• Zhu Li An
  • De 2005 à 2013, les aventures dans l'Empire du Milieux d'un Jeune Breton, amoureux de la plus belle ville de Chine: Suzhou
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13 juin 2005 1 13 /06 /juin /2005 22:00

 A partir de maintenant, vu que je suis installé et ai commencé à travailler, ma vie va devenir un peu plus routinière,  je vais donc arrêter de raconter mes journées dans le style de la série télé « 24h chrono », Je m’arrêterais uniquement sur les détails les plus marquants de chaque journée.
Lundi 23 mai 

 

Finalement je ne suis pas encore tiré d’affaire avec mon visa, XuHui et le directeur des ressources humaines me convoquent dans une pièce à part, ils me posent tout un tas de questions, notamment sur ce que j’ai fait ce weekend. Cela ressemble à un interrogatoire, je suis particulièrement mal à l’aise. Ils m’expliquent qu’ils ont encore changé d’avis en ce qui concerne mon visa, je devrais donc contacter l’université de Suzhou, en gros c’est à moi de me démerder si je veux rester en Chine...Je crois que je vais vraiment devoir aller à Hongkong.

A la pause, je croise ChenWei, elle avait peur que je lui en veule du fait qu’elle est refusée de venir samedi soir; au bout d’une demi-heure de tentative d’explication, nous nous séparons, pas vraiment d’avoir tout compris d’un coté comme de l’autre. On semble appartenir à deux mondes séparés par des années lumières.

Ce n’est pas la grande forme aujourd’hui, le moral n’est pas mieux non plus, je n’est pas la force de soutenir le regard parfois pesant des gens dans la rue, je m’endort même dans le bus...

En arrivant à l’appart vers 18h, je m’endort et ne me réveillerais pas avant le lendemain...

 

Mardi 24 mai

 

Ce matin je suis victime de ma plus belle « chinoiserie » depuis mon arrivée, je prend le bus comme tous les matin, je ne me suis pas tromper de bus mais il semblerait qu’il n’empreinte pas l’itinéraire habituel car si j’en crois ce que je j’arrive à comprendre ils auraient effectivement modifié l’itinéraire de cette ligne durant la nuit. En dépit du fait que maintenant je n’ai pas la moindre idée de l’endroit vers lequel je me dirige, j’assiste à la scène avec amusement et dérision, car en fait le chauffeur n’a pas vraiment l’air non plus savoir la direction à emprunter. Les passagers participent ardemment aux choix des directions à chaque croisement; ça crie: « à droite, non c’est à gauche, c’est pas vrai c’est moi qui est raison c’est tout droit... »

La vendeuse de ticket embarquée remarque mon air désabusé et comprend que je dois encore être plus perdu que le reste des passagers, elle me demande ou je vais, je lui explique mais non comprend rien à ce qu’elle me raconte ensuite. De toute manière je viens de repérer 2 collègues à l’avant du bus, elles me font signe de descendre au prochain arrêt, je ne comprend pas trop on est encore assez loin de la destination, mais je m’exécute tout de même. Elles appellent un taxi, je commence à comprendre, il est 7h50, et il semble très important d’arriver à l’heure au boulot, on ne peut donc plus compter sur ce bus à la destination finale incertaine.

 

Toujours pas de réponse de la part de Suzhou, le voyage pour HongKong ce rapproche encore un peu plus.

 

ChenWei a l’air très énervé voir limite en colère aujourd’hui, je n’ose pas aller lui parler.

A ma grande surprise je reçois un sms d’elle, une demi heure après elle m’écrit « I very angry for you!» Que dois je comprendre!?!? Quelle est en colère à cause de moi? Je n’ai rien fait du tout pourtant, ou justement aurais-je du faire quelque chose et ne l’ai-je pas fait??? 

