• Zhu Li An
  • De 2005 à 2013, les aventures dans l'Empire du Milieux d'un Jeune Breton, amoureux de la plus belle ville de Chine: Suzhou
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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 12:16

Voici un peu de vocabulaire qui peut s'avérer utile à certaines occasions, comme par exemple lorsque les chinois pètent un câble et insultent les occidentaux comme il y a quelques mois... Vaut mieux alors savoir de quoi on se fait traiter et pouvoir répliquer un peu...

Bref vous l'aurez compris ce n'est pas le genre d'expressions qu'on apprend en cours.

傻瓜shǎguā
Retard (lit. stupid melon) / Débile

你是傻瓜nǐ shì shǎguā
You are a fool / T’es un crétin

蠢子chǔn zǐ
Moron / Abruti

你是白痴nǐ shì báichī
You are an idiot / T’es un idiot

你觉得我很笨吗? juedé wǒ hěn bèn má
Do you think I’m an idiot? Tu penses que je suis un imbecile?

去地狱qù de yù
Go to hell! Va en enfer!

死吧! qù sǐ ba
Go to die! Crève!

我希望你慢慢死,但快点下地狱。 xīwàng nǐ mànmàn sǐdàn kuài diǎnxià deyù
I wish you a slow death, but a quick ride to hell! / Je te souhaite une mort lente mais d’aller rapidement en enfer

cāo
Fuck! / Putain!

他妈的tā mā de
Oh Shit! / Oh merde!

操你妈cāo nǐ mā
Fuck your mother / nique ta mere

干你娘gān nǐ niáng
Motherfucker

操你祖宗十八代cāo nǐ zǔ zōng shíbā dài
Fuck 18 generations of your ancestors / J’encule tes ancêtres sur 18 générations.

妓女jì nǚ
Whore / Salope

臭三八chòu sān bā
Bitch / Salope

滚蛋gǔn dàn
Fuck off / fait chier

同性恋tóng xìng liàn
Gay

屁话pì huà
Bullshit

放屁fàng pì
To fart / péter

亲我的屁股qīn wǒde pìgǔ
Kiss my ass / fait la bise à mon cul

干你老妈屁股gān nǐ lǎomā pìgǔ
Fuck your mother’s ass

猪头zhū tóu
Pig head / tête de cochon

屌头
Dick head / tête de bite

王八蛋wáng bā dàn
Bastard / Batard (œuf de tortue)

臭王八蛋chòu wáng bā dàn
Lousy bastard / Sale batard (œuf de tortue puant)

皮条客pítiáokè
prostitute’s client / mec qui va aux putes

阴阳人yīn yáng rén
Hermaphrodite

神经病shén jīng bìng
Lunatic

操你的姓
Fuck your family name / nique ton nom de famille

吃屎!chī shǐ
Go eat shit! (Fuck off!) / Mange de la merde (fait pas chier!)

狗屎gǒu shǐ
Dog shit / merde de chien

vocabulaire à employer avec précaution!
Je décline toutes responsabilités quand aux conséquences éventuelles suite à l'emploi de ces expressions…

Ps: oui Nico, j’ai attendu que tu rentres en France pour publier cet article, car vu les dégâts que tu faisais avec quelques expressions; avec tout ça, tu ne serais pas rentré en un seul morceau.

11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 07:08
Autre caméra embarquée de 5 minutes, mais cette fois ci de nuit dans l'un des plus beaux quartier de la ville...
Published by Julien - dans Suzhou life
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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 02:54

Voici une série photos sur une curiostée de la ville que je voulais faire depuis très longtemps... Avec le retour en France qui approche, j'ai finalement trouvé le temps et la motivation de la commencer même si elle est encore très incomplète.

Dans la vieille de ville de Suzhou, une majorité d'abris de bus est construit dans un style chinois "traditionnel" avec comme but de garder une certaine "authenticité chinoise" dans la ville, mais le plus surprenant c'est que quasiment chaque abris de bus
à son propre style ou ses propres détails qui le distingue du suivant, le rendant ainsi unique!
 
