• Zhu Li An
  • De 2005 à 2013, les aventures dans l'Empire du Milieux d'un Jeune Breton, amoureux de la plus belle ville de Chine: Suzhou
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18 septembre 2005 7 18 /09 /septembre /2005 01:29

4ème jour :

 

Ce mercredi, j’aurais passé la matinée à visiter une expo sur la calligraphie et peinture chinoise, assez intéressante, je m’en suis fait faire une au passage, que j’accrocherais dans ma chambre une fois de retour en Europe… Puis déjeuné rapide dans les Hutongs, j’ai commandé une série de petits plats au hasard… Sans trop savoir ce que c’était, mais ce ne fut pas mauvais…


Et durant l’après midi, moment tant attendu, la visite de la Cité Interdite !!!, Il n’y a peu de mots pour décrire ce palais, surtout quand on sait à quelle époque il fut construit… Il y a beaucoup de monde, mais dans certaines ailes, je me retrouve presque tout seul, un vrai régal… cependant, pour cause de Jeux Olympiques, de nombreuses parties du palais sont en restauration, comme de nombreux monuments, à travers la ville… Mais il faut dire aussi, que certains bâtiments de la cité interdite en ont bien besoin, ils sont assez délabrés… Je pense que cela voudra vraiment le coup de revenir après les J.O. le résultat à l’image de certaines parties déjà restaurées, sera superbe…

 


En comparaison d’hier ma journée fut nettement meilleure, j’espère qu’il en serra de même pour la soirée…

 


Retour à l’hôtel, je prépare mon sac pour aller nager, puis il me reste plus qu’à attendre Zheng… L’heure passe, elle arrive en retard, du moins c’est ce que je pensais jusqu’à que je réalise que ma montre avançait d’une heure, c’est bizarre, si ça se trouve c’est ce qui a provoqué la pagaille d’hier soir… Rassuré sur l’heure, nous restons un petit moment dans la chambre avant d’aller grignoter un bout, histoire de ne pas aller nager le ventre vide…

 


Elle veut m’emmener dans une piscine ou elle n’a jamais été parce que celle-ci ferme plus tard que celle ou elle se rend habituellement… Malheureusement Zheng n’est pas douée en orientation… On tourna un bon moment en rond avant d’arriver à destination… Elle m’offre l’entrée, puis nous nous séparons pour nous rendre dans nos vestiaires respectifs…

 


C’est marrant, l’organisation des vestiaires de cette piscine est la même qu’en Islande, vestiaires collectifs avec casiers, puis douche obligatoire avec savon, sans maillot; le savon est mis à disposition… Seulement les chinois ici présents sont loin d’être aussi respectueux des règles d’hygiène que les islandais…

 


Me voici, enfin prêt, je sors du vestiaire et découvre un bassin de 50m et de 10 couloires, une piscine olympique quoi… Il y a beaucoup de monde dans la partie peu profonde du bassin, et très peu dans le reste, c’est vrai que beaucoup de chinois ne savent pas nager… Zheng est déjà dans l’eau, elle m’invite d’un geste de la main à la rejoindre. Le temps d’enfiler mes lunettes et je plonge. Woahaou, l’eau est terriblement fraîche, j’enchaîne directement sur quelques longueurs pour m’échauffer, avant de retrouver Zheng. Elle me demande si je peux corriger ses mouvements et lui donner quelques conseils pour améliorer sa façon de nager… C’est sur que 6 ans de compétitions, et plusieurs finales aux championnats de France de natation, ça aide… Je lui demande de nager un peu devant moi, puis corrige ses mouvements en crawl et lui donne quelques tuyaux pour améliorer sa glisse en brasse. Elle désire ensuite apprendre à faire les culbutes… Après des débuts laborieux, elle y parvient plutôt rapidement… On décide de se mettre un peu nager sérieusement. On enchaîne longueurs après longueurs, Zheng a un peu de mal à suivre, même si je n’ai pas nagé depuis quelques temps et que la pollution de Shanghai a sûrement du encrasser mes poumons… Je m’arrête un peu pour lui demander comment elle va, si elle veut faire une pause… Elle se jette sur moi et tente de me couler en rigolant, on reste se chamailler sous l’eau comme deux gosses, on prend un peu air quelques secondes avant de remettre ça, savourant le moment présent…

Ai-je rêvé ou m’a-t-elle embrassé dans le feu de l’action? Le doute m’envahit; perturbé je la repousse avant de refaire surface, il me semblait pourtant avoir mis les choses au clair avec elle concernant ce sujet...

Elle remonte aussitôt et me demande ce qui ne va pas. Je lui réponds que tout va bien, que je désire juste nager encore un peu. Et c’est reparti pour une série de longueur…

Je lui appris également à plonger correctement, ce ne fut pas facile, les plots de départs sont de très mauvaise qualité, dès qu’on monte dessus ils commencent à trembler sous notre poids, il est difficile de trouver un bon équilibre, s’en est presque dangereux, un maître nageur vint finalement nous demander d’arrêter. J’espère qu’ils choisiront un autre modèle pour la future piscine des jeux olympiques…

 


Il est tard, la piscine va bientôt fermer, il est temps de regagner les vestiaires… Je reste un moment un moment me détendre sous la douche avant d’aller m’habiller, l’eau est bien chaude, je trouve ça super relaxant.