 

Décidément, je me dis que si jamais je dois sortir avec une chinoise ça serait dans mon intérêt d’éviter une fille traditionnelle et de choisir une, ayant un minimum de connaissance de la langue anglaise et du monde occidental, sinon je suis vraiment mal barré.

Je demande à XuHui la permission de quitter le boulot plus tôt aujourd’hui car je voudrais aller dans une agence China telecom pour faire avancer les choses en ce qui concerne la connexion ADSL, et elle ferme à 16h. Il accepte sans problème.

Le fait que je repasse devant ChenWei, sans m’arrêter car elle était occupée avec 2 personnes, ne risque pas d’améliorer la situation, elle me regarde m’en aller l’air très surprise.

 

Arrivé à China Telecom, je me rend au guichet pour l’ADSL, manque de bol, aucune des 2 filles ne parle anglais, je me contente donc de repartir avec le formulaire d’adhésion en chinois, je demanderais de l’aide à un collègue pour le remplir demain.

 

Un peu plus tard Fred et moi décidons de nous rendre au Carrefour, car j’ai besoin de chaussures. La semelle de ma chaussure droite se déchire un peu plus chaque jour, il commence à avoir urgence. Toutes mes tentatives pour trouver une paire ont échoué jusqu'à présent, impossible de trouver ma pointure, les chinois ont vraiment des petits pieds.

Le centre commercial et le magasin reflètent la ville ou ils se trouvent, ils sont démesurés!

Lorsqu’on fait attention aux gens (la tenue vestimentaire, le nombre d’enfant par femme) présent dans le magasin, on comprend rapidement que n’importe qui ne vient pas faire ses courses ici. On y trouve quelques produits français, certains ne semblent pas avoir très bien supporté le voyage, Fred et moi tentons de résister, mais on craquera  pour un bout de fromage...

Je n’ai décidément pas de chance, je trouve un modèle de chaussure qui me plait, il faut forcement que ça soit le plus cher, mais bon 20 euros, ça reste raisonnable. Seulement ils sont en rupture de stock pour ma pointure! La vendeuse me dit qu’elle devrait en recevoir vendredi.

 

On s’arrête manger au Pizzahut, chose que je ne ferais probablement plus jamais d’ici la fin de mon séjour, non pas que leurs pizzas soient mauvaise, mais à cause du prix et du temps d’attente...

 

Mercredi 25 mai Ce matin, la vendeuse de ticket m’aura réclamé 2 yuans de plus, quelques arrêts seulement avant d’arriver au boulot, car j’aurais dépassé la distance autorisée avec mon ticket. Cela m’aura au moins permis de comprendre que le système de bus fonctionne par zones, un peu à la manière du système danois à Copenhague.

 

Aujourd’hui, on me donne du dessin industriel à faire, je dois reproduire toute une série de plans réalisés main, avec le logiciel AutoCad, je le connais pas très bien et en plus c’est de la 2D. Je déteste la 2D, normale, surtout quand on appris à dessiner en 3D avec Solidwork.

 

Les gens commencent à s’ouvrir petit à petit ici, ils sont de plus en plus gentils, une des assistantes du directeur, propose de m’aider pour mon visas, et d’autres m’invites à une fondu chinoise vendredi soir...

 

ChenWei me présente ses excuses pour son saut d’humeur d’hier, elle sera encore plus désolée lorsque je lui offre un petit cadeau acheté la veille au soir, par mesure de sécurité; je ne peux pas me permettre de créer un "incident diplomatique" moins de 2 semaines après mon arrivée.

Après le travail, à l’arrêt de bus, une petite fille sur le porte-bagages du vélo de sa mère, me regarde avec un grand sourire, elle semble parler un instant avec sa mère puis se retourne à nouveau et me lance un « Allo » accompagné d’un signe de la main et d’un sourire encore plus grand lorsque je lui répond... C’est la première fois que je vois un enfant plutôt enchanté de rencontrer un étranger.