 

Published by Julien - dans Suzhou life
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 02:17
A l'heure ou la Chine est devenu le premier pays au nombre d'internautes et qu'internet apparait plus que jamais comme une menace pour les autoritées Chinoises, vu que recemment plusieurs cadres locaux du parti communiste sont tombés après des dénonciations publiques sur la toile; les censeurs chinois travaillent avec acharnement pour tenter de maintenir les internautes sous contrôle.
Ils semblent être désormais en guerre contre les proxy, car ceux que j'utilise pour passer à travers "the Great Firewall of China" et regarder les sites dont on n'a théoriquement pas accès, tombent les uns après les autres... Une véritable écatombe! Tout d'abord le fameux "Anonymouse", pourtant réputé imblocable a finalement été muselé par les autorités chinoises et depuis peu c'est le tour de "youhide" d'avoir été neutralisé. Bien que le site soit toujours accessible contrairement à Anonymouse, ses proxy sont désormais inutilisables.

Concernant le navigateur Torpak dérivé de Firefox, j'ai beau essayé toutes les configurations possibles, mais ça ne fonctionne plus également.

Il ne me reste aujourd'hui qu'un seul outil qui fonctionne assez bien avec firefox, mais celui-là, je ne lui ferais pas de pub, je ne voudrais pas qu'il soit le prochain à tomber...

Ce qui m'inquiète le plus c'est qu'il sembleraient qu'ils aient bloqué ma boite hotmail, je reçois toujours mes emails mais j'ai l'impressions que les gens ne reçoivent pas les miens et le plus étrange c'est que je n'ai aucun message d'erreur...comme si ils étaient interceptés en cours de route.

Du coup ces jours-ci, la navigation internet en Chine en dehors des sites chinois contrôllés ressemble beaucoup à cela:
Published by Julien - dans Coup de gueule!
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 11:03
Tout petit aperçu en vidéo de ce que je vis au quotidient à vélo:

Published by Julien - dans Suzhou life
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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 02:32

Bien que de très nombreux plats chinois soient excellents, cela n’empêche pas pour de nombreux visiteurs d’avoir à tort ou à raison de nombreux préjugés sur la gastronomie chinoise:

viande de chiens, de chats, de rats, serpents, tortues, insectes et j’en passe… Il faut à priori avoir l’estomac et le cœur bien accroché.

 

Sans compter la qualité des aliments eux-mêmes, quand on connaît le niveau de pollution des sols, de l’air et des nappes phréatiques dans de nombreuses provinces chinoises, ce n’est guère rassurant…

 

De plus dans de nombreux restaurants, l’état d’hygiène des cuisines causerait une attaque cardiaque à la majorité des inspecteurs des services vétérinaires…

 

Le mieux étant bien sur d’éviter de trop penser à tout ça et simplement se contenter de manger ce qui se présente à nous sans trop se poser de questions, genre qu’est ce que c’est, d’où ça vient, comment c’est préparé… sinon il est clair qu’on ne mangerait pas grand-chose.

C’est ainsi que j’ai mangé sans le savoir du serpent, de la tortue et puis peut-être du chien aussi?

 

Concernant l’hygiène et le respect de la chaine du froid, ils sont inexistants le plus souvent et certaines scènes de rue me rappellent pourquoi je suis malade de temps à autres à cause de la bouffe…

 

Voici le genre de spectacle qu’on peut voir en se levant très tôt le matin ou bien comme moi de temps en temps le weekend, en se couchant très tard:


Le livreur Express de viande!!

BON APPETIT BIEN SUR!!!
1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 18:17

Voilà on y est, dernière ligne droite, ce vendredi soir avec mes collègues chinois, on a fait le traditionnel team building mensuel qui correspond ni plus ni moins à se bourrer la gueule au restaurant aux frais de la boite…

 

On a été se faire une fondue chinoise dans un des restos les plus chics du Nouveau District. Pour moi c’était une nouveauté, car contrairement à toutes les fondues chinoises que j’ai faites jusqu’à présent, on avait tous un petit récipient individuel au lieu d’un grand en commun.

Il fallait donc dès le départ choisir si on voulait la soupe épicée ou nature pour faire bouillir les aliments… Les Discussions durant le repas, très souvent interrompues par des Ganbei (cul sec en chinois), furent principalement en Chinois sur des sujets aussi divers que les JO, les femmes… bref un moment très sympathique

 

Voila, la fondu chinoise c’est comme jouer à Panoramix et faire de la potion magique en jetant des ingrédients à faire bouillir dans la marmite…

Et hop un peu de champignons magiques!