Zheng sort du vestiaire quelques minutes après moi, nous quittons la piscine; à l’extérieur l’air est un peu moins lourd. Je me sens incroyablement bien, complètement détendu et vraiment rafraîchi… Je ne me suis rarement senti aussi bien, d’ailleurs je crois que je ne me suis jamais senti aussi bien depuis mon arrivé ici. Je réalise à quel point nager m’avait manqué.

 


Nous voici de nouveau en voiture, direction l’appartement de Zheng, Une fois là-bas, elle prépare vite fait une salade et des raviolis chinois, nager ça creuse.

En venant à Pékin j’ai voulu voyager léger, résultat je n’ai pas assez de linge pour la durée de mon séjour ici, je lui confie donc aussi un peu de linge sale. Par politesse, je lui propose un coup de main pour la cuisine ou pour s’occuper de la lessive, mais elle refuse mon aide une fois de plus… Une fois rassasié, on reste discuté un peu, puis Zheng propose de me raccompagner à l’hôtel, elle n’a pas envie de veiller très tard ce soir…

 


5ème jour:

 

Encore une journée très ensoleillée, pour le programme de ce jeudi, j’avais hésité entre aller voir la grande muraille ou le fameux palais d’été, j’opte finalement pour ce dernier, la grande muraille attendra encore un peu. Je regarde rapidement son emplacement géographique sur ma carte et pense que vu ou je me trouve, le plus simple et le plus rapide serait de prendre un taxi. Mais situation financière oblige, je préfère la solution économique qui consiste à d’abord marcher, puis prendre le métro vers le centre ville (ce qui est à l’opposé de là ou je veux aller) puis de changer de ligne de métro, une fois, puis encore une autre, avant de marcher encore un peu, pour enfin prendre un bus. La solution galère en gros… Et si j’avais su à quel point ça serait la galère, j’aurais pris directement le taxi!

 


Bon, prendre et s’orienter dans un métro n’a rien de compliqué, même en Chine. C’est une fois sorti de celui-ci que les choses se gâtent… Les indications du guide du routard sont vraiment trop peu précises! Il m’a fallu une plombe pour trouver le bus dont ils parlaient… Et manque de bol lorsque enfin je monte dedans on me dit que je suis dans le mauvais sens, décidément… Les avenues à Pékin sont gigantesques, mais les traverser ne n’est pas chose aisée… Il a fallu presque 20 minutes de marche avant de trouver un passage souterrain afin de me rendre de l’autre coté de cette avenue… puis encore marcher… avant d’enfin trouver le bon arrêt de bus… pour finalement me rendre compte que je n’aurais sans doute pas assez d’argent pour la journée entière. Je dois maintenant trouver une banque, je demande à des passants dans la rue, j’ai de la chance il y en a une « pas très loin »… 10 minutes de marche tout de même…

 


L’heure tourne, au diable le bus! Je vais prendre un taxi. Finalement, cela m’aura coûter moins cher que je ne le pensais… Mais il y a beaucoup de monde à vouloir si rendre, on se retrouve coincé dans un embouteillage, le chauffeur ne veut pas aller plus loin, je vais devoir finir le trajet à pied. Arriver à destination, je fais la queue pour acheter mon ticket d’entré avant de pénétrer dans l’enceinte du palais qui semble prometteur à la vu des premiers édifices…

Mais en réalité le palais d’été est plutôt décevant en comparaison de la cité interdite…

Il s’agit d’un lac, (ou beaucoup de chinois viennent faire du pédalo) entouré de jardins au milieu desquels se trouvent les bâtiments constituants le palais… Comme dans chaque monuments ou presque, certaines ailes étaient fermées au public pour cause de restauration…

Il y a énormément de monde, à certains endroits j’ai vraiment du mal à me frayer un passage dans la foule… Curieusement je vois vraiment très peu d’étrangers… Et régulièrement, des chinois viennent me demander de poser avec eux sur leurs photos. Il fait vraiment chaud, je me trouve maintenant dans une sorte de forêt sur la colline qui surplombe le palais… J’en profite pour faire une petite halte et m’assoire dans un Kiosque ou un haut-parleur diffuse de la musique traditionnelle chinoise. Je suis rejoins quelques minutes plus tard par 3 jeunes écolier chinois, 2 garçons et une fille, sans doute en promenade scolaire… L’un d’eux tente d’initier le contact et commence à me parler en anglais, je suis plutôt surpris, je ne m’y attendais pas du tout, surtout qu’il se débrouille pas mal, vu son age… Mais ils sont encore plus surpris que moi, lorsque je commence à leur parler en chinois…

