• Zhu Li An
  • De 2005 à 2013, les aventures dans l'Empire du Milieux d'un Jeune Breton, amoureux de la plus belle ville de Chine: Suzhou
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31 mai 2005 2 31 /05 /mai /2005 22:00

 la pendaison de crémaillère:

 

Après avoir préparé l’appart durant l’après-midi, je vais chercher Mika (étudiant en 2ème année à l’Isuga) et sa copine japonaise Yoko à la station de métro, Fred nous rejoins 10 minutes plus tard pour aller  faire un second plein de course pour la soirée.

19h35, les premiers invités arrivent, ils sont presque à l’heure. Ce sont des collègues de travail de Fred. Yoko en temps que femme japonaise commence à s’occuper du service sans qu’on ne lui est rien demandé. Benjamin un jeune lorientais,  arrive quelques minutes plus tard suivis de près par un autre Fred de l’Isuga qui est dans la section de Fred mon colloc, puis par Cédric,LiWei et sa cousine dont je n’ai toujours pas retenu le nom. La dernière à arrivé sera la patronne de Fred, une multimillionnaire taiwanaise d’une cinquantaine d’année, mais qu’il ne les fait pas vraiment, Fred nous annonce qu’elle parle un peu français, elle rétorque immédiatement « Non ce n’est pas vrai » dans un français sans accent puis reprend immédiatement la conversation en anglais.

 

ChenWei ne viendra pas, elle m’a envoyer un message que je n’ai pas vraiment compris, elle semblerais dire que c’est une fille traditionnelle et que ça fait un peu tôt pour accepter mon invitation, c’est vrai qu’elle ne fait pas vraiment shanghaienne, ça peau est plutôt blanche pour une chinoise, il faudra que je lui demande de quelle province elle est originaire. Je lui renvoie plusieurs messages pour tenter de lui faire changer d’avis, il n’y aura rien à faire, elle ne viendra pas.

Un chinois amusé par mon histoire, me conseil de lui faire la gueule en arrivant lundi au boulot...

 

Nous commençons donc à manger et à boire dans une atmosphère festive et décontractée, les conversations vont de bon train. Mika qui est aussi originaire de Penmarch se rend compte que Cédric est quasiment son voisin là-bas...Le monde est décidément vraiment minuscule.

Benjamin nous raconte sa soirée de la veille qui fut très « wild » apparemment, mais grâce à radio Bigoude nous étions déjà au courant de ses exploits. Fred et moi « engueulons » la cousine de LiWei car on n’était censé aller voir StarWar ensemble avec Cédric et Liwei et elle est aller le voir sans nous prévenir après que Cédric et LiWei aient déclaré forfait. Elle nous promet de nous inviter à manger un canard laqué pour se faire pardonner.

Les chinois procèdent entre eux leur rituel d’échange de carte.

 

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Sur le coup de 23h30, Ruby la patronne (beaucoup de chinois possèdent un nom occidental, assez souvent original pour les filles) nous invite dans son bar pour nous payer une tournée, en espérant que l’on consomme après biensur, business is business...

On embarque donc en taxi direction son bar, on traverse le fleuve et je quitte Pudong pour la première fois depuis mon arrivée. L’autre rive semble aussi moderne, mais les immeubles y sont moins hauts, le vieux Shanghai doit être plus loin. Son Bar est plutôt sympa, un groupe de jazz américain y joue, Ruby nous apporte nos pintes de bière. Des Chinois m’invitent à une partie de « Tchi, Ba, Jio » (7, 8, 9 en chinois) le principe est simple, on lance les dés dans un saladier, un double change le sens du jeux, lorsqu’on fait un 7 on remplie le verre d’alcool, si on en fait trois d’affilé on le boit cul sec, lorsqu’on fait un 8 on boit la moitié du verre, et lorsqu’on fait un neuf on le vide cul sec aussi. J’ai fait des neufs ou des triples 7 presque à chaque tour! Les chinois étaient médusés et mort de rire. Je quitte malgré tout rapidement la partie sinon à se rythme là je risque de ne pas finir la soirée.

 

Je me fais ensuite convié à la table d’une jeune chanteuse de jazz chinoise qui s’était produite sur scène quelques minutes auparavant, elle très charismatique et sa voix impressionnante. 

Elle parle un excellent anglais, mais me demande si je suis vraiment français car elle trouve le mien très bon aussi. Il est vrai qu’avec un peu d’alcool dans le sang, je parle anglais avec une telle aisance que j’en viendrais presque à oublier que le français est ma langue maternelle... Non je déconne! j'ai un accent français, plus très fort maintenant mais quand même! J’ai même réussi en me forçant, à bluffer le trompettiste du groupe de jazz, un new-yorkais, sur ma nationalité.  