3 heures plus tard, 4 fus de bière et 2 bouteilles de vin jaune plus loin, le ventre bien calé (certains plats chinois sont vraiment excellents), nous nous séparons.

 

J’ai tout juste eu le temps de rentrer chez moi, de prendre une douche et me changer avant de retrouver un pote pour nous rendre à la soirée d’ouverture du nouveau VIPclub. Le nouveau patron a payé sa bouteille de vodka, mais bon j’ai déjà eu ma dose durant le diner… La déco intérieure n’a pas beaucoup évoluée, on est très loin de la première version de la boite. Lorsqu’elle a ouverte en 2005, c’était une des plus belles que j’ai pu voir. Par contre l’ambiance s’est améliorée, ce n'est déjà pas si mal.

 

Pour une fois, la soirée se sera terminée tôt, on est tous rentré sur le coup 1h30 du matin.

 

Samedi, dans l’après midi, je suis allé chez Kevin pour aider à préparer son immense appart (2 étages, 4 chambres, 2 salles de bain, 15000rmb de loyer) pour la soirée…

 

Ce fut plutôt un succès, une bonne quarantaine de personnes sont venue, malheureusement sur le coup de 23h30, juste quand les gens commençaient à danser, la propriétaire une vieille chinoise qui habite l’appart d’à coté a débarqué pour se plaindre du bordel… ça a bien cassé l’ambiance, du coup j’ai du coup j’ai coupé la musique. Ca n’a pas suffit, elle est revenue de nouveau cette fois avec un des agents de sécurité de la résidence, menaçant d’appeler la police si on se calmait pas… Heureusement on a réussi à faire évacuer tout  le monde peut avant minuit…

Ce qui est dommage c’est que le groupe a explosé, de toute façon on était trop nombreux pour tous débarquer ensemble dans une boite… Ce soir là, on a fini très tard dans un bar/boite que je n’avais jamais essayé vu que je croyais que c’était simplement un autre bar classique pour expat… Mais j’ai bien apprécié, excellente musique et ça dansait encore passé 5heures du matin et en plus on a retrouvé les derniers survivants du groupe d'anglais présent à la soirée.

 

Dimanche, repos et détente, j’ai aidé Kevin à remettre en ordre son appart, se fut rapide, les invités se sont tous très bien comportés, il n’y a pas eu de dégâts.

 

A la nuit tombé, je me suis livré à une de mes activités favorites à Suzhou, certainement une des choses qui va le plus me manquer: Explorer la vieille ville à vélo ou bien à pied, en plus ces jours-ci, c’est particulièrement agréable vu qu’il fait étonnamment très frais pour la saison, je n’utilise plus la clim pour dormir et j’aurais presque besoin d’un léger pull le soir.

 

J’adore vraiment arpenter ces vieilles ruelles, c’est là qu’on voit qu’il y a quand même une certaine sécurité en Chine, certaines ruelles sont tellement sombres et glauques que dans n’importe quel autre pays, je n’oserais pas m’y aventurer…

 

Ce soir, j’ai de nouveau passé 3 heures à vélo, à explorer certaines ruelles que j’avais encore jamais fait, j’aurais découvert certaines résidences avec jardins privés dont j’avais entendu parler, certaines en plus de l’imposante hauteur de mur, étaient protégées par des clotures électriques.

 

A chaque fois, c’est la même sensation, l’impression de faire un bon dans le passé, ces quartiers sont tellement rustiques, authentiques… après tout c’est cette Chine là que j’aime!

 

Comme en ce moment, la fête de la lune approche, dans certaines ruelles je tombe sur des échoppes qui confectionnent les fameux gâteaux lunes d’où s’échappent d’alléchantes odeurs.. Et comme ils sont délicieux vu qu’ils font parti des rares éléments de la gastronomie chinoise au gout sucré, je m’arrête à chaque fois en acheter et essayer les multiples saveurs. ça me permet de rencontrer des chinois d’origines bien plus modestes, qui tiennent un discours sur la Chine tout aussi modeste, bien loin de l’arrogance du gouvernements Chinois, de la nouvelle bourgeoisie et d’une grande partie de la classe moyenne chinoise.