Leur curiosité est débordante, ils me posent tout plein de questions, d’où je viens, ce que je fais en Chine, ce que je pense de la Chine , quelles sont les différences avec mon pays d’origine… Après une photo souvenir, nos routes se séparent…

Il y a 2 endroits du palais qui méritent tout même un détour, comme cet immense corridor long de plusieurs centaines de mètres et puis le fameux bateau de marbre…

 


Il me semble avoir fait le tour et vu ce qu’il y avait a voir, j’hésite entre rentrer dès maintenant à l’hôtel, ou alors rester traîner encore un peu dans les jardins…

L’hésitation ne fut pas très longue, le soleil et cette chaleur de plomb m’ont bien fatigué, je décide de rentrer, en plus il n’est pas trop tard, j’éviterais le rush des heures de pointes…

Je me dirige vers la sortie, quelques taxis y sont stationnés, un chauffeur me propose de monter dans le sien… La chaleur et la fatigue auront eu raison de ma vigilance habituelle, j’accepte sa proposition sans me méfier d’avantage. Le Hic c’est que quand je lui donne la carte de l’hôtel, il ne sait pas ou il se trouve… Il sort du taxi demander à ses collègues, sans succès, il décide alors d’appeler directement l’hôtel afin qu’on lui explique comment s’y rendre… C’est parti, il met son compteur en route et commence à rouler… En Chine, dans la plus parts des grosses villes le compteur des taxis démarre à 10 yuans, puis on peut rouler une certaine distance et à un certain temps avant que le prix commence à grimper…

Hors le compteur de celui-ci passe beaucoup trop rapidement à 11 yuans puis 12…

Je n’y crois pas!!! Cette enflure a un compteur trafiqué! Et en plus je le vois regarder très régulièrement dans son rétro surveillant mes réactions… Je commence à rigoler, au rythme ou son compteur s’emballe, j’en aurais pour 500 yuans (environ 50 euros). Je lui dis que je ne suis pas con, je sais que son compteur est trafiqué, je lui propose donc 40 yuans pour me ramener à mon hôtel, ce qui correspondrait à peu près au tarif d’un véritable taxi pour cette course… Cet enfoiré ne veut rien savoir et commence à m’embrouiller… bon tanpis je demande à ce qu’il me débarque, le compteur affiche déjà 20 yuans… Je lui en donne 10 et encore je suis gentil mais cet enculé a le culot de me réclamer 10 de plus… Le ton commence à monter il s’apprête à sortir du véhicule quand je lui dis que si il n’est pas content je téléphone à la police… Tout de suite, ça le calme, je claque violemment la portière puis énervé de m’être fait entuber de la sorte, je donne un violant coup de pied dedans, au point de la cabosser, le chauffeur commence à gueuler, je réplique en l’insultant à pleine voix en français… Finalement il abandonne et se casse à toute allure…

 


Je commence à regarder plus attentivement autours de moi et me rend compte que je n’ai pas choisi le meilleur endroit pour me faire débarquer. Je suis au bord d’une sorte d’une 4 voies, d’un coté la ville de l’autre un immense champ et manque de bol je suis du coté du champ. Au bout de 20 minutes de marche j’aperçois tout au loin une passerelle pour traverser… Encore quelques minutes plus tard je me trouve enfin du coté de la ville, je continue à marcher à la recherche d’un taxi… Le temps passe, et toujours rien de rien, je m’arrête dans une petite « épicerie » pour acheter de quoi me réhydrater, puis me remet en marche. Je commence à désespérer, les rares taxis qui passent sont tous occupés et plus l’heure de pointe se rapproche, plus il sera difficile d’en trouver un… Je continue donc ma marche en quête d’un taxi, j’enrage quand je pense que j’aurais déjà pu être rentré à l’hôtel… Surtout que dans cette banlieue de Pékin il n’y a rien de vraiment passionnant à voir…

 


Enfin j’en aperçois un de libre! Il s’arrête me demande ou je veux aller, je lui explique mais il me dit qu’il est désolé ça n’est pas dans sa direction… Dégoûté, je me résigne à continuer de marcher… Dans ce quartier il semble y avoir plus de Taxi à circuler car 5 minutes après j’en trouve un autre, je monte, montre la carte de l’hôtel au chauffeur, puis lui demande si il sait comment s’y rendre, il me répond que oui. Enfin sauver, il enclenche son compteur et c’est parti… Mais rapidement il commence à me parler, je n’ai pas compris et lui demande de répéter… C’était trop beau, il me demande en fait si je peux lui dicter le chemin jusqu’à l’hôtel… Bien évidemment je ne peux pas… je n’ai qu’une trop vague idée de l’endroit ou je me situe… Il s’excuse, arrête son compteur et stoppe son véhicule, mais au moins il est honnête et ne me demande pas de payer les 10 yuans…

 