 

Ce soir, 2ème  sortie de Pudong, direction Nanjing Lou, l’équivalent de Laugavegur à Shanghai, c’est une très longue rue piétonne et commerçante avec des affichages lumineux partout dans style japonais. On y croise beaucoup d’étrangers, beaucoup de rabatteurs, prostituées ou autre viennent nous solliciter. C’est vraiment très coloré et sympa pour les yeux, je pense que je reviendrais.

 

Jeudi 26 mai

Le voyage pour HongKong semble ne plus être nécessaire, une solution avec l’université de Suzhou semble avoir été trouvé. Seulement je devrais me rendre là-bas la semaine prochaine.

 

J’envoie un email Jiayan à une copine chinoise de l’Isuga qui habite Suzhou et qui doit être rentrée pour les vacances, je lui donne mon numéro de téléphone et lui demande de me rappeler au plus vite.

Mes collègues sont vraiment de plus en plus sympa, beaucoup veulent m’aider, m’inviter, me faire découvrir la ville...Le temps d’observation semble être terminé.

Une, voudrait que je rencontre sa petite sœur qui parle français mais qui aurait besoin de pratiquer un peu.

Je demande à quitter le boulot plus tôt, je voudrais aller acheter une tenue correcte pour la soirée de ce soir, organisée au Barbarossa (un des bars les plus chics de Shanghai) par la Chambre de commerce française.

Aujourd’hui mes rapports avec ShenWei se seront limités à bonjour, au revoir.

Je m’achète un pantalon, en sortant Jiayan m’appelle, elle a bien reçu mon mail. Elle a l’air très enthousiaste, sans doute, son retour au pays lui a fait beaucoup de bien; elle accepte volontiers de m’aider...Je dois donc la rappeler, dès que je saurais les horaires du train. 

 

Et c’est parti, nous rejoignons Cédric à la station de Metro. J’ai essayé à plusieurs reprises d’acheter une carte de transport en commun, à chaque fois la vendeuse me répondait qu’elle n’en avait plus, j’ai essayé encore 5 minutes avant que Cédric arrive, la même chose. Cédric essaye à son tour, insiste un peu et fini par m’en avoir une, j’y crois pas, quelle [censuré]!!!

 

Le Barbarossa est situé dans un parc sur une île au milieu d’un étang. C’est en effet très chic, le décor est dans le style Moyen-Orient, la fête se déroule au dernier étage sur la terrasse, juste à la hauteur de la cime des arbres. Un panneau indique « private party », c’est 90 yuans l’entrée et on à le droit à 2 consos. Le cadre est génial, c’est situé au milieu d’une sorte de mini Central Park, car le parc est bordé de buildings.

L’ambiance y est assez relax, ils ont fait l’effort d’y amener du très bon vin Français, la moyenne d’âge est plus tôt jeune, il y a beaucoup de d’étudiants en stage, dont une française d’origine asiatique persuadé de m’avoir déjà rencontré en France. Il y avait tout de même quelques fashion victimes et des pédants...Mais bon, bonne ambiance dans l’ensemble, quelques rencontres intéressantes, on me conseil de miser sur la traçabilité et le control qualité, si je voulais implanter Marel en Chine...On finira la soirée au Melting Pot, qui va devenir notre camp de base, presque à chaque soirée. Fred et moi rentrons vers minuit, d’autres continuerons jusqu’au petit matin.

 

Vendredi 27 mai

 

Journée ordinaire au travail, Je quitte le boulot, ChenWei m’offre un nouveau petit cadeau.

Je me rends à Carrefour avec un collègue, espérant trouver enfin ma paire de chaussure. Malheuresement, ils n’ont pas reçu ma paire, et ne semble pas savoir non plus quand ils devront se faire livrer, j’ai vraiment pas de bol. On décide donc de se rendre au restaurant, les filles arriveront avec presque 30minutes de retard, les serveuses dans leur robes du style Tang dynastie, sont magnifiques, et même si le style de ces robes date de plusieurs milliers d’année, il reste pas moins sexy, voir même provocant, si c’est ce genre de robe que ma sœur veut que je lui rapporte, je ne suis pas sur que ma mère va apprécier...