Les gens sont particulièrement surpris de voir un blanc s’aventurer aussi profond dans la vieille ville, ils sont encore plus surpris lorsqu’ils m’entendent m’exprimer dans un mandarin plus que correcte (du moins pour les conversations basiques), certains me disent même que j’ai une légère trace d’accent pékinois, c’est assez marrant. Bref ce genre d’échange est surement plus riche en émotion de leur coté que du mien… L’avantage, c’est qu’après une bonne causette, j’ai le droit au tarif local et non le tarif laowai, c’est très très avantageux! Par exemple ce soir pour le prix d’un gâteau lune parmis les moins chers chez Carrefour, j’en ai acheté 8 fraichement sortis du four, dans une petite échoppe paumée au milieu de la vieille ville.

En plus ces quartiers sont totalement délaissés des nouveaux riches, cependant dans certaines parties, des projets immobiliers de villas de luxe avec jardins commencent à voir le jour maintenant. Nombreux de mes amis, pourtant natifs de Suzhou, n’y ont jamais les pieds et éprouvent une certaine honte quand c’est moi qui les guides à travers ce labyrinthe lorsqu’on décide parfois de faire une marche digestive après un repas en ville…

 

Même si par endroits les bennes à ordures dégagent des odeurs pestilentielles, le peu de monde qui y traine, les scènes authentiques de vie quotidienne d’une Chine qui est en train de disparaitre et surtout le silence qui y règne, valent largement le détour! Mais de temps à autres on tombe sur des cas d’extrême misère, comme ce soir ou je suis tombé sur un groupe d’adolescents complètement pouilleux, tous vêtus d’un simple slip crasseux, entrain de faire les poubelles pour se nourrir… Suzhou a beau être la 5ème ville la plus riche de Chine, la misère est toujours là, mais il faut chercher un peu pour la voir… Il est clair que cette catégorie répugnante d’expats pété de fric qui se dit spécialiste de la Chine et lèchent le cul du gouvernement chinois "en adhérant" soit disant à leur discours et en ventant à longueur de temps une Chine "idéaliste et humaniste", tout ça pour se faire bien voir d’un point de vu relationnel, n’a certainement jamais mis les pieds dans ces quartiers!

 

Bref la balance commence à se rééquilibrer légèrement à la faveur d’un retour en Chine, pour le moment je dois être à 50/50, tout peut encore basculer…


Published by Julien - dans Suzhou life
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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 07:09

Parmi tous les t-shirts genre « I LOVE CHINA » imprimés à l’occasion des JO, du relai de la flamme Olympique et de la fièvre nationaliste qui accompagne le tout, voici le plus ridicule que j’ai pu voir porté dans la rue:

Listen to China voice, écoutez la voix de la Chine en français, oui mais bien sur…

Bon allons, admettons qu'on écoute, mais qu’est ce que vous pouvez  bien avoir d’intéressant à nous dire et à nous apprendre les mecs?


Comment mieux polluer?
Oui ça c’est certain.

Comment censurer Internet et l’information et faire de la majorité de la population des moutons lavés du cerveau?
Je vous crois sur parole!

Comment bien réprimer et exploiter son propre peuple?
Evidemment…

Comment corrompre la police et les gouvernements locaux?
Ils sont déjà passés aux travaux pratiques (voir l’histoire du business man chinois arrêté en France avec plus de 700.000 euros en liquide sur lui et qui a tenté de corrompre des douaniers pour qu’ils le laissent passer…)

Comment traiter les femmes comme des objets qu’on négocie comme le prix du kilo de riz?
 Sans commentaire

Comment conduire comme des bourrins sans aucun respect du code de la route et des autres usagés?
Oui ils sont très forts dans ce domaine aussi!


Mais pour qui ils se prennent?! Ils ne sont encore qu’un pays en développement jusqu’à preuve du contraire…Ces chinois ultra-nationalistes, lobotomisés du cerveau par le parti communiste et incapables de se forger leur propre opinion, m'agacent au plus au point!!!

 

Il est temps de raconter une petite mésaventure qui m'est arrivée il n'y a pas longtemps...

Un soir après le boulot, je jouais au badminton avec des collègues chinois dans une salle d'un quartier modeste du New District, (bon comme la fois précédente, je portais le maillot de l'équipe de France de football) lorsqu'un chinois m'interpelle séchement en anglais:

- "hey toi làbas, t'es français?"

- "Ouais, ça te pose en problème" que je lui répond, tout en continuant de jouer.

Et là le mec me sort:

- "oui! vous êtes les français vous êtes tous des abrutis à l'image de votre président! Et en plus vous avez rien compris à la nouvelle politique mondiale!"