A peine est il repartit en me laissant sur le bas coté qu’un autre arrive… Idem je monte à bord et lui tend la carte de l’hôtel, il regarde vite fait l’adresse et me dit qu’il ne sait pas ou c’est, je lui réponds qu’il a qu’à regarder le plan au dos de la carte… Il le regarde un peu plus attentivement et me redit qu’il ne sait pas ou c’est… Mais merde! Ils sont tous cons ou quoi, c’est pourtant facile, il est à l’intersection du 3ème périphérique et d’une des plus grosses avenues de la ville… Je tente de lui expliquer mais le vocabulaire adéquat fait défaut, lorsque soudain j’aperçois son téléphone portable posé  sur son tableau de bord, Je lui demande si il ne pourrait pas téléphoner à l’hôtel pour qu’on lui indique comment s’y rendre, il accepte et après un rapide coup de fil m’annonce finalement qu’il accepte de m’y conduire…

 


Sauvé!!! Hum peut-être pas encore lorsque je vois les routes qu’il emprunte, plutôt de chercher à rejoindre les grands axes, il passe par une multitude de méandres et autres petites ruelles sombres, il traverse des quartiers entiers, plutôt tristes, datant probablement de l’époque communiste pure et dure… L’accès de certains de ces quartiers est pourtant surveillé par des gardiens en uniforme en plus d’une barrière, mais cela ne semble pas beaucoup le gêner pour poursuivre sa route en les traversant comme si de rien n’était…

 


Il finit tout de même par rejoindre les grands axes; et quelques minutes plus tard je finis enfin par me repérer, cette fois-ci plus de toute je suis sur la bonne route, mais c’est le début des heures de pointe, le trafic augmente de minute en minute et logiquement la circulation ralentie et se fait de plus en plus dense, il va falloir prendre mon mal en patience…

 


Enfin me voici à l’hôtel, je paye le taxi, 42 yuans, puis monte dans ma chambre, à peine arrivé je m’écroule sur mon lit et m’endors presque aussitôt… Je suis réveillé 2h plus tard par un coup de téléphone, c’est Zheng au bout du fil, elle m’annonce qu’elle est en chemin pour venir me chercher, elle me demande de l’attendre en bas de l’hôtel vu qu’on est déjà à la bourre… Le temps de prendre une douche et de me changer et je descend patienter sur le parking de l’hôtel… Cette fois, je n’ai pas eu à attendre longtemps, à peine ai-je franchi la porte que je la vois arriver, je monte rapidement dans sa voiture et nous repartons aussitôt direction le restaurant ou nous attend sa mère; vu qu’elle a la gentillesse de nous inviter à déguster un canard laqué…

 


Quelques minutes plus tard, nous voilà arrivé au restaurant, la mère de Zheng est déjà installé et nous attendait… Nous avons du patienter un bon moment avant qu’une serveuse ne vienne prendre nôtre commande, car le service fut assez perturbé à cause d’une violente dispute entre 2 chinois; j’ai presque crus qu’ils allaient se taper dessus… Ils finissent par se calmer et les choses rentrent dans l’ordre… La mère de Zheng la questionne sur mes performances en natation, celle-ci lui répond que j’ai sûrement du être un poisson dans une autre vie…

On nous apporte enfin l’entré, suivi quelques instants plus tard par le canard laqué; ça tombe bien car j’ai très faim. Zheng s’apprête à me faire une démonstration sur la manière de manger le canard laqué lorsqu’elle remarque que j’ai quasiment fini de garnir ma petite galette à la manière chinoise; elle se met à rire… Le repas se poursuit dans une atmosphère chaleureuse et décontractée… Une fois l’adition payé par la mère de Zheng, nous repartons tous ensemble en voiture. Zheng commence par déposer sa mère chez elle, elle me priera d’attendre quelques minutes dans la voiture, le temps qu’elle aille récupérer quelques affaires…

 


Puis nous repartons ensemble direction son appartement… Je profite d’être chez elle pour vérifier mes mails et demander le numéro de téléphone de Sylvain, collègue de l’Isuga arrivé quelques semaines plus tôt à Pékin et actuellement en ligne sur msn… Mais mauvaise nouvelle, Guillaume, qui devait venir me rejoindre à Pékin et m’apporter mon billet retour à changé d’avis et décidé de rester à Shanghai.

Zheng m’apporte mon linge propre, repassé et bien plié, cette fille est décidemment parfaite! Je range tout ça dans mon sac et nous nous posons sur le canapé et discutons un peu… On s’apprête à regarder « the Note Book » en dvd… Un de mes films préférés on s’était promis que nous le regarderions tous les deux lorsque nous étions encore ensemble sur Shanghai. Lorsque soudain le téléphone sonne, à sa réaction je devine que c’est son copain au bout du fil; j’essaye de suivre la conversation et si j’ai bien compris, il serait en ville avec un ami à lui, tous les 2 ivres mort et il lui demanderait de venir les chercher…

 


Zheng raccroche et m’annonce qu’elle est désolée, elle va devoir me mettre à la porte et qu’en plus qu’elle ne pourra pas me raccompagner… J’avoue que c’est très fin de la part de son copain… Sans doute se sentait il menacé et devait faire quelque chose pour nous séparer…

Il a bien réussi son coup, car Zheng me dit également qu’elle ne sortira pas demain soir comme c’était prévu au départ… J’ai du mal à cacher ma déception.