Une des amies de la chanteuse, une jolie chinoise de 32 ans, mariée et mère d’un enfant de 7 ans, mais qui en fait très facilement 10 ans de moins est en quête d’un amant occidental. Ca sera la première « fleur de Shanghai » que je rencontre. 

Mais attention, même si ce genre de proposition semble osé, il ne faut pas croire que se sont des filles faciles...elle semble me dire qu’il faudra faire preuve de patience...je fais semblant d’être intéressé par simple curiosité. 

 Les filles faciles appartiennent à la catégorie des « fleurs du mal » comme on les appelle parfois ici, ce sont les rabatteuses, hôtesses, prostituées ou simplement des chinoises en quête d’occidentaux pour se faire entretenir...

Sur le coup de 3h du matin, on se déplace au Windows, une boite branché RnB, ou 2 africains de Tanzanie au style très WeshWesh américaine se produisent aux platines. Moi qui ne suis pas vraiment fan de ce genre de musique, dois avouer qu’ils mixaient très bien. La copine, tout simplement superbe, d’un des collègues de travail de Fred m’invite à danser. Sa manière de danser devient très vite provocante, elle n’hésitera même pas à m’embrasser alors que son copain est à l’autre bout de la pièce, et en plus elle serait une musulmane de la province du Xinjiang. 

 

La boite ferme à 4h, on n’est plus que 3 survivants, moi et les 2 Fred, on se rend à un 24/24 acheter de quoi manger un peu sur le chemin on se fait harceler par des mendiants, ceux-ci traînent toujours leur enfant avec eux, pauvres gosses. On se réfugie à l’intérieur du 24/24, les vendeuses amusées nous fournissent des caisses pour que l’on puisse s’asseoir le temps de manger. Si dans la journée, on ne voit presque aucun mendiants, mis à part quelques aveugles, ils « jouent » d’une sorte d’instrument traditionnel chinois qu’ils fabriquent eux même avec des matériaux de récupération, leur « musique » est vraiment atroce; la nuit cependant, ils sont tout une foule à proximité des boites et des bars fréquentés par les expats, traînant leur malheureux gosses derrière eux. Certains gosses me demandaient même un peu de ma bière, je leur ai dit en chinois qu’il devrait avoir honte et feraient mieux d’aller se coucher. La suite est un peu moins marrante, ça a tendance à gâcher un peu la soirée. 

Après les mendiants se fut le tour des prostitués, elles sont arrivées en meute, L’autre Fred apparemment habitué s’enfuit, elles arrivent à 5 sur moi et m’agrippent comme des furies, Fred mon colloc se fait entraîner d’un coté moi d’un autre, elles sont moches pour la plus part et assez âgées, les plus jeunes et plus jolies ont dû trouver du boulot depuis longtemps déjà. 

Je me tue à leur dire que je ne suis pas intéressé, elles semblent faire semblant de ne pas comprendre et m’entraînent dans une ruelle et certaines s’apprêtent à me déshabiller sur place devant une grand-mère ébahi sortant de chez elle, aillant été correct et polie avec elles jusqu’à présent, je commence à m’énerver. Comprenant peut-être que je ne veuille pas faire ça dans la rue, elles tentent maintenant de me faire monter de force dans un taxi pour m’amener chez l’une d’entre elles. Je cherche un moyen de me débarrasser d’elles sans faire appelle à la violence et trouve finalement une solution, je décide d’ouvrir mon porte feuille pour leurs montrer que même si j’en avais envie je n’aurais pas de quoi m’offrir leurs services. Elles disparaissent d’un coup comme par enchantement. Je saute dans le premier taxi qui passe avant que d’autres ne rappliquent. Le Taxi roule en direction de Pudong, je passe à coté de la tour de la perle et de l’impressionnante Jin Mao, 4ème plus haute tour du monde. Le levé du soleil est magnifique, peut être un des plus beau de toute ma vie, je regrette de ne pas avoir pris mon appareil photo, mais je me rassure, je suis là que depuis une semaine, il y a aura d’autres occasions.

 

Je retrouve Fred à l’appart arrivé 5 minutes plus tôt. On éclate de rire, ce fut finalement une bonne soirée, même si ça nous a fait rentrer dans 2 taxis differend.  

Je vais me coucher et m’endort immédiatement car je suis exténué il doit bien être 6h30 du matin. 

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