Wahaou!! ça fait beaucoup d'un coup là, j'arrête de jouer et m'avance vers lui pour répondre:

- "Non mais tu te rends compte de ce que tu viens de dire? Tu viens d'un pays ou il n'y a qu'un seul parti politique et le simple fait de s'opposer à ce parti peut te valoir une scéance de torture et quelques années en prison, voir une balle dans la tête; et tu viens comme ça me parler de politique?!? Mais de toi à moi, c'est qui l'abrutis!?!!"


Le mec réflechie 2 secondes à ce que je viens de lui sortir, devient rouge de rage puis me lance en balbutiant:

- "Mais, mais t'es entrain me traiter d'abrutis!!"

- Ouais tout à fait!

Et là, c'est pitoyable, il se retrouve à court d'arguments, forcement, il ne fait que régurgiter le contenu de la propagande! le seul moyen de sauver sa face c'est d'en venir aux poings, il m'expédie un crochet en pleine figure, je ne tarde pas répliquer violemment; heureusement mes collègues et les siens interviennent rapidement pour nous séparer. Bilan un bel oeil au beurre noir et une très légère coupure à l'arcade de mon coté et les lèvres explosées, pissant bien le sang du sien...

 

Elle est belle la voix de la Chine!!!


Non mais plus sérieusement je pense que le message qu’ils voulaient faire passer c’était plus quelque chose du genre « écoutez notre solidarité nationale et notre colère lorsque vous (nous autres occidentaux) nous critiquez… »

Du moins je l’espère car je ne vois vraiment pas comment la Chine pourrait se poser en donneur de leçon autre qu’en usant le chantage économique comme elle l’a fait avec la France lorsque l'ambassadeur de Chine en France a menacé de répercussions si Nicolas Sarkozy rencontrait le Dalaï Lama.

18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 05:56

Si ce genre de contrôle d’identité des étrangers, pour vérifier qu’ils ont un visa bien un règle, est devenu très fréquent dans les grandes villes comme Shanghai et Pékin, en particulier à cause des JO, je pensais être à l’abri ici à Suzhou…

 

Mais non, hier soir alors que je rentrais en vélo du centre-ville après un diner, il était 23h passé en plus… des motards de la police me font signe de me rabattre et de m’arrêter sur le bas coté. Après avoir inspecté mon vélo électrique, ils me demandent en chinois mon passeport et ma fiche comme quoi je suis bien enregistré au poste de police de mon quartier, vu que je ne les ai jamais sur moi par mesure de sécurité (sauf quand je voyage dans l’intérieur du pays), je fais style de pas comprendre en pensant qu’ils n’insisteront pas. Manque de bol, ça n’est pas le cas, ils continent d’insister, quand à moi, je fais toujours style de ne pas comprendre…

 

Au bout de 5 minutes, un des 2 se souvient comme dire "passport" en anglais, j’hésite à faire le français qui ne parle pas anglais non plus, mais décide de leur dire en chinois qu’il est dans mon appartement et ça a suffit… Les 2 flics se regardent puis l'un me dit simplement "Please" en me faisant signe de circuler.

 

Ca m’a semblé bien bizarre quand même, car c’est bien la première fois depuis 2005 que je me fais contrôler de la sorte dans la rue.

Published by Julien - dans Suzhou life
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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 05:46
Article intéressant qui attire l'attention:

Par Gilles Guillaume Reuters - Jeudi 7 août, 10h29

PARIS (Reuters) - Les propos d'Adidas se disant prêt à réduire sa production en Chine car les salaires y seraient devenus trop élevés ont laissé plutôt perplexes les économistes, pour qui le succès du "Made in China" a encore de beaux jours devant lui.

Mais la force d'attraction que la capacité de production "low cost" chinoise constitue pour les entreprises étrangères semble un peu moins grande qu'avant, l'inévitable rattrapage salarial s'effectuant plus rapidement que prévu. De surcroît, la flambée des coûts du transport conduit certains entrepreneurs à réfléchir à deux fois à une délocalisation à l'autre bout du monde.

"Une boucle prix-salaires s'est mise en place, l'avantage de la Chine en matière de coûts est un peu moins significatif", commente Alexandre Vincent, économiste chez BNP Paribas. "Et si l'économie chinoise demeure encore très attractive, c'est une question de dynamique. Les entreprises ne regardent pas seulement à l'instant T, mais elle songent aussi à ce qu'il leur en coûtera dans un ou deux ans."