 


Bref retour en taxi à l’hôtel, ce coup si j’ai de la chance, je tombe sur un chauffeur qui sait directement comment m’y ramener…

 


6ème jour :

 

Ce vendredi matin en me levant, je sais déjà que cette journée va être mémorable car je vais voir la Grande Muraille et honorer à ma manière un de mes aïeux… Hier soir avant de me coucher, j’ai pris soin de passer à la réception pour qu’on me réveille de bonne heure, je ne tiens pas à rester dormir trop tard comme cela m’était arrivé quelques jours plus tôt. Après une petite douche rapide, je finis de préparer mon sac à dos et quitte l’hôtel. J’achète en chemin de quoi grignoter et boire durant la journée, première étape: la place Tian An Men ou selon le guide du routard, partent les bus vers plusieurs sites de la Grande Muraille dont celui ou je souhaite me rendre… Il est encore tôt lorsque j’arrive sur place, il y a beaucoup de Bus mais encore peu de touristes; je commence à chercher un bus à destination de Mutianyu mais la plus part vont à Badaling, le tronçon de la grande muraille le plus visité. Beaucoup de chinois viennent me voir pour me faire monter dans leur bus, mini-bus ou encore taxi non officiel… Ils commencent à devenir lourd, surtout qu’aucun ne veut aller à Mutianyu, un me dira même qu’il n’y a aucun bus partant d’ici qui s’y rend… Je commence à douter, mais continue de chercher… 

 


Le temps passe, je dois me rendre à l’évidence, les informations du guide du routard sont erronées, une fois de plus! J’opte finalement pour un bus qui va à Badaling mais qui en plus permet de visiter les tombeaux des Ming, une pierre deux coup donc, ça rattrape un peu le fait de ne pas aller à Montianyu…

 


Je monte à bord du bus, mais je dois encore patienter pas mal de temps avant de partir, ils attendent qu’il se remplisse… Que de temps perdu!

 


Il doit être 10h, le bus part enfin, je deviens rapidement la mascotte du groupe, vu que je suis le seul blanc à bord parmi tous ces chinois… Il y a tout même quelques japonais et peut être quelques coréens… La guide commence un spicth en chinois, c’est dingue la vitesse à laquelle elle parle, je crois que j’ai jamais vu un tel moulin à parole de toute ma vie, surtout qu’elle parla 45 minutes sans aucune interruption! On se fraye difficilement un chemin dans la circulation, au passage je reconnais la Tour des Tambours et celle des Cloches ainsi que les sympathiques Hutong se situant à coté… Le temps passe et la ville s’étend toujours à perte de vu, je crois finalement que c’est une bonne chose que je n’ai pas été sélectionné pour aller à l’université à Pékin… Je n’aime guère les trop grandes villes. Plus on s’éloigne du centre, plus les quartiers paraissent pauvres, il me semble même avoir aperçu quelques bidonvilles…

 


Nous finissons enfin par quitter la ville, les montagnes qui paraissaient lointaines sont maintenant plus proches, mais toujours pas de muraille en vue. Petit détail intrigant, on passe à coté d’une sorte de DisneyLand inachevé, dont la construction semble avoir été abandonnée depuis quelques années déjà… Le paysage n’est guère intéressant, ce n’est qu’une alternance de Champs bordés d’arbres et de lits de rivières dont la plus parts sont à sec.

 


Le temps passe de nouveau et nous voici enfin aux abords de ces fameuses montagnes, le bus commences à grimper et la guide reprend le micro et se lance dans un nouveau discours… Cette fois nous y voila, elle est là cette Muraille, elle se dresse là devant moi, elle commence par cette forteresse au bord de la route, puis grimpe dans la montagne en suivant les lignes de crêtes… J’aperçois plusieurs tronçons, certains formidablement restaurés et d’autres complètement en ruine… Seulement le bus ne s’arrête pas là, il nous emmène plus haut dans la montagne, vers un autre tronçon…

 


On semble enfin arriver à destination, mais vu le nombre de bus garé ici, il risque d’avoir foule…En descendant du bus, la guide distribue des tickets et des badges aux passagers, elle me prend un moment à part et tente de me donner quelques infos en anglais, sans vraiment y parvenir… Je lui dis alors de tenter sa chance en chinois, elle rigole et me dit qu’on doit être de retour au bus à 13h30. Je suis dégoûté, ça me laisse seulement 2h30 devant moi, c’est vraiment peu!

