• Zhu Li An
  • De 2005 à 2013, les aventures dans l'Empire du Milieux d'un Jeune Breton, amoureux de la plus belle ville de Chine: Suzhou
  • De 2005 à 2013, les aventures dans l'Empire du Milieux d'un Jeune Breton, amoureux de la plus belle ville de Chine: Suzhou

Recherche

28 mai 2005 6 28 /05 /mai /2005 22:00


Sorry, I was too tired and too lazy to translate in english, maybe later ...

 On peut dire que mon voyage a très mal débuté, en fait j’ai bien failli ne pas partir du tout.

 La 1ère raison qui aurait pu faire avorter mon expédition fut une mauvaise lecture de l’heure de décollage de mon premier vol effectuant la liaison Nantes-Paris. Dans ma tête il était censé décoller à 19H30, alors que dans la réalité c’était 19H05, ce qui faisait terminer l’enregistrement à 18H30 dernier délai. L’autre raison, était qu’à 18H20 lorsque j’ai réalisé l’erreur commise, moi, ma mère et ma sœur étions coincés dans une embouteillage sur le périf Nantais et la circulation était vraiment très ralentie, nous n’avions pas encore franchi le pont...

Ma mère commença à paniquer, tandis que je m’efforçais de garder la tête froide et de trouver une solution: l’expérience m’a appris que les voyages sont toujours pleins d’imprévus mais elle m’a également appris à y faire face. Je remercie ma mère d’avoir une fois de plus stresser à ma place.

 

 

Mon premier réflexe fut donc de chercher à contacter l’aéroport afin de les informer de mon retard, j’obtins le numéro grâce à l’assistance de mon père (je profite au passage pour remercier ma famille pour l’aide logistique qui m’ont apporté dans la préparation de ce voyage) l’aéroport m’informa que en théorie je devrais pouvoir attraper mon vol, mais que mes bagages me suivront par le prochain vol. Quelle angoisse! Je n’ai aucun point de chute à mon arrivée à Shanghai, donc aucune adresse ou me les faire livrer. Voila qui complique encore un peu plus la situation actuelle...

 

 

C’est à ce moment que le dieu de la chance, qui m’est plus que très souvent favorable en cas de situations un peu critique décida de faire son entrée en scène pour me sortir de ce mauvais pas... Puisque j’étais en retard, il retarda mon vol aussi, tout simplement. Et à mon arrivée à l’aéroport à 18H45, on m’informa que le vol avait effectivement 15min de retard pour une raison que j’ignore, il y a des circonstances comme ça ou on évite de se poser trop de questions, quelle chance! Cela m’a donc permit d’enregistrer mes bagages, mais ce fut vraiment juste à temps.

 

 

Après avoir dit brièvement au revoir (à cause du retard, et de l’hôtesse pressée de m’emmener en zone d’embarquement) à ma mère et ma sœur qui avait les larmes aux yeux, j’embarquais donc finalement à bord de l’habituel Fokker 100 effectuant cette liaison Nantes-Paris. Encore 5 minutes de retard accumulée et on décolle enfin; après quelques minutes de turbulences on atteint l’altitude de croisière. Le pilote a du bien pousser sur ses réacteurs car 40 minutes ont suffis pour rallier Paris au lieu des 55 habituelles.

 

 

A Paris, pas grand-chose de passionnant à raconter, mis à part que j’ai voulu tester le réseau wi-fi mis à disposition des voyageurs et à ma grande déception il était payant...

Un détail intéressant, tout de même, presque tous les vols à destination de l’Asie étaient regroupés dans ce hall (Shanghai, Singapour, Bangkok, Manille HongKong, Séoul...)  ; ce fut amusant de pouvoir comparer les différents types d’asiatiques, et de voir à quel point ceux qui disent qu’ils se ressemblent tous se trompent. Au passage j’ai remarqué que les filles les plus jolies étaient toutes coréennes.

 

 

23H15, c’est mon tour d’embarquer à bord d’un boeing 777 d’Air France. Sympas comme avion, avec écran tactile frontale, faisant office de console de jeux, « lecteur dvd » et « lecteur Mp3 »... Mon siège se situe coté hublot à l’arrière de l’aile droite de l’appareille. J’attend avec impatience l’arrivé de mon voisin ou voisine avec qui je vais passer les 12 prochaines heures.

A peine, est il arrivé, je commence à le dévisager avec stupeur, non ce n’est pas possible ça ne peut pas être lui, il ne serait pas en classe éco. Je le salue donc poliment tout continuant de le dévisager...Le système vidéo qui devait présenter les consignes de sécurités tomba en panne au milieu de la projection, l’équipage dut terminer la démonstration à l’ancienne devant les passagers amusés.