Adidas réalise la moitié de sa production de chaussures de sport en Chine et Herbert Hainer, président du directoire de l'équipementier sportif allemand, s'en est pris le mois dernier aux salaires "qui sont fixés par le gouvernement chinois".

A Shenzhen, qui constitue une sorte d'étalon, le salaire minimum a été augmenté plusieurs fois pour passer de 245 yuans en 1992 à 1.000 yuans (93 euros) aujourd'hui. Les montants varient beaucoup d'une zone à l'autre et selon les catégories professionnelles, mais les hausses sont presque toujours à deux chiffres.

"La tendance est claire, les exportations chinoises montent vite en gamme", souligne de son côté Jean-Charles Sambor, économiste de TCW, filiale de SGAM (Société générale Asset Management). "La part des exportations chinoises à faible valeur ajoutée commence à décroître, celle des exportations high tech augmente, et conformément à la loi de l'offre et de la demande, les salaires suivent, même si l'on part de très bas".

"C'est difficile à gérer socialement", précise-t-il. "Car il est évident que les exportations à plus faible valeur ajoutée créent davantage d'emplois pour les personnes peu qualifiées.

COÛT DU TRAVAIL MAIS AUSSI - ET SURTOUT - DU FRET

Adidas ne songe pas pour autant à rapatrier sa production en Allemagne pour la rapprocher du siège du groupe, toujours dans sa Bavière natale. Si Hainer évoque l'Europe de l'Est dans son interview-choc au WirschaftsWoche, il dit regarder surtout du côté de l'Inde, du Vietnam, du Cambodge et du Laos.

Selon le Bureau national chinois des statistiques, un salarié citadin en Chine peut désormais prétendre toucher jusqu'à 200 euros par mois, contre un salaire mensuel moyen de 50 euros au Vietnam voire de 20 euros au Bangladesh.

"Ce nouveau décalage bénéficie surtout aux autres pays d'Asie du Sud-Est, mais aussi au Mexique, à certains pays d'Europe de l'Est, ou d'Afrique du Nord dont on prédisait il y a encore peu la disparition du secteur textile", poursuit Sambor.

"On assiste aussi à des relocalisations à l'intérieur même de la Chine, des régions côtières vers l'intérieur du pays", ajoute Vincent. Car si les pôles urbains de la côte chinoise perdent une partie de leur compétitivité, l'immense population rurale vit toujours avec moins de 40 euros par mois.

La flambée du brut a aussi refroidi l'engouement pour le transfert d'activités sur le sol chinois. Si le déficit commercial américain avec la Chine aurait coûté aux États-Unis 2,3 millions d'emplois entre 2001 et 2007, certaines entreprises américaines font maintenant le chemin à l'envers. Carol Gregg, designer de meubles, a cessé d'exporter du bois vers une usine en Chine pour réimporter ensuite des produits finis, la hausse des tarifs du fret ayant rendu ce choix "vraiment ridicule".

Le géant Ikea a quant à lui ouvert cette année sa première usine aux États-Unis, rappelant que "dans le métier de l'ameublement, le poste le plus onéreux reste le transport."

L'inflation des salaires en Chine peut aussi constituer une nouvelle aubaine pour les entreprises étrangères, et Hainer ne s'y est pas trompé: s'il compte de moins en moins sur la population ouvrière chinoise, il cible en revanche plus que jamais les citadins chinois qui se multiplient.

"Plutôt qu'un départ définitif, il s'agit souvent d'un rééquilibrage. La Chine a occupé une situation de quasi monopole sur nombre de segments, il est temps maintenant pour les grands industriels de diversifier leurs risques", conclut Sambor. "Les grandes déclarations de PDG sont aussi politiques, elles traduisent une volonté de reprendre en main les négociations en brandissant le spectre de la délocalisation hors de Chine".

Les propos d'Hainer ont d'autant plus surpris qu'à la veille des JO de Pékin, plusieurs grandes marques d'articles de sport, dont Adidas, ont constitué un groupe de travail avec les syndicats et les ONG afin d'encourager l'organisation syndicale, la négociation collective et le dialogue social chez leurs fournisseurs, notamment chinois.