Pas une seconde à perde, j’achète mon ticket d’entrée et me précipite à l’intérieur de cette usine à touriste qui donne accès à la muraille. Dedans ça n’est qu’une multitude de restaurants et une continuité d’échoppes vendant des souvenirs le long de l’escalier grimpant vers la montagne. Une fois sortie de là, je me retrouve sur une route, mais toujours pas de muraille en vu, les chinois vont vers la gauche, je décide de suivre le mouvement. Encore quelques minutes de marche avant de toucher au but, enfin, elle est là, j’arrive dans une sorte de fort, la muraille part dans 2 directions à partir de cet endroit. Bigre, j’avais raison, c’est noir de monde (voir photos), mais pour une raison qui m’échappe, presque tout le monde part sur le tronçon droit; le gauche est quasiment désert en comparaison… Mon choix est fait, je n’ai guère envie d’un bain de foule, de plus mon temps ici étant limité et si en plus je veux rendre hommage à mon ancêtre, vaut mieux que je trouve un endroit discret… Je passe donc la porte permettant d’accéder sur la muraille, tourne à gauche et commence à arpenter la muraille.


A certains endroits, ça monte vraiment très dure, les rampes sont les bienvenues car en plus le soleil tape vraiment fort. Je crois maintenant que je suis assez haut pour une petite séance photos… J’interpelle un couple occidentaux et leur fille qui passaient par là pour leur demander si ils ne peuvent pas me prendre en Photos… Ils acceptent volontiers… La femme aperçoit l’écusson islandais sur mon sac à dos et me demande en anglais si je viens d’Islande… J’hésite un moment et finis par répondre oui, elle sourit et me dit qu’ils sont norvégiens, ils sont en vacances depuis un mois et font une grande tournée en Asie. Ils ont commencé par Singapour, la Malaisie , la Thaïlande , le Japon, la Corée , maintenant la Chine et comptent terminer avec le Vietnam… C’est bien d’être norvégien…

 


Du coup, ils proposent de m’inviter à déjeuner avec eux, et me disent qu’ils projètent d’aller en Islande dans le futur… Ils me posent tout un tas de questions, aucun problème pour y répondre, je connais quasiment le pays comme ma poche… On discute également des mots en commun entre l’islandais et le norvégien… Je ne pensais pas qu’il y en avait autant…

 


Leur fille de 18 ans, blonde aux yeux bleus est vraiment superbe, durant tout le repas elle n’arrêta pas de me lancer ce regard qui en dit long, comme les filles scandinaves ont l’art de le faire… J’ai d’un coup ce sentiment de nostalgie qui m’envahi… Et oui l’Islande me manque terriblement!

 


Après le repas nos routes se séparent, je continue à grimper sur la muraille… Plus je progresse et moins il y a monde présent… Cela n’empêche pas des hordes entières de vendeurs de souvenirs de venir me harceler après chaque tourelle…

 


Je continue à marcher, il me semble maintenant avoir atteint un endroit suffisamment isoler pour pouvoir rendre hommage discrètement à mon ancêtre… Je bois le restant d’eau de ma gourde, saute par-dessus la muraille et la longe jusqu’à arriver à hauteur de la prochaine tour… Je regarde vite fait autour de moi afin de m’assurer que personne ne me verra, puis défait la fermeture éclair de mon short, sors l’engin et commence à me soulager sur la muraille…

 


Mon geste peut paraître indigne voir complètement odieux compte tenu de l’endroit ou je me trouve; mais laissez moi vous en expliquer la raison…

 


Au début du siècle dernier, mon arrière grand-père, dit « Ptit Louis » dans la famille, faisait son service militaire dans la marine nationale… Il fut basé en Chine et au Japon, d’où il ramena de nombreux souvenirs et bons nombres d’histoires qu’il raconta jusqu’à sa mort, enchantant ainsi mes grands-parents, parents et moi avec… L’une de ses anecdotes favorites qu’il raconta une fois rentrer au pays, fut qu’il pissa sur la Muraille de Chine…

 


Et voilà… bien des années après Ptit Louis, c’est mon tour de perpétuer ce qui va devenir une tradition familiale, puisque mon père le fit quelques mois après moi… Bon ce n’est pas tout mais il est temps de me remettre en marche…

 


Quelques minutes plus tard, j’arrive au bout de la partie restaurée de la muraille, ce ne sont plus que des ruines qui s’étendent à perte de vu maintenant… Si le tronçon que je viens de parcourir ressemblait à ça, il ne fait pas de doute que les travaux de restauration furent considérables… Je regarde ma montre, il ne me reste plus beaucoup de temps, je ferais mieux de retourner au bus. Le soleil tape vraiment dur et je n’ai pas de crème solaire, je m’arrête au passage acheter un chapeau chinois pour protéger un peu mon crâne, avant de redescendre la colline en direction du bus.

 


De retour en bas, il me reste plus qu’à retrouver mon bus, parmi la centaine garée ici… Finalement je finirais par apercevoir des passagers qui étaient dans mon groupe, ceux-ci pique-nique au pied des arbres et me font signe de me joindre à eux. Je les remercie en chinois et viens me m’asseoir à l’endroit qu’ils m’ont indiqué; le fait de m’entendre parler en chinois les surprend, ils me prenaient sans doute pour un simple touriste… Du coup les questions fusent, d’où je viens, j’ai quel age, qu’est ce que je fais en Chine, qu’est ce que je pense de la Chine , ou ai-je appris je le mandarin, pendant combien de temps, ects… Vient ensuite le moment de la pose photo, comme bien souvent dès que je croise des chinois venant d’un endroit un peu reculé ou peu d’occidentaux s’y aventurent, cela constitue une sorte d’attraction et ils veulent tous conserver une photo souvenir…

 


Le chauffeur et la guide arrive enfin, le temps de tous embarquer, qu’ils comptent pour être sur que personne ne restera derrière et on repart direction les tombeaux des empereurs de la dynastie Ming. La guide repart à nouveau dans un discourt à son rythme habituel pendant que le bus s’éloigne petit à petit de la muraille.

