne téléphonique. Mauvaise surprise cependant, nous devons régler en cash  directement les 3 mois de loyer, plus un mois de caution et les frais d’agence, soit la somme 760 euros en ce qui me concerne!!!

Ca fait très mal au budget pour un début de séjour, je vais devoir taper sur ma réserve personnelle en Islande. Cependant le propriétaire comprenant qu’on ne puisse pas retirer une telle somme en un jour,  nous accorde une semaine de délai pour le payer.

 

 

Nous repartons chercher nos bagages et faire quelques courses afin d’équiper l’appart, c’est marrant, les jeunes enfants nous regardent avec amusement, parfois avec peur et nous montrent du doigt. Il est vrai que nous nous situons à la limite d’un quartier populaire, il ne doit pas avoir beaucoup d’occidentaux dans le coin. C’est surprenant, chaque rayon du magasin compte minimum 1ou 2 vendeuses, jusqu'à 6 pour certain rayons, à certaines heures de la journée il doit y avoir plus de vendeuses que de clients. Lorsque nous arrivons dans la partie alimentaire du magasin je constate avec stupeur que 90% des produits me sont totalement inconnu. Il n,y a presque pas de queue aux caisses malgré le monde présent dans le magasin, toutes les caisses sont en service et les caissières semblent bien plus efficace que chez nous.

 

Le temps de s’installer il est presque 22h, du coup nous devons retourner au KFC, seul endroit encore à servir à cette heure-ci en dehors des petits bouisbouis et des cuisines ambulantes situées sur des chariots au croisement; on y trouve toutes sortes de plats, les odeurs y sont tantôt très appétissantes, tantôt répugnante, mais je ne suis pas encore prêt à me risquer la dedans. Les chinois mangent généralement à 18h l’heure à laquelle le soleil se couche, encore une chose qui va me manquer ici: « l’été arctique » et la présence du soleil 24H sur 24H. Et en rentrant, on décide de déplacer un des 2 fauteuils du salon, dorénavant la nouvelle chambre de Fred pour qu’il est plus de place, le propriétaire a affirmé qu’il avait été mis là avant la porte et qu’on ne pouvait pas le sortir de la pièce, il nous avait fait tout un cinéma en mesurant le fauteil avec un mètre puis le seuil de la porte... Sans doute ne voulait il pas acheter un lit double car on sortit le fauteuil sans difficulté.

  
Photos de l'appart:

 

 

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Il est 00h30, je m’apprête à aller me coucher dans ma nouvelle chambre. Ne pouvant dormir à cause du décalage horaire, j’en profite pour écrire ces quelques lignes...Cette nuit là je ne parvint pas à m’endormir avant 4h30 du  matin, le soleil se lève, il fait déjà presque jour.

 

 

A venir prochainement: première semaine au travail, premières photos de Shanghai, mes premières soirées en ville le week-end...

 

écrit le 16/05/05

11 mai 2005 3 11 /05 /mai /2005 22:00

So here we are! Today it's the 12th; let me check:

I have my passport, visa, flight tickets. I almost finished to pack, I've got 10kg of medical stuff, I did all my vaccinations, I took 2 t-shirts, 2 pants, 2 socks, my sun glasses, my french-chinese dictionary, my credit card...

Well I think I'm ready to go...I will take off tonight from Paris at 23:30 for a 12-hour flight, 7or 8 hours of time difference, it looks fun haha...Specialy because I don't know yet where I'll sleep friday night, I guess my first hours will be quite funny there...

No no, I swear! I don't stress at all, just cool as usualy...

next news will be written in China: first impressions of Shanghai, "the new New-York" or not?

Published by Julien - dans blog news
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1 avril 2005 5 01 /04 /avril /2005 22:00

Hi,你好, Hola, Hæ, Salut...

Welcome on my new blog

I'm still in France for the momentfrancais.gif but I should leave to Shanghai around the 10th of mai, hopefully haha!

I will write more when I will be there, I promise!

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