 

 

23H30 l’avion décolle, cette fois c’est vraiment parti, trop tard pour faire marche arrière.

J’ai trouvé illogique que ce vol soit considéré comme un vol de nuit, en Chine il est 5h30 du matin et à peine 3 heures de vol plus tard nous survolons Saint-Pétersbourg ou il fait déjà presque jour, sûrement à cause de la latitude ou nous nous trouvons. Les hôtesses nous demandent de garder les hublots fermés.

 

 

J’essaye de dormir; impossible, j’enchaîne alors les films et essaye les différents jeux mis à disposition...

 

 

(Plusieurs heures plus tard...) Nous survolons maintenant le Lac Baïkal, les passagers commencent à sortir de leur torpeur petit à petit et la cabine commence à reprendre vie.

Les discutions s’engagent entre voisins; j’apprend donc que le mien est un grand pianiste de jazz belge, et non l’acteur américain Bruce Willis malgré une ressemblance plus que frappante.

Vu qu’il a été plusieurs là-bas pour y donner des concerts, je lui demande si il n’a pas un hôtel à me conseiller à mon arrivée...J’apprend aussi que la 3ème personne de la rangé est un suisse venant vendre des machines textiles en Chine.

 

 

Je regarde par le Hublot, il me semble que nous sommes maintenant au-dessus du désert de Gobie. Nous quittons l’espace aérien de la Mongolie, et rentrons enfin en Chine, le temps y semble mauvais, je ne verrais plus le sol jusqu'à mon arrivée à Shanghai. Ca y est le pilote annonce que nous commençons notre descente. Je touche au but. Le temps n’y est effectivement pas terrible, nuageux, très brumeux et pluvieux.

 

 

L’avion se pose, nous sommes le vendredi 13 mai 2005, il est 16h05 heure locale et je suis en Chine! Ultra motivé et très excité par l’aventure qui commence réellement,  je descend, traverse rapidement les immenses couloirs de l’aéroport, m’arrête à un distributeur retirer 1000yuans passe les douanes et vais récupérer mes bagages sans encombres... Je suis déjà sollicité par des chauffeurs de taxi. Je me rend au lieu de rendez-vous, porte numéro 7 afin d’y retrouver Fred mon futur colocataire arrivé 3 semaines plus tôt. Je remercie aussi le dieu de la chance de l’avoir mis sur ma route, avoir quelqu’un déjà en place facilite grandement la tache; seulement il n’est pas au rendez-vous.

Sans paniquer n’y m’inquiéter je demande à un chinois ou je pourrais acheter une carte téléphonique. Un coup de téléphone me permet de savoir qu’il est bien en route pour venir me chercher, j’en profite aussi pour rassurer ma mère sur mon sort. Fred arrive 10 minutes plus tard et me souhaite la bienvenue. Nous prenons ensemble le bus en direction de la ville.

Ce simple trajet de 40 km m’a suffi pour comprendre toute la puissance et la démence de cette ville, « le péril jaune est effectivement en marche ».

Il y a tout d’abord ce train à suspension magnétique, reliant les 40km séparant l’aéroport à la ville en 7minutes et 20 secondes avec une pointe à 421km/h ! Ca serait cool si il pouvait installer le même entre Reykjavik et l’aéroport de Keflavik en Islande. Les boulevards sont immenses et s’étendent à perte de vue.

Les buildings de Pudong sont impressionnants, gigantesques, dotés d’une architecture délirante ultra futuriste, les grattes ciel semblent pousser comme des champignons. Je commence à croire que les gens ont raisons lorsqu’ils disent que New York semble bien pale et ridicule à coté de Shanghai.

 

 


Dès mes premières heures en Chine, je redoutais une  claque culturelle de force majeure, le choc des civilisations...En effet quel choc! Mais ça ne fut pas celui auquel je m’attendais; en réalité le choc fut qu’il n’y eu aucune véritable surprise, tout est exactement comme je l’avais imaginé et rêvé. Tout porte à croire que j’étais mentalement bien préparé à force d’avoir tellement pensé et repensé à cette arrivée.

On arrive maintenant dans le cœur de Pudong, l’équivalent de Manhattan à New-York, ou nous rejoignons LiWei une amie de Fred dont le copain est Penmarchais et aurais connu ma grand-mère à l’école du bourg...Décidément ce monde est vraiment petit!