 


On arrive maintenant dans une vallée avec une alternance de champs, petits bois et rivières, enfin je devrais plutôt dire ruisseau vu l’eau qui y coule, mais la taille du lit me fait penser qu’à la fonte des neiges, les crues doivent être impressionnantes.

 


Le bus s’arrête à coté d’une sorte d’arche sculptée, la guide parle vraiment trop vite, mais j’en déduis que cela marque l’entrée dans la vallée des tombeaux. Le bus repart et longe des sculptures d’animaux, passe un temple et continu son chemin, jusqu’à arriver à un nouveau parking. Cette fois-ci la guide semble dire qu’elle fera la visite avec nous afin de nous donner des explications sur l’historique de l’endroit… Vu que de toute manière je ne comprendrais quasiment rien, je décide de partir de mon coté.

Il s’agit en fait d’une succession de temple et de jardin avec au bout une tour abritant une stèle et derrière cette tour ce trouve le tertre sous lequel est probablement enterré l’empereur. Mais il ne s’agit là que d’un seul tombeau, du haut de la tour, on peut apercevoir dans la vallée plusieurs tours identiques, mais plus petites cependant… La visite s’achève et on repart, il est encore tôt je pourrais espérer être de retour sur Beijing pour 17:30, seulement on nous annonce qu’on a un arrêt surprise d’une heure dans une sorte de fabrique de jade… il s’agit en fait d’un mini musée sur l’histoire de la taille du jade suivi d’un très court passage dans les ateliers ou on peut admirer les tailleurs à l’œuvre et cela se termine par des magasins à perte de vue… Bref très chinois… Je regarde vite fait les prix, après tout cela peut être l’occasion d’acheter quelques souvenirs, mais ils sont vraiment exorbitants!!!

 


Je me dirige donc sans perdre de temps vers la sortie, mais une fois dehors je me rend compte que je vais devoir encore patienter 45 minutes avant de pouvoir repartir… Et comme il fait très chaud, je décide de revenir à l’intérieur me mettre à l’abris. Je me pose sur un banc à coté de 2 jeunes filles du groupe, l’une d’elles me sourie et commence à engager la conversation dans un anglais très hésitant… Elles ne sont pas chinoises comme je le pensais au départ, mais coréennes, elles visitent juste un peu la Chine. On discute un peu de tout de rien et je leur demande ce qu’elles ont prévu ce soir, je leur explique que je dois rejoindre un collègue et qu’on a prévu d’aller en boite. La plus jolie et la moins timide des deux accepte immédiatement et avec enthousiasme, de se joindre à nous; mais elle me dit elles ont d’abord prévu d’aller se faire un canard laqué en rentrant à Beijing; lorsque la seconde commence à engueuler son amie en coréen… Finalement elles m’annoncent qu’elles ne pourront pas sortir tard ce soir vu qu’elles prennent l’avion pour Xian demain matin de bonne heure…Tant pis.

 


Enfin, nous repartons, seulement on est vendredi soir, des embouteillages énormes nous attendent. Il fait déjà nuit quand le bus arrive enfin à la place Tian An Men, je descend dit au revoir aux quelques personnes avec qui j’aurais sympathisé et commence à réfléchir au programme de la soirée. Je réalise que hier soir j’ai oublié le numéro de téléphone de Sylvain chez Zheng… Ca commence mal, je pourrais lui téléphoner pour qu’elle me le donne, mais je n’ai guère envie de lui parler. Vu que je suis juste à coté je vais faire un tour au cyber café, j’ai de la chance à peine me suis-je connecté que Sylvain se connecte aussi; après quelques minutes de discussion, on décide de se donner rendez vous ici même, seulement il loge pas tout prêt, il a besoin de 45 minutes pour venir. J’en profite pour aller grignoter un peu au Mcdo situé juste à coté puis marcher autour de la place Tian An Men…

 


Il finit enfin par arrivé, je lui propose de repartir vers mon hôtel, vu que j’ai mon sac à dos et en plus j’aurais besoin de prendre une douche et de me changer avant de sortir…Mais encore faut il trouver un taxi capable de nous y emmener; après plusieurs tentatives, on finit par tomber sur un chauffeur un peu plus compétant que les autres… Arrivé à destination, on achète quelques bouteilles de bière avant de monter dans la suite… Je laisse Sylvain seul le temps de me doucher et de me changer, puis nous restons discuter un peu de tout et de rien mais aussi de se qu’on pourrait faire ce soir… Etant arrivé deux semaines auparavant il ne connaît pas encore trop la ville, il me propose d’aller faire un tour du coté de la rue de la soif local… Le temps de finir les bières et nous nous remettons en route…

 


Dans l’ascenseur lorsque nous descendons, celui-ci s’arrête et s’ouvre subitement au 4ème étage, dévoilant sous nos yeux une sorte de salon remplis uniquement de jeunes et jolies chinoises très maquillées et très courtement vêtues. Sylvain et moi restons nous regarder un moment; elles semblent aussi surprises de voir 2 blancs que nous, nous retrouvant face à elles; mais nous n’avons même pas le temps de réagir que déjà les portes de l’ascenseur se referment et qu’il reprend sa course vers le rez-de-chaussée.