Le repas se déroule dans une bonne ambiance, on discute de choses et d’autres, on rigole, les serveuses m’adressent un immense sourire à chaque fois, elles ne doivent pas servir un étranger tous les jours...C’est très bon, quoi que un peu épicé de temps en temps. On fait tremper de la viande, des légumes dans une sauce bouillante, voila donc la fameuse fondu chinoise, à refaire...

 

Il est 20h30, l’heure chinoise de se séparer, les serveuses nous saluent poliment en chinois, j’en fais de même en chinois aussi, elles semblent très surprises, tout le monde éclate de rire...

Je salut mes collègues chinois très poliment en les remerciant grandement pour l’invitation.

Je prend un taxi, après un dernier geste d’au revoir de la main, j’appelle Benjamin qui est assez chaud pour sortir ce soir. Il me propose de le retrouver chez lui.

Arrivé chez moi, je me change et m’habille plutôt classe pour sortir, je jette un coup d’œil au cadeau de ChenWei, c’est une sorte de sac parfumé, l’apparence du sac n’est vraiment pas terrible, mais au moins ça sent bon.

 

Je prend le métro, je me retrouve à coté d’une chinoise plus grande que moi, ça fait vraiment bizarre...Benjamin me retrouve à l’arrivé, on se rend chez lui, un appart super chic, très bien situé en centre ville à 1500$ le mois, je rencontre Louis son colloc, un Centralien en stage chez Christian Dior, il a l’air super sympa. On boit quelques bières, puis bougeons direction le Melting pot, Je rencontre une thaïlandaise, une copine à Ruby, elle tout simplement magnifique, une des plus jolies filles que j’ai du rencontrer dans ma vie, même si elle ne doit pas être toute jeune. On reste discuter un moment puis elle me donnent sa carte, m’invitant à la recontacter.

Benjamin et moi décidons d’aller essayer un vrai boite à la chinoise dont on avait entendu parler. Rixida, la fille du Xinjiang rencontré le weekend dernier, décide de nous rejoindre là-bas. L’entrée est à 50 yuans et on a le droit à une conso, je tombe immédiatement sous le charme de l’endroit. La déco est pas terrible, ça fait boite de campagne, il n’y a que des chinois, on doit être moins d’une dizaine d’étrangers sur plus de 500 personnes.

 

L’ambiance y est de feu, des tas de chinoises m’invitent à danser avec elles, la musique est de la techno chinoise, on entendra même un remix d’Alizé par Beni Bennassi, c’est vraiment énorme, beaucoup de chinois m’invitent à boire et tentent de discuter avec moi, je me fais vraiment rincer. Ils veulent que je danse avec leurs copines, cela semble être une sorte d’honneur; Bref on s’éclate vraiment comme des fous.

Benjamin décide de rentrer, il est dégoûté car il vient de rater un coup avec une chinoise, il a commit l’erreur de lui dire qu’il rentrait en France dans 2 semaines...

 

Je continus la soirée sans lui et poursuis la nuit avec Rixida et son nouveau copain taiwanais dans un autre club appelé BabyFace, l’ambiance y est très chic et très classe, on y passe de la house music de meilleur qualité, il y a plus d’expats, mais je m’éclate bien aussi, le taiwanais continu à me rincer, je commence à me sentir gêné et décide de rentrer, il doit bien être 5h30 du matin. L’une des prostituées m’ayant causée quelques soucis le weekend dernier et traînant encore dans le coins, tente de monter à bord de mon taxi, je verrouille les portes à temps et dis au chauffeur du taxi de quitter l’endroit au plus vite...

 

 

 

 

 

 

 

Published by Julien - dans Shanghai life
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