Elle me conseille un hôtel 4 étoiles tout près d’ici, et propose de m’accompagner afin de négocier le prix de la chambre. L’hôtel qui occupe un building entier est plutôt imposant et sa décoration gréco-romaine  très « kitch ». Le prix annoncé m’estomaque 85 euro la nuit! Le mythe de la vie pas chère en Chine vient de s’envoler, mais il vrai que je suis à Shanghai aussi.

Grâce à l’intervention de LiWei j’obtiens la chambre à 44 euro petit déjeuné inclus. Fred et LiWei me quittent, je monte dans ma chambre prendre une douche, après un tel voyage j’en avais bien besoin, puis je décide d’aller manger au restaurant. En parlant chinglish j’arrive à commander des raviolis à la serveuse, le seul plat chinois que je connais à l’heure actuelle.

Le reste du personnel me guette avec amusement et semble attendre avec impatience le moment ou je suis supposer me servir de mes baguettes car biensur, pas le droit à la fourchette ici. Désoler de vous décevoir les gars mais ça fait des mois que je m’entraîne de façon intensive, pas de spectacle amusant pour vous ce soir. Je décide ensuite d’aller faire un tour au bar, il est 23h et je comprend tout d’un coup la plus grande faiblesse de la Chine: L’énergie!

Tout l’éclairage extérieur cesse, il n’y a plus qu’un ascenseur sur deux à fonctionner, ect..., économie d’électricité oblige. Je retourne me coucher et parvint à dormir quelques heures malgré le décalage horaire.

 

 

Le Lendemain 9h30, je me lève, prend une douche et décide d’aller déjeuner, je réalise soudainement  avec horreur qu’une chose va atrocement me manquer durant ces 8 mois, les chinois ne semblent pas connaître « le petit déjeuné sucré ». Je dois me contenter à la place de viande, légumes cuits et nouilles chinoises...

 

 

Il est midi, l’heure à laquelle je dois rendre la chambre, Fred me retrouve dans le hall, nous nous nous  rendons chez LiWei et Cédric déposer mes bagages. Je ne rencontrerais pas Cédric maintenant vu qu’il dort profondément, il est rentré à 8h ce matin, les nuits de Shanghai seraient elles aussi chaudes que celles de Reykjavik?

 

 

Et c’est parti pour un après-midi de visite d’agences, d’appartements et de négociations.

Le premier me laisse très septique, le loyer est de 3400 yuans et c’est plutôt cher pour ce que c’est, l’immeuble est mal entretenu, l’appart plutôt petit et vieux...ça commence mal.

Un chinois a pris par mégarde le parapluie de Fred, nous devons donc l’attendre dans une autre agence pour procéder à l’échange. Les gens dans la rue me regardent l’air stupéfait, non pas parce que je suis européen mais parce que le temps est supposé être très froid aujourd’hui et que je marche en t-shirt bras nu sous une pluie fine, tiède et assez agréable à mon goût. Nous profitons de l’attente dans cette agence pour nous renseigner sur d’autres appartements, le chinois de la première agence semble convenir d’un éventuel accord et partage des gains avec cette agence-ci au cas ou nous signerons chez eux, business is business comme on dit. Le parapluie de Fred récupéré nous nous mettons en route vers un autre appartement. C’est dingue comme les chinois adorent le klaxon ! Ils klaxonnent comme des fous pour un rien, même quand il n’y a personne.

 

 

D’un point de vu occidental et pour quelqu’un qui ne connaît pas du tout la culture locale, les chinois peuvent paraître très crade, ils crachent partout dans les rues, rotent pleinement sans se gêner...D’après ce que j’ai pu comprendre, roter et cracher seraient bénéfique selon la médecine traditionnelle chinoise. Mais ils ne se gênent pas non plus pour tout jeter par terre sous prétexte qu’une armée de travailleur nettoient les rues en permanence.

 

 

Je redoute le pire quand je m’aperçois que l’immeuble dans lequel nous nous rendons est une copie conforme de l’autre. Mais à notre grande surprise, nous découvrons un appart refait à neuf récemment. Pour 100 yuans de plus que l’autre, la différence est énorme, il est plus grand, mieux équipé, et bien plus clair, mais bonjour la déco...Par soucis de comparaison nous décidons d’en visiter un troisième, nous nous rendons donc dans une 3ème agence. Lorsque nous entrons, nous comprenons qu’on change radicalement de catégorie. Après quelques coups de fil, l’agent organise une visite. Nous entrons dans un quartier résidentiel flambant neuf et très luxueux, L’immeuble est très sympathique, l’appart très grand et super luxueux, marbre, meubles en bois précieux, canapé et fauteuils en cuir...Le prix annoncé est de 4600 yuans charges non incluse.