 


Le temps de trouver un taxi et nous voici en direction du quartier des ambassades situé dans l’est de la ville… il est déjà 22h30 le trafic est plutôt fluide… Nous arrivons assez rapidement à destination. Sylvain me dit qu’il n’a pas pris le temps de dîner et propose de commencer par un bar barbecue servant des brochettes… Mon hamburger m’aillant calé, je me contenterais d’une bière. L’appétit de Sylvain étant en parti rassasié, nous commençons à arpenter cette rue de la soif, passant d’un bar à l’autre, nous nous rendons rapidement à l’évidence, l’endroit est pitoyable, les bars ou mini boites sont quasiment vides, la musique est vraiment pas terrible, il y a pas mal d’expats puant le fric à plein nez en compagnies de jeunes et superbes chinoises; mais le pire c’est que tous les 3 mètres, nous nous faisons harceler par un ou une rabatteuse de la façon suivante: « Hey Sir! Ladies bar, beautiful chinese lady, for cheap… »

Après avoir parcouru la rue dans un sens puis dans l’autre, ça commence vraiment à me taper sur le système; un autre rabatteur arrive par derrière et me chope l’épaule « Hello sir! », ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase… « NON JE NE VEUX PAS ALLER DANS TON PUTAIN DE BAR, TU ME l’AS DEJA DEMANDE IL Y A 5 MINUTES!!! T’ES CON OU TU FAIS EXPRES!?! »

 


J’espère que cette fois le message sera passé, mais ironiquement lorsque nous arrivons au bout de la rue, Sylvain et moi restons nous regarder et concluons qu’après tout, pourquoi pas tenter l’expérience, il faut bien qu’on fasse quelque chose de notre soirée! Nous retournons donc sur nos pas afin de retrouver un de ces rabatteurs, on se renseigne sur le prix de la bière et sur la distance à parcourir en taxi pour nous y rendre. Ils nous répondent qu’il faut 10 yuans de taxi et que les grandes bouteilles sont à 20 yuans, cela semble honnête, nous acceptons de nous y rendre. Nous embarquons à nouveau à bord d’un taxi, direction « ce fameux Ladies Bar »…

 


Sur la route, je repère plusieurs discothèques dont j’avais entendu parlé, je dis à Sylvain qu’au pire on pourra y aller… Le taxi s’arrête dans une rue particulière, une sorte de zone résidentielle très chic, dont la rue principale est bordé de gros immeubles aux styles architecturaux grecque. Le rabatteur et sa collègue nous entraînent via une porte à l’intérieur d’un de ces immeubles, nous descendons des escaliers en direction du sous-sol, ça a l’air chic et luxueux comme endroit et ça me rappelle qu’on m’avait dit que la vie nocturne était très « under-ground » à Beijing. Seulement ce n’est pas un bar, mais un karaoké à la chinoise qu’on découvre, on nous explique le principe, nous devons chacun choisir minimum une fille qu’on paye 100 yuans avant de pouvoir accéder à un salon privé…

 


Je regarde Sylvain, il semble d’accord pour qu’on dégage d’ici, les 2 rabatteurs nous sortent tout un argumentaire hallucinant pour tenter de nous faire changer d’avis, mais rien y fait, notre décision est prise… Une fois dehors nous marchons vers l’une des discothèques que nous avons aperçue en chemin… On y passera le reste de la nuit, jusqu’au petit jour…

 


Je suis assez déçu de cette première expérience de la vie nocturne pékinoise, car à l’intérieur même si la musique était bonne, les gens étaient vraiment très hautains et les filles uniquement intéressées « t’as quel age, tu fais quoi comme métier? » bref j’ai connu de bien meilleures soirées, mais après tout on ne peut pas toujours se fier à sa première impressions…

 


Après la sortie de boite, nous restâmes un bon moment erré dans les rues, on se fit abordé par quelques prostituées, nous tentâmes d’aborder quelques filles sortant d’autres clubs… On finit par acheter au coin d’une rue, quelques galettes aux herbes à un chinois en guise de petit déjeuné. Il faisait déjà grand jour lorsqu’on atteint la bouche d’entrée du métro… Nos routes se séparèrent ici… Le temps de regagner l’hôtel, de prendre une douche, il devait être pas loin de 8 heure lorsque je me coucha…

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