 

 

Il est déjà 15h55, les visites nous ont ouvert l’appétit, nous décidons d’inviter LiWei au restaurant pour la remercier de son aide. Mais à cette heure si il n’y a plus grand-chose d’ouvert, on opte donc pour le KFC, faute de choix. Durant le repas, nous commençons à parler des apparts, et notre choix s’oriente biensur sur le 2ème, le meilleur rapport qualité prix.

Nous contactons donc le propriétaire pour signer le contrat de location. Nous négocions quelques fournitures manquantes telle qu’un lit, une fontaine à eau, une machine à laver, et l’ouverture d’une ligne téléphonique. Mauvaise surprise cependant, nous devons régler en cash  directement les 3 mois de loyer, plus un mois de caution et les frais d’agence, soit la somme 760 euros en ce qui me concerne!!!

Ca fait très mal au budget pour un début de séjour, je vais devoir taper sur ma réserve personnelle en Islande. Cependant le propriétaire comprenant qu’on ne puisse pas retirer une telle somme en un jour,  nous accorde une semaine de délai pour le payer.

 

 

Nous repartons chercher nos bagages et faire quelques courses afin d’équiper l’appart, c’est marrant, les jeunes enfants nous regardent avec amusement, parfois avec peur et nous montrent du doigt. Il est vrai que nous nous situons à la limite d’un quartier populaire, il ne doit pas avoir beaucoup d’occidentaux dans le coin. C’est surprenant, chaque rayon du magasin compte minimum 1ou 2 vendeuses, jusqu'à 6 pour certain rayons, à certaines heures de la journée il doit y avoir plus de vendeuses que de clients. Lorsque nous arrivons dans la partie alimentaire du magasin je constate avec stupeur que 90% des produits me sont totalement inconnu. Il n,y a presque pas de queue aux caisses malgré le monde présent dans le magasin, toutes les caisses sont en service et les caissières semblent bien plus efficace que chez nous.

 

Le temps de s’installer il est presque 22h, du coup nous devons retourner au KFC, seul endroit encore à servir à cette heure-ci en dehors des petits bouisbouis et des cuisines ambulantes situées sur des chariots au croisement; on y trouve toutes sortes de plats, les odeurs y sont tantôt très appétissantes, tantôt répugnante, mais je ne suis pas encore prêt à me risquer la dedans. Les chinois mangent généralement à 18h l’heure à laquelle le soleil se couche, encore une chose qui va me manquer ici: « l’été arctique » et la présence du soleil 24H sur 24H. Et en rentrant, on décide de déplacer un des 2 fauteuils du salon, dorénavant la nouvelle chambre de Fred pour qu’il est plus de place, le propriétaire a affirmé qu’il avait été mis là avant la porte et qu’on ne pouvait pas le sortir de la pièce, il nous avait fait tout un cinéma en mesurant le fauteil avec un mètre puis le seuil de la porte... Sans doute ne voulait il pas acheter un lit double car on sortit le fauteuil sans difficulté.

  
Photos de l'appart:

 

 

appartshanghai--1-.jpg appartshanghai--3-.jpg
appartshanghai--4-.jpg appartshanghai--5-.jpg
appartshanghai--6-.jpg appartshanghai--7-.jpg
appartshanghai--9-.jpg appartshanghai.jpg

 

Il est 00h30, je m’apprête à aller me coucher dans ma nouvelle chambre. Ne pouvant dormir à cause du décalage horaire, j’en profite pour écrire ces quelques lignes...Cette nuit là je ne parvint pas à m’endormir avant 4h30 du  matin, le soleil se lève, il fait déjà presque jour.

 

 

A venir prochainement: première semaine au travail, premières photos de Shanghai, mes premières soirées en ville le week-end...

 

écrit le 16/05/05

commentaires

helena 21/06/2005 13:55

bonjourje vien de lire ton recit qui est fabuleux je suis shanghaieene et est tres etonnee par tant de description des lieux et soires tu me fais revivre mes annee d enfance
et oui comme tu la peut etre remarque je parle francais car j habite en france a brest depui 6 ans maintenant c est un de tes camarade d isuga qui ma donne l adresse
continue comme ca et t embrasse tres fort en attendant ton retour en france

lucille 29/05/2005 21:31

c'est vraiment super agreable de te lire parce que t'es vraiment... detaillé :) j'ai hate de lire la suite, peut etre que tu me donneras envie de faire un tour moi